Polar barcelonais. Point final à la trilogie barcelonaise Jazz Maynard ! Il y a deux ans, nous découvrions, ébahis, un duo de jeunes auteurs espagnols et leur personnage charismatique, un certain Jazz Maynard, un as du cambriolage qui manie tout aussi bien sa trompette qu'une arme à feu. Les différentes pièces du puzzle sordide du quartier d'El Raval trouvent leur place dans ce dernier album. Les ennemis d'hier s'unissent à présent pour sauver Lucia et leur quartier des mains de Cébes, devenu maire, et de Monsieur Chen, émissaire venu tout droit de Hong-Kong.
Raule a brièvement suivi des cours de bande dessinée à l’École Joso. En 1993, il lance le fanzine «Tribulaciones» avec le dessinateur M. Chaves. Tous deux remportent le «Prix du meilleur scénario dessiné» du concours de BD d’El Prat del Llobregat. En 1994, le duo crée notamment «Lady Down» pour la revue «De Tebeos» publiée à Almería. En 1995 et 1996, pour les éditions Camaleón, ils collaborent au premier et au dernier numéro de «Ryu», revue manga réunissant divers auteurs hispaniques, et ils produisent «Violencia Sonica», mini-série de 4 épisodes compilés en un tome en 1997. C’est alors que Raule entame une collaboration exclusive avec Roger Ibáñez dans «Otaku», la revue manga des éditions Norma. En 1999, toujours avec Roger au dessin, il travaille pour le magazine «Penthouse Comix» des éditions El Jueves. En 2002 et 2003, ils publient ensemble «Hole’n’Virgin», «Amores muertos» et «Cabos sueltos» aux éditions Amaníaco. Présentée au Salon de la BD de Barcelone, cette dernière réalisation séduit le scénariste J.D. Morvan («Al Togo» - «Reality Show») qui la soumet à Dargaud. De là naît au Festival d’Angoulême 2004, le projet du triptyque «Jazz Maynard». Le premier de ces 3 albums sort en juin 2007.
Bon on est clairement dans le plaisir coupable de mon côté car les qualités très « comics » que j’y vois peuvent être aisément qualifiées d’outrances grosbill à la Steven Seagal par d’autres : entre les poitrines disproportionnées des meufs et les délires ultra-violents ponctués par les effusions martiales pas toujours très crédibles du héros. Mais j’accroche plutôt, en plus il joue de la trompette le type !
Toujours aussi sympa visuellement mais cela ne permet pas de compenser l'indigence du scénario et l'impressionnante vacuité de la psychologie de personnages archétypaux jusqu'à friser l'indécence.