La Théogonie raconte la généalogie des diverses entités primordiales, divinités chtoniennes et olympiennes grecques. Tout à commencer par un Chaos primordial, à partir duquel viennent au monde, des créatures monstrueuses : des chimères, des titans, des hécatonchires… mais aussi les Nymphes, les Grâces… Néanmoins, l’ordre doit être établi dans le monde, et ce sont les divinités olympiennes qui se chargent de cette tâche, suite à leur victoire lors de la titanomachie, elles réussissent à instaurer l’ordre et l’harmonie, et chacune de ces entités reçoit le lot du monde qui lui convient.
Les Travaux et les Jours est un poème adressé à Persès, présenté comme frère d’Hésiode. Il s’agit ici plus des Hommes que des Dieux. Apparemment, ce qui sépare profondément les hommes des dieux est le fait que les premiers subissent la vieillesse et meurent. A chaque instant le poète insiste et rappelle que les tribus d’hommes meurent, mais les dieux ne meurent pas. Peut-être que nous les modernes, nous pensons à notre vie éternelle dans l’au-delà plus que nous pensons à la transition essentielle que constitue la mort. Chez Hésiode, la fatalité de la mort est plus présente. L’être humain est constamment menacé par la faim et le besoin, ce qui est une honte insupportable. Il vit dans l’ignorance des choses, victime de la fatalité, si la fatalité inévitable reste celle de la vieillesse, la maladie et la mort, les tours du destin ne sont pas plus favorables à lui. La race des hommes éphémère ne peut espérer une existence moins affreuse qu’en respectant les préceptes de la Justice, puisque les dieux voient tout, et n’aiment pas l’injustice et le désordre. Seul le travail peut les soulager du besoin, la connaissance des jours ou les dieux sont favorables à ce travail ou à l’autre est également extrêmement importante pour échapper aux multiples maux de l’existence.
En fin, les hymnes homériques, attribués à un poète anonyme, sont une collection de poèmes font l’éloge des divinités. Si la majorité des hymnes sont courts et ne donnent pas beaucoup d’informations, quelques un se distinguent. L’hymne à Déméter raconte l’enlèvement de sa fille Perséphone par Hadès, la crise qui a suivi et ses conséquences pour les humains, pour finir avec un dénouement qui va jouer un rôle essentiel dans le culte de Déméter et les mystères d’Eleusis. L’hymne à Apollon raconte la naissance du dieu archer, sa victoire sur le python et la fondation de son sanctuaire à Delphes. L’hymne le plus amusant reste certainement celui d’Hermès, dieu inventeur, protecteur des voleurs et des voyageurs, mais également grand menteur. Il raconte sa naissance, son conflit avec Apollon, leur réconciliation et son désignation comme le messager des dieux.