Quand Gabriel Rivages raconte la vie de Johnny Weissmuller (1904–1984), c’est tout le patchwork américain qui s’anime, des exploits sportifs à l’underground littéraire, de la gloire cinématographique aux déclins obscurs. Burroughs vend des taille-crayons, Einstein croise un chasseur d’écureuils, on joue au golf à Cuba, JFK est devenu un aéroport, le record du monde du 100 mètres nage libre est brisé, Tarzan sauve Jane, un comptable véreux s’enfuit avec la caisse, la Seconde Guerre mondiale fait des vagues sur le lac Michigan et un mythe vivant finit placier dans un restaurant de Las Vegas.Hongrie-Hollywood Express est le premier roman de la trilogie 1984. Les deuxième et troisième volumes, Mayonnaise et Pomme S, mettront en scène l’écrivain Richard Brautigan et Steve Jobs, l’homme d’Apple.
Éric Plamondon est né à Québec en 1969. Il a été pompiste à Donnacona, bibliothécaire à Thetford Mines, barman sur la Grande Allée et a enseigné le français à l’université de Toronto. Il vit aujourd’hui à Bordeaux. Chargé de communication et Media Designer pendant plus de dix ans, il travaille actuellement au dernier opus de sa trilogie 1984, où l’on suit les destins de Johnny Weissmuller (Hongrie-Hollywood Express, 2011), Richard Brautigan (Mayonnaise, 2012) et Steve Jobs (Pomme S, 2013).
Un roman en fragments mathématique, cartésien. Je suis épaté par la grande recherche documentaire entreprise par l’auteur. C’est véritablement un travail d’orfèvrerie. En temps normal, une biographie typique sur Johnny Wessmuler m’aurait lassé, mais, cette imbrication d’anecdotes le concernant, accompagnés de faits historiques, m’a enchanté.
Un petit bouquin fort sympathique qui se lit presque tout seul. Hongrie-Hollywood Express, c'est un kaléidoscope littéraire, en équilibre entre le roman et le poème en prose; oeuvre éclatée, parfois opaque, mais jamais banale ni ennuyeuse.
Le livre raconte en quelque sorte l'histoire de Johnny Weissmuller, nageur olympique et premier Tarzan parlant, mais c'est plus et moins que tout ça à la fois. C'est également le récit du narrateur, féru de Weissmuller, qui contraste la vie de son héros avec son propre mal de vivre. À travers tout ça, en reflets de kaléidoscope, il y a l'Amérique dans ses années d'innocence et de grandeur.
Recommandé, surtout que ça se termine bien avant qu'on aille la chance de s'en lasser. J'ai bien hâte de lire la suite, Mayonnaise.
J'ai lu Mayonnaise pour le Prix littéraire des collégiens. Je n'avais pas beaucoup aimé, trouvant que l'étiquette de «roman» nous mentait. J'avais trouvé un manque de structure énorme, beaucoup de confusion et de questions sans réponses, de décisions sans buts. Par contre, on dirait qu'en sachant à quoi m'attendre en lisant Hongrie-Hollywood Express, j'ai beaucoup plus apprécié l'écriture de Plamondon. Il ne s'agit pas d'un roman comme les autres, mais bien d'une série de chapitres qui ont parfois des liens, oui ou non. Bref, j'ai beaucoup plus apprécié ma lecture et je suis contente d'avoir redonné une chance à cette trilogie.
Mon tome préféré de la trilogie 1984. Éric Plamondon a un sens du rythme qui crée carrément une dépendance. Il faut voir comment l’auteur parvient à s’épivarder, tout en emmenant le lecteur précisément à destination pour saisir le génie de Plamondon et deviner toute la recherche qui s’est imposée! J’aimerais que son narrateur, Gabriel Rivages, soit constamment là pour me souffler des « fun facts » et des élans poétiques. Non seulement j’ai dévoré la trilogie, mais je suis devenue coup sur coup très fan de Johnny Weissmuller, de Richard Brautigan (que je ne connaissais même pas avant d’entamer Mayonnaise) et de Steve Jobs (mais, un peu moins que les autres, quand même.)
Sexy. C'est ce qui me vient en premier, en refermant le livre...C'est probablement le ton, ou la manière, je ne sais pas; je vais m'empresser de lire Mayonnaise pour préciser le ressenti. Mais, de toutes manières, Gabriel Rivages est le narrateur le plus sexy de 2012. Il pourrait raconter n'importe quoi (et il le fait!) et on en redemanderait.
Dans le cadre d'un concours littéraire, j'ai du lire « Mayonnaise » et je n'avais pas trop apprécié. Mais j'ai décidé de laisser une chance à Éric Plamondon en lisant « Hongie-Hollywood Express» . J'ai adorée !! C'était plus drôle, moins éparpillé, plus jaune, moins de mayonnaise. l'histoire était plus constante. Je m'y suis pas perdu.
I really wanted to like this book, but now I'd rather have my $20 back. Most of this work reads like a random sampling from the author's note-taking app (i.e. one chapter consists of the Lorem ipsum text), and the rest like a BFA's first novel with a self-insert main character who simultaneously embodies the author and has no personality whatsoever. The former would work very well if the latter parts developed even a bit of pathos that would serve to impart some meaning to the otherwise 'wikipedic' details. As it is, the sections in narrative form are stylistically... well, annoying. A good example is the chapter in which every sentence begins with "I saw...", ad nauseum. Again, these elevated styles are not bad in themselves - it's just that they should be paired with a reason for me to give a shit. The book does display a passion for writing, creation, and collage, which I find relatable and interesting. That doesn't do anything to offset my complete lack of interest in 1) swimming, 2) Tarzan, and 3) celebrity. If you like any of those and can deal with a the scatterbrained style, go ahead with this one. It's not for me. (1.5/5)
Livre reçu dans une boite surprise de la librairie Marie-Laura, thématique littérature québécoise. J'ai adoré le concept de recevoir un livre mystère et de m'imposer une lecture hors de mon style habituel.
J'ai beaucoup aimé le rythme d'écriture, entre des chapitres biographiques, poétiques et historiques, on est loin de se retrouver dans une lecture monotone. Les liens entre la vie du narrateur, les faits historiques et la vie de Jonnhy Weissmuller étaient très bien ficelés.
J'ai googlé à plusieurs reprises les petites bulles historiques présentent dans ce livre pour en savoir plus, comme par exemple, la première femme a avoir porté le bikini!
Une lecture qui arrivait du champ gauche, mais qui a ravie sa lectrice !
À mi-chemin entre roman et recueil de micro-nouvelles, Hongrie-Hollywood Express raconte essentiellement plusieurs pans de la vie de Johnny Weissmuller, qui fut principalement connu pour sa carrière exceptionnelle de nageur, puis comme acteur au cinéma dans le rôle de Tarzan. Par le biais de notices biographiques et d’anecdotes parfois surprenantes, Éric Plamondon pose les bases de ce qui deviendra la trilogie 1984 (avec Mayonnaise et Pomme S, que je me promets de lire prochainement).
Au fil des allers-retours entre les époques de la vie de Weissmuller, Plamondon trace des parallèles avec sa propre vie et le mal-être qui en ressort. J’ai apprécié la plume de l’auteur et la grande recherche effectuée autour de la vie de Weissmuller. J’ai bien hâte de lire les prochains!
Un concept vraiment original de l'auteur Éric Plamondon, mais qui nécessite du temps pour s'y retrouver. Le romans suit en parallèle la vie de de deux hommes, Gabriel Rivages et Johnny Weissmuller, nageur olympique et premier interprète de Tarzan, alliant histoire et fiction.
Le roman peut parfois être un peu redondant, mais les bouts d'histoires réelle qu'on y apprend sont super intéressants.
J'ai commencé cette trilogie dans le désordre, quand j'ai lu "Pomme S" pour un cours à l'université. Plus d'un an plus tard, je me suis dit qu'il faudrait bien que je m'attaque aux tomes 1 et 2.
Malheureusement, je n'ai pas autant apprécié... En fait, l'écriture de l'auteur me plait toujours. D'ailleurs, plusieurs passages m'ont impressionné. Toutefois, je ne me suis pas sentie engagée dans cette lecture.
Je ne pense pas que cet ouvrage est vraiment un roman. Malgré l'explication sur la quatrième de couverture, je n'ai pas tout à fait compris qui est Gabriel Rivages ni pourquoi il nous raconte l'histoire de Johnny Weismuller. Cela dit, c'était intéressant...
J'ai moins aimé que Mayonnaise. Plus schématique, moins lyrique, j'ai de la difficulté à y discerner du sens. Des fois on a l'impression que c'est du n'importe quoi, juste des bribes d'écriture glanées au petit bonheur et mises en forme, cela frôle la graphomanie.
Si le style de l'auteur est extrêmement plaisant et l'enchaînement de chapitres courts rend la lecture facile et rapide, je n'ai presque rien ressenti en lisant ce livre. C'était assez ennuyant, un peu déroutant, bref pas vraiment mon genre
Je ne sais trop quoi penser de ce roman. J’ai beaucoup appris sur la vie de Johnny Weissmuller, Tarzan. L’écriture, j’ai aimé ça, mais c’était aussi mélangeant. J’ai adoré les longues énumérations toutefois. Bref, je me laisse le temps de me faire une opinion.
"Si vous voulez qu'on se souvienne de vous, il faut que vous soyez le premier. C'est la base. Le meilleur moyen d'être le premier, c'est d'être le premier dans une certaine catégorie."
Ce portrait par petites touches de Johnny Weissmuller est brillamment écrit. Ces morceaux épars qui se retrouvent réunis sans logique apparente sont savoureux. On y apprend plusieurs anecdotes sur l'interprète de Tarzan dont entre autres le fait qu'il nageait la tête hors de l'eau car il avait appris à nager dans le lac Michigan et qu'il voulait éviter d'y bouffer les déchets. Malgré cette technique douteuse, il ne perdit qu'une seul course, la première, lors des multiples compétitions auxquelles il participa, dont deux Jeux Olympiques. Il avait aussi une voix très aiguë conséquence d'une chute sur un poteau de clôture qui lui rentra sous la gorge et lui brisa les cordes vocales lorsqu'il était petit. Pourtant, il fut le premier Tarzan parlant et son célèbre cri, qui était un mélange de plusieurs sons, est maintenant une marque de commerce !
This is essentially a exercice in style. This fictional bio-fic of Johnny Weissmuller, Tarzan's actor is a pretext for the author to write some pseudo poetry, one sentence chapter (There are 90 chapters for 165 pages), he mixes illusions, facts and delirium.
Interesting but with no direction and a precious attempt at some 'different' style of writing which becomes a bit tiring in the end. It's like reading a blog on paper minus the links, embedded videos, pictures and like button. After a while the format becomes more important than the substance.
Écrit en courts chapitres dans des styles de rédactions variés (prose, poésie, des extraits de Wikipedia), Plamondon reconstruit la vie actuelle et imaginée de l'acteur et l'olympien Johnny Weissmuller (connu pour les films Tarzan). Le style quasi aléatoire montre des pièces du casse-tête qui se rassemblent à la lecture. Il y a des références qui nous tombent par hasard, et des chapitres qui nous offrent des listes interminables ce qui m'a finalement dérangé vers la fin du livre quand je me suis finalement posé la question: ça sert a quoi tout ça?
A truly modern fragmented biography of a myth, Johnny Weissmuller, the greatest Tarzan of all, and of a man searching for is own life, Gabriel Rivages.
Hongrie-Hollywood Express est le premier roman de la trilogie 1984. Les deuxième et troisième volumes, Mayonnaise et Pomme S, mettront en scène l’écrivain Richard Brautigan et Steve Jobs, l’homme d’Apple.
Un roman qui se caractérise par un sens du rythme époustouflant, une écriture fragmentaire qui flirte avec la poésie. Un roman biographique intéressant aussi par son sujet, Johnny Weissmüller. Bref, je l'ai dévoré en une soirée. Je commence Mayonnaise de suite :-)
J’ai adoré ce livre pour son style et comment il nous garde en alerte en changeant constamment de registre. Il y a une trame narrative, oui, mais celle-ci est un peu un prétexte pour un trip de style. Un petit bonbon littéraire.
La relation entre le nageur/acteur/portier du casino et Gabriel rivages est décrit de façon fabuleuse intégrant plusieurs aspects historiques et sociales.