Un nouveau matin commence pour Parci et Parla. Quand ils sortent de chez eux, ils rencontrent des cubes et des champignons qui volent, un petit chaperon rouge qui n'y voit plus rien parce que personne n'a ouvert son livre depuis longtemps et qu'il y fait noir... Sur le thème de l'imagination.
OMG je suis retombé sur un livre d'enfance qui m'avait trop marqué ! J'aime bien parce que c'est pas que mignon c'est glauque aussi, mais ducoup ça marque.
Quelque chose qui m'avais saisi quand j'étais petit, c'est que les personnages savent qu'ils sont dans une BD, au sens où par exemple ils cassent les rebords des cases, mais c'est fait comme quelque-chose de logique, et c'est que plastique, jamais trop sur-appuyé par le texte. Et aussi il y a des tonnes de détails qui forment un tableau, et on ne s'arrête pas sur tout, mais le fait que tout soit là, sans que l'auteur prenne le temps de l'appuyer, fait qu'on sent que l'univers est plus grand que ce qu'on nous montre, ça tient l'imagination en haleine.
Les formes : rondes, molles, tout a l'air organique, fait de chaire. Et au milieu de ces formes rondes et douces surgissent des crocs, des pics, des sourires de diables, des formes aigues qui contrastent et apparaissent terrifiantes, comme si elles pouvaient crever les formes rondes. Et donc quand on retrouve la douceur des formes, on est d'autant plus soulagé et heureux de les voir qu'on a vu le danger des formes obtues et acérées la page d'avant.
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