Et le monde devint silencieux Depuis près de trente ans, où sont passés les myriades d’insectes qui, sur la route des vacances, venaient s’écraser sur les pare-brise des voitures ? Au début des années 2000, les géants de l’agrochimie ont installé l’idée que la disparition des insectes serait une énigme, due à de multiples facteurs (destruction des habitats, maladies, espèces invasives, mauvaises pratiques apicoles, changement climatique…). Mais des travaux toujours plus nombreux indiquent que la cause dominante de ce désastre est l’usage massif des pesticides néonicotinoïdes. Depuis leur introduction dans les années 1990, les trois quarts de la quantité d’insectes volants ont disparu des campagnes d’Europe occidentale. Ce livre montre comment les firmes agrochimiques ont truqué le débat public par l’instrumentalisation de la science, de la réglementation et de l’expertise. Voici le récit minutieux de l’enchaînement de ces manipulations, les raisons de ce scandale. Stéphane Foucart Journaliste au Monde, il est chargé des sciences de l’environnement. En 2018, il a reçu, avec Stéphane Horel, le Prix européen du journalisme d’enquête.
This is a shocking, clearly explained book, with the complex science made understandable, and fully documented. It is a subject of which, even as a former entomological scientist, I had not been fully aware. It should be the next Rachel Carson “Silent Spring.” But because it is written in French, though clear and easy to follow, so far, has not apparently been reviewed by the major English speaking scientific journals, such as Nature or Science, nor by science writers in the New York Times. I have not yet seen an English translation, but this book is too important to let another planting season to pass, without more widespread dissemination. Even with covid and political disfunction worldwide, another spring and summer with continued “neonics” applications should not be allowed to go forward without protest. We risk losing not only bees, and pollinator insects, and the pollination of vast amounts of agriculture—serious losses enough— but are already at risk to lose millions of species of songbirds that feed in these insects.
Un travail journalistique extrêmement fouillé pour rendre compte de la responsabilité des pesticides dans la disparition des insectes et d’une partie de la biodiversité depuis une quarantaine d’années. Ce livre est parfois difficile à lire, ce n’est pas un roman, mais il est à mettre entre toutes les mains de ceux et celles qui s’intéressent un tant soit peu à l’écologie!