"Elle a mille / ans la ville, / La ville âpre et profonde ; / Elle résiste à l'usure du monde." Au moment de la révolution industrielle, un poète regarde ce que devient la ville : les usines ronflent nuit et jour, la bourse tressaille dès le lever du soleil, le bazar engloutit une foule qui se presse près des comptoirs, le port fourmille et bruisse. On perçoit un désenchantement en même temps qu'une fascination pour cette vie nouvelle. Le temps des mutations représente à la fois une crainte et un espoir : ces sentiments mêlés, nous les éprouvons aujourd'hui encore. La ville, lieu de tous les possibles ? Je découvre J'analyse Nous avons la parole Prolongements Classe de quatrième.
Emile Adolphe Gustave Verhaeren (sometimes spelled Émile) was a Belgian poet who wrote in the French language, and one of the chief founders of the school of Symbolism.
He was one of the most prolific poets of his era. His first collection of poems Les Flamandes was published in 1883. Inspired by the paintings of Jacob Jordaens, David Teniers and Jan Steen, Verhaeren described in a direct and often provocative, naturalistic way his country and the Flemish people. It was an immediate success in avant-garde milieus, but caused a great deal of controversy in Catholic circles. His next book Les Moines (1886) was not the success he had hoped for. This, and his health problems, led to a deep crisis. In this period he published Les Soirs (1888), Les Débâcles (1888) and Les Flambeaux Noirs (1891).
"Et minuit sonne et la foule s'écoule - Le hall fermé - parmi les trottoirs noirs ; Et sous les lanternes qui pendent Rouges, dans la brume, comme des viandes, Ce sont les filles qui attendent."