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Quintus Septimius Florens Tertullianus, anglicised as Tertullian (c. 160 – c. 220 AD), was a prolific early Christian author from Carthage in the Roman province of Africa. He is the first Christian author to produce an extensive corpus of Latin Christian literature. He also was a notable early Christian apologist and a polemicist against heresy. Tertullian has been called "the father of Latin Christianity" and "the founder of Western theology." Though conservative, he did originate and advance new theology to the early Church. He is perhaps most famous for being the oldest extant Latin writer to use the term Trinity (Latin trinitas), and giving the oldest extant formal exposition of a Trinitarian theology. Other Latin formulations that first appear in his work are "three Persons, one Substance" as the Latin "tres Personae, una Substantia" (itself from the Koine Greek "treis Hypostases, Homoousios"). He wrote his trinitarian formula after becoming a Montanist; his ideas were at first rejected as heresy by the church at large, but later accepted as Christian orthodoxy.
# Résumé détaillé I. Tertullien distingue 3 groupes : les hérétiques dont certains annulent le mariage ; les psychiques (chrétiens orthodoxes, en réalité) qui acceptent les secondes noces et les spirituels, dont il est, qui acceptent les dons spirituels et refusent les secondes noces.
II. Le Paraclet enseigne de nouvelles choses, mais ne renverse ni la règle de la foi ni la discipline.
III. Reprend mot pour mot son argumentaire sur le fait que le mariage n'est qu'un bien relatif donné en [[20220704080111]] TERTULLIEN - Exhortation à la chasteté.
Les temps sont plus courts encore qu'à l'époque des apôtres. Il convient donc encore moins de se marier.
IV. La monogamie s'accorde avec l'Ecriture et la Genèse. Lamech est coupable de secondes noces.
V. En Adam, en Noé, monogamie. En Jésus virginité mais monogamie spirituelle. Notre éthique doit être selon ce qu'il en était au commencement.
VI. On ne peut alléguer les patriarches.
VII. Croissez et multipliez est caduque, dès lors la Loi ne doit pas se maintenir sur ce sujet. Désormais les enfants ne sont plus agacés par le raisin vert des pères, désormais les eunuques ne connaissent plus l'opprobre.
La Loi s'accorde d'ailleurs avec sa prescription. Notamment parce que nous sommes désormais prêtres et que ceux-ci devaient être monogames.
VIII. Les vierges et les personnes mariées une seule fois figurent au commencement des Evangiles (Jean-Baptiste, Zacharie, Siméon, Anne). Les apôtres, hors Pierre, n'étaient pas mariés. La parole de Paul sur les "femmes" fait référence à des servantes. Et Pierre était monogame sans seconde noce puisque, sur son modèle, l'église a exigé la monogamie de ses prêtres. Jésus parait entouré de Moïse et Elie, monogame et vierge. Les paroles qu'il dit en Jean 4 à la samaritaine montrent que les remariages sont des adultères.
IX. Si un des deux conjoints est mort, c'est que Dieu l'a voulu, on ne doit pas aller contre sa volonté en contractant un nouveau mariage. (ne distingue pas volonté secrète et révélée, ici ; et ne réalise pas que Dieu brise un mariage précis peut-être aussi pour en permettre un autre précis). Les secondes noces après décès sont comme le remariage après divorce, selon lui.
X. La mort ne romp pas le mariage. Nous serons encore unis d'une union spirituelle après la résurrection. (contredit donc Paul et Christ).
XI. Explique que la parole de l'apôtre est mal compris par les Psychiques. Lignes les plus schismatiques dans l'esprit. Ce serait uniquement pour une personne venant à la foi que, si son conjoint est décédé avant sa venue à la foi, elle peut se remarier.
XII. Suppose que le remariage est interdit aux évêques par Paul lorsqu'il dit "mari d'une seule femme". Et en déduis donc que, comme les autres conditions, cela vaut pour tous les chrétiens.
XIII. Explique Romains 7 en tentant de dire, en somme, que nous ne sommes plus sous cette loi.
XIV. Et puis, de toute façon, l'Esprit a très bien plus faire évoluer la doctrine paulinienne : "Ici, par conséquent, nous devons compléter ce sens. S'il est vrai que Jésus-Christ ait supprimé ce qu'avait ordonné Moïse, parce que cette institution «n'existait pas au commencement,» et que ce ne soit pas là une raison pour dire que le Christ est venu au nom d'une autre puissance, pourquoi le Paraclet n'aurait-il pas également supprimé ce que Paul a permis, puisque le second mariage n'exista point au commencement, et que le Paraclet ne peut exciter les soupçons ni passer pour un Esprit étranger, la doctrine nouvelle qu'il apporte étant digne de Dieu et de Jésus-Christ?"
Vision montaniste de la révélation : "La dureté du cœur régna jusqu'au Christ; l'infirmité de la chair n'aura régné que jusqu'au Paraclet. La loi nouvelle supprima le divorce; c'était assez faire. La prophétie nouvelle supprima le second mariage, et aussi le divorce du premier"
XV. Se défend de l'accusation d'hérésie.
XVI. Accuse et attaque les raisons de se marier. "Quoi donc ! Le Chrétien, ce déshérité du siècle tout entier, cherchera des hérétiers !" Vous accoucherez de vos bourreaux.
XVII Conclut par des exemples scripturaires, des saints et des païens vertueux sur ces sujets.
# Remarques 1) Dit en III qu'il écrit 160 ans après l'apôtre Jean 2) Conception très étrange en IV : "Il n'y eut pas dans la suite de second Lamech ainsi marié à deux épouses. L'Ecriture nie ce qu'elle ne déclare pas." 3) Comme Irénée, Tertullien maintient en V l'interdiction de consommer du sang comme en vigueur (retour aux lois primordiales, abolition des mosaïques) : "J'en dis autant du libre usage des aliments, à l'exception du sang lui seul, tel qu'il exista d'abord" 4) Sur Galates 3-4 en VI : "Que présageait la double union d'Abraham? Nous l'apprenons de la bouche de l'Apôtre, qui l'explique comme la figure des deux alliances, de même qu'il rattache à Isaac l'origine de notre peuple." 5) En VIII, cite le même texte que Wellum sur la nouvelle alliance : "Mais depuis que la fin des temps a rendu inutile ce précepte: «Croissez et multipliez;» depuis que l'Apôtre a dit: "Que vous reste-t-il à faire, sinon que ceux qui ont des épouses soient comme s'ils n'en avaient pas, parce que le temps est court?" depuis que le raisin vert, mangé par les pères, a cessé d'agacer les dents des enfants, parce que chacun mourra dans son péché, dès lors les eunuques non-seulement n'ont plus été soumis à l'opprobre, mais ils ont mérité la grâce et ont été conviés au royaume des cieux." 6) En VIII : "Voilà quels témoins rencontre l'Enfant-Dieu; il n'en aura pas d'autres dans un âge plus avancé." 7) En X, sur la piété de cette époque : "En effet, elle prie pour le repos de son âme; elle demande pour lui le rafraîchissement; elle conjure Dieu de la réunir à lui au jour de la résurrection, et chaque année elle célèbre l'anniversaire de sa mort par l'oblation du sacrifice." 8) Sur le monde à venir, le mariage spirituel en X : "On me dira peut-être que, «dans le siècle à venir, les hommes n'épouseront pas de femmes, ni les femmes de maris, mais qu'ils seront comme les anges.» D'accord; mais de ce que le mariage ne sera point rétabli, il ne s'ensuit pas que nous ne soyons pas liés à nos époux qui ne sont plus. Loin de là, nous leur demeurons liés d'autant plus étroitement que, destinés à un état meilleur, nous ressusciterons pour former une alliance spirituelle, et nous reconnaître nous aussi bien que les nôtres. D'ailleurs, comment chanterions-nous dans l'éternité l'hymne de la reconnaissance envers Dieu, si nous ne gardions en nous-mêmes le sentiment et le souvenir de ce devoir; si nous ne reprenions, en ressuscitant, que la substance sans la conscience ?" 9) Drôle de conception de la conversion en XI : "pour celui qui est délié de son mariage avant la foi, sa seconde épouse, la première depuis la foi, ne lui sera pas comptée, puisque notre vie elle-même ne commence qu'à la foi." 10) Sur une variante en 1 Cor 11, en XI : "Sachons-le toutefois, l'original grec diffère d'avec les éditions ordinaires par deux syllabes, soit qu'elles aient été altérées à dessein, soit qu'elles l'aient été dans la simplicité du cœur." 11) Sur le lien entre destruction de Jérusalem et destruction du monde en XVI : "cet anathème: «Malheur aux femmes enceintes ou nourrices,» sera bien plus amer et plus terrible, dans la destruction du monde tout entier, qu'il ne l'a été dans la dévastation de la Judée, qui n'est qu'une si faible partie du monde." 12) Mentionne Judith en XVII #canon
De tous les traités qui portent sur l'opposition de Tertullien au remariage après le veuvage, celui-ci est celui qui concentre le plus les défauts déjà présents avant: Alors que dans la lettre à son épouse il loue le mariage, dans celui-ci il le dénonce comme quelque chose de charnel qui ne sert qu'à "fournir des serviteurs à l'antichrist" (!!) et s'appuie sur la "nouvelle prophétie" montaniste pour réfuter la position catholique et modérée sur le sujet.
De tous les livres que j'ai lu de lui, c'est celui qui porte le plus fort l'empreinte du montanisme: on y retrouve l'obsession de la pureté morale, l'emphase sur la nouvelle prophétie au détriment de l'accord doctrinal antérieur, le rejet fort de ses opposants... Tout le moins bon de Tertullien, dont même la qualité d'argumentation souffre au passage.
Néanmoins intéressant à lire justement à cause de cela, de ce parfum montaniste^^