Ce premier tome nous fait entrer dans l'univers magique de Contremont ! Au royaume de Contremont, maître Ian Corybantier, magicien réputé, coule des jours sereins. Or, voilà que d'étranges événements viennent perturber sa quiétude Il y a d'abord la corvée du grand ménage - personne ne peut y échapper, assure Bernières, la gouvernante - qui prend une singulière tournure lorsque le mauvais temps surgit à l'improviste et qu'une porte de chêne décide de s'incruster magiquement dans un mur du manoir. Puis, il y a l'arrivée de Marion, la nièce de seize ans du magicien. De fait, le frère de Ian Corybantier, Héran, intendant du royaume voisin, craint qu'on n'enlève sa fille unique, plusieurs nobliaux étant violemment opposés à son projet de " démocratiser " le pays. Mais avec son puissant oncle magicien, Marion est sous bonne garde, n'est-ce pas ? Hélas ! c'est oublier que l'adversaire peut aussi se servir de la magie et qu'il est extrêmement difficile de garder secrète la présence d'une jeune fille remuante de seize ans. Oui, décidément, la quiétude de maître Corybantier est vraiment une chose du passé ! " Joël Champetier entretient constamment le suspense... Mais là ou il excelle, c'est à créer des atmosphères envoûtantes. " Lettres québécoises
Joël Champetier was a French-Canadian science fiction and fantasy author. He began writing in 1981. His first fantasy novel, The Memory Lake, won the Grand Prix 1995 science fiction and Quebec fantastic and the Aurora Award for best novel, while his second, White Skin, was adapted for film. Besides his work as a writer and screenwriter, Joel Champetier was the editor of the magazine Solaris from 1999 until his death in May 2015.
Joël Champetier était un auteur Québécois de science-fiction et fantasy. Il a commencé à écrire en 1981. Son premier roman de fantasy, La mémoire du lac a remporté le Grand Prix de science-fiction et fantastique du Québec 1995 et le Prix Aurora pour le meilleur roman, tandis que son second, La peau blanche, a été adapté au cinéma. Outre son travail d'écrivain et de scénariste, Joël Champetier était le rédacteur en chef de la revue Solaris de 1999 jusqu'à sa mort en mai 2015.
Pour moi la force de cet ouvrage est dans son amorce ou l'auteur s'imagine le quotidien d'un magicien qui doit composer avec sa nièce, une adolescente avide d'aventures. Ce magicien tient à son rythme de vie qu'il juge tranquille, même si au yeux du lecteur sa collection d'objets est étonnante. L'autre force de ce roman est de présenter un conflit politique qui sonne vrai et déconstruit certaines conceptions que nous avons de la démocratie.
Lisez cet ouvrage si vous désirez vous extraire des modèles tout-fait de magiciens présentés par Salvatore ou Greenwood, on est ici aux antipodes de ce genre de romans. Le défi que s'est donné Champetier, c'est de donner une épaisseur au quotidien de son personnage de magicien et il y réussit parfaitement, nous présentant un récit tout à fait simple, attachant et drôle.