" J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan à bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. À pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche folle. Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie. Pétrole et force vitale procèdent du même principe : l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir. " Sylvain Tesson
" Un récit de voyage mâtiné d'autobiographie, où les choses vues voisinent avec l'essai philosophique et la poésie avec la géopolitique. " François Busnel – LiRE
Cet ouvrage a reçu le prix Nomad's du récit de voyage 2007.
Sylvain Tesson est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson et le frère de la comédienne Stéphanie Tesson et de la journaliste d'art Daphné Tesson.
Géographe de formation, il effectue en 1993 un tour du monde à bicyclette avec Alexandre Poussin avec qui il traverse l'Himalaya à pied en 1997. Il traverse également les steppes d'Asie centrale à cheval avec la photographe et compagne Priscilla Telmon, sur plus de 3 000 km du Kazakhstan à l'Ouzbékistan. En 2004, il reprend l'itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Sławomir Rawicz : The Long Walk (1955)1. Ce périple l'emmène de la Sibérie jusqu'en Inde à pied. Sylvain était également un « escaladeur de cathédrales » et au sein d'un cercle d'acrobates on le surnommait « le prince des chats », tandis qu'il escaladait Notre-Dame de Paris, le Mont-Saint-Michel, l'église Sainte Clotilde et d'autres monuments (principalement des églises) à Orléans, Argentan, Reims, Amiens ou encore Anvers. En 2010, après avoir fait allusion à ce projet de nombreuses fois, Sylvain Tesson passe six mois en ermite dans une cabane au sud de la Sibérie, sur les bords du lac Baïkal, non loin d'Irkoutsk. Selon ses propres dires : « Recette du bonheur : une fenêtre sur le Baïkal, une table devant la fenêtre ».
Il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, c'est-à-dire sans le soutien de la technique moderne, en totale autonomie. Ses expéditions sont financées par la réalisation de documentaires, par des cycles de conférences et par la vente de ses récits d'expédition.
Il écrit également des nouvelles. Il signe de nombreuses préfaces et commentaires de films. Il collabore à diverses revues. On peut retrouver ses bloc-notes chaque mois dans le magazine Grands reportages. Depuis 2004, il multiplie les reportages pour Le Figaro Magazine avec le photographe Thomas Goisque et le peintre Bertrand de Miollis. Il signe plusieurs documentaires pour la chaîne France 5. Il obtient le prix Goncourt de la Nouvelle en 2009, pour Une vie à coucher dehors (éditions Gallimard, 2009) et le prix Médicis essai en 2011 pour Dans les forêts de Sibérie.
Encore une fois, j'ai donné la chance à Tesson de me convaincre. Ce n'est de ma faute, on m'a une fois de plus offert l'un de ses livres. Mon intérêt personnel était particulièrement aiguisé à la lecture de celui-ci puisqu'il traite d'un voyage en Asie Centrale, région qui me passionne de plus en plus.
Mélange de récit de voyage, d'essai et d'analyse géopolitique, ce livre se lit aisément en dépit d'un vocabulaire poussé. J'ai beau ne pas aimer son attitude, on ne peut que très peu critiquer son écriture à présent : elle est riche, fluide, poétique, imagée, pleine de références littéraires à plusieurs degrés. L'aventure elle-même n'est pas ennuyante non plus. Tesson se fait un devoir de suivre le brut, de l'Aral à la Méditerranée en passant par la Caspienne. Avançant sur un bitume souvent très frais, les idées en ébullition, il réfléchit à l'énergie tant vitale que pétrolière et aux alternatives qui se présentent à l'Humanité fortement consommatrice.
Le ton de ce bouquin cadre toujours avec les autres de Tesson. On pourrait lui reprocher d'être pessimiste, déshumaniste, un solitaire incompris qui se considère supérieur aux autres, un misogyne qui ne voit que trop peut de femmes alors qu'il est en route et qui n'utilise les aspects féminins du monde que pour parler de viol (de ressources) ou de putains. Ce ton est certes agaçant, et il est récurrent dans ses ouvrages. Est-ce suffisant gâcher cette expérience de lecture ? Absolument pas. Quand un ami a ses défauts, il y a des moments où l'on peut choisir de les accepter et se concentrer ses forces. Tesson nous offre des récits de voyages exceptionnels, même s'il ne fait toujours bon être dans sa tête. Ses mots nous transportent avec plus de douceur que l'oléoduc, à vitesse de jambes, et sa poésie est tendre malgré son regard amer.
Another excellent travelogue by Sylvain Tesson. With great, and depressing but true reflections on our modern society and culture. On his bike, Tesson follows the major pipelines, going from Azerbaijan to Turkey, through Georgia.
"Les idées jailliront mieux sous les pas du vagabond que sous le couvercle de la méditation" "L'énergie humaine se nourrit de changement (...) L'énergie de l'existence se trouve contenue dans la propre incertitude de son déroulement" "Le développement durable est le baume appliqué sur leur mauvaise conscience par les Occidentaux désireux de continuer à jouir sans que ne retombe vraiment la fièvre du monde" "au lieu de nous convertir à l'adage zen : first do nothing, then rest" "Personne n'a jamais relevé que le réchauffement climatique ressemble à une fièvre grippale (...) La Terre répondrait-elle par une poussée de fièvre au virus que constituerait l'humanité ?"
Récit de voyages avec des réflexions poétiques et philosophiques sur notre rapport (mortifère ou au moins dégradant pour la planète) a l'énergie en suivant les lignes courbes des oléoducs et gazoducs de l'Asie centrale. Tout ce que j'aime! Encore mieux quand la plume de l'écrivain est magnifique, la critique est parfois dure, pessimiste, misanthropique mais d'une honnêteté évidente et de nombreux passages sont extrêmement drôles! Le livre se lit tout seul et pourrait même se relire plusieurs fois car le contenu est très riche!
Kirjassa yritettiin kai kuvata sekä pyöräilyä, maita ja kulttuureja että öljyä, mutta mistään näistä ei sanottu oikeastaan mitään. En tiedä vieläkään, miten öljy tarkalleen ottaen liittyy kirjaan – pyöräilyn lomaan oli saatu muutama öljyanekdootti, mutta ei sen enempää. Pyöräilyäkään ei oikeastaan kuvattu, Georgiasta kerrottiin vähän enemmän mutta muut maat jäivät etäisiksi. Ja välillä oli hassunhauskaa dialogia siitä että joku pyöräilee Kaukasukselta Välimerelle.
J’ai essayé mais je n’accroche pas avec Sylvain Tesson… un livre entièrement descriptif de son voyage à vélo, dont je peine à voir l’intérêt… Ses descriptions ne me font pas rêver et je m’ennuie en lisant ce livre… J’ai arrêté avant la fin
Meno bello di ogni altro Tesson: un po' troppo manieristico ad effetto. Ma sempre un grande viaggiare dietro occhiali capaci di guardare e di vedere cose bellissime.
Le récit d’un voyage le long d’un oléoduc… quel étrange projet. Sylvain Tesson est fasciné par les régions qu’il traverse : L’Aral, l’Oustiourt, les steppes kazakhes, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Anatolie et le Kurdistan. Pendant son voyage, il réfléchit « au mystère de l’énergie », toute sorte d’énergie, pendant que « l’or noir » coule à côté de lui dans son tube.
Pour des longs semaines au début, pendant qu’il traverse les steppes de l’Aral jusqu’au bord de la mer caspienne, il n’apprécie guère son voyage. Il fait très chaud et sans ombre, les paysages ne changent pas, il pédale tête baissée. Ses réflexions suivent cette monotonie : entre autres, il récite sur plusieurs pages des paragraphes tirées des lexiques et de la littérature ancienne sur la définition de l’énergie. Quand il commence à aimer ce qu’il fait (après plus que la moitié de son trajet, quand même !), le plaisir du lecteur de suivre ce trajet augmente considérablement. Surtout après son rencontre du couple suisse, le lecteur sent qu’il ralenti, qu’il réfléchit, qu’il apprécie, qu’il profite de ce qu’il fait – finalement. Il y a même un moment où il dit qu’il ne veut pas arriver à la fin de cette étape tellement il apprécie le moment. Ses réflexions s’intensifient avec son enthousiasme en voyage. Même quand il exprime une opinion prononcée, p. ex. sur l’Islam et le traitement de la femme dans l’Islam, il arrive à la lie à ses expériences en voyage, ses expériences dans sa vie ou à des images figuratives. « Tenir le voile pour une nécessaire protection du visage c’est avouer que le regard est sale ».
Un voyage extraordinaire, un récit qui reflète parfois trop l’humeur du moment de l’auteur. ** pour le début, **** pour la fin = ***
(Read in french) Sylvain Tesson nous emmène en voyage avec lui le long du parcours Bakou-Tbilissi-Ceyhan en suivant un pipeline. La majorité du trajet, il le fait à vélo avec quelques parcours en voiture grâce à des locaux qui l'emmènent en visite sur certains sites. Le voyage en lui-même est assez intéressant et l'auteur manie le verbe avec dextérité. On peut aimer ou non ses réflexions sur le monde et sur l'avenir de l'humanité. Cependant, j'ai détesté son ton. Il est arrogant, hautain et condescendant. Il pense être meilleur que tous les autres et savoir tout sur n'importe quel sujet, même ceux qu'il n'a même pas pris le temps d'approfondir. Le livre est intéressant et j'aime sa prose mais Sylvain Tesson est insupportable. Je ne pense pas que je lirai un autre de ses ouvrages.
Sylvain Tesson takes us on a journey with him along the Baku-Tbilisi-Ceyhan route following a pipeline. Most of the journey is made by bicycle, with a few car rides thanks to locals who take him to visit certain sites. The journey itself is quite interesting and the author handles the words with dexterity. One may or may not like his reflections on the world and the future of humanity. However, I disliked his tone - he is arrogant, haughty and condescending. He thinks he's better than everyone else and knows everything about any subject, even those he hasn't even taken the time to research. The story is interesting and I like the way he uses words but Sylvain Tesson is unbearable. I don't think I'll read another of his books.
Un viaggio in bicicletta lungo gli oleodotti che attraversano Uzbekistan, Kazakhstan, Azerbaijan, Georgia e Turchia. Un viaggio fatto solamente con le proprie energie, che conduce l'autore ad una riflessione sul petrolio, sui consumi, sull'energia che ogni giorni viene usata e, soprattutto, sprecata.
Interessante il racconto del viaggio, che di per sè varrebbe la lettura del libro, c'è anche il valore aggiunto delle riflessioni dell'autore, intelligenti e sicuramente condivisibili al 100%.
A coronare il tutto bella copertina e bel formato per una bella edizione, perchè anche l'occhio vuole la sua parte!
Le meilleur ouvrage de Sylvain Tesson: à la fois récit de voyage dans l'Asie centrale et réflexion écologique sur fond d'oléoducs qu'il longe dans son parcours.
tranversée en vélo, réflexions intéressantes, sur le long des oléoducs, livre davantage sur le theme l'energie petrolifere( et gaz) que sur le vélo, dont il ne parle peu