Contrairement à Samuel qui signe la préface et à William dont il est brièvement question, je n'avais jamais lu les nouvelles de Marie Hélène Poitras, elles ne font pas partie de mon "panthéon" de jeune écrivain. C'est donc avec le plaisir de l'explorateur que je suis entré dans ce recueil qui fête cette année son douzième anniversaire.
Hostie. Quelle prose maîtrisée, quel souffle dans la phrase, jusque dans la ponctuation haletante. Toutes ces histoires sont bonnes, meilleures les unes que les autres, teintées en gris et en or, salies par la poussière de Pointe-Saint-Charles et par la boue pas nette-nette de Rivière-Bleue. Ça parle de chevaux et c'est débridé, ça parle d'adolescence et c'est déluré, ça parle de musique et c'est déjanté.
Il y a des phrases comme "Sortir un poisson de l'eau c'est comme y noyer un oiseau." Elle aurait pu écrire "un chat" et ça aurait été plus dur, mais c'est une écrivaine, alors à la cruauté elle a préféré la sonorité.
Il y a des histoires comme "Sur la tête de Johnny Cash", qui frisent la perfection au point de vue de la cohérence et de la cohésion forme/fond. Un cachalot échoué, des tounes de Johnny Cash, des humains, et l'odeur qui se répand.
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I really like this author’s style. Her text is unapologetic and stylish; she bites right back at her critics.
Her story, “La maison”, is super interesting. It is based off a real town in the province, but she doesn’t hold herself to being truthful. She is inspired by her surroundings and creates stories around what she sees. The adjectives in this particular story set up an eerie vibe, like as if there was a quick departure, unplanned and unsettling. The end circles back to the beginning and it is the end for many.
The short story inspired my best text of the semester about a candy store turned fast food joint with a hint of human trafficking.
Tout d'abord, je dois dire que le design des couvertures est tout simplement magnifique!
En général, les nouvelles de Poitras n'ont pas de chutes particulièrement percutantes. C'est plutôt dans leur développement qu'elles nous séduisent. Elles nous emportent dans un torrent émotionnel souligné par une écriture jeune et fraîche (quoique parfois inexpérimentée). On est loin de la vulgarité de Soudain le Minotaure mais, quand même, je le déconseille aux jeunes enfants.
Grunge est une nouvelle qui m'a marqué depuis ma première lecture. Elle parle de folies adolescentes, d'amours naïfs, de sensibilité à l'égard des autres…
Nan Sans Réal est la seule nouvelle ayant une sorte de chute et elle en est d'autant plus remarquable.
Pas tellement mon genre les histoires de chevaux et de déprime, mais il y a plusieurs histoires que j'ai bien aimé, comme La mort de Mignonne, Grunge et Comme la renarde à trois pattes.
J'ai pas encore trouvé la façon idéale de lire des nouvelles, c'est peut-être pour ça que j'aime un peu moins ça...
Des nouvelles fort fort intéressantes et bien écrites... certaines moins emballantes que d'autres... toutes celles qui portent sur un cheval par exemple... l'ensemble est inégal, mais bien aimé malgré tout
Je m'attendais à aimer ce recueil, mais je n'ai pas accroché. Les nouvelles manquent de l'atmosphère qui auraient pu les rendre plus intéressantes et auraient compensé l'apathie ressentie dans la narration. L'écriture est bonne, mais ce n'était simplement pas pour moi je pense.
J'aime prendre mon temps pour lire des recueils de nouvelles et ce fut particulièrement vrai pour celui-ci. Les nouvelles n'ont pas de chute particulière, c'est leur écriture et les images que propose l'autrice qui font leur charme.
J'aime bien l'écriture de Marie-Hélène Poitras. Comme on le dit en quatrième de couverture, il y a quelque chose d'adolescent dans ce recueil de nouvelles. Mais ça ne bat pas Griffintown.