Morion, le prince des Apparences, a promu son meilleur agent Cellendhyll de Cortavar à la tête d'un escadron d'élite de l'armée du Chaos. Sa tâche est de recruter et d'entraîner à la dure les jeunes recrues les plus prometteuses. Estée d'Eodh, fille du Chaos et demi-soeur de Morion, plus que jamais amoureuse de son rival, continue à lutter contre l'addiction de bleue-songe et à livrer des informations aux Ténèbres par le biais de son amant, le légat Leprin... Pour le meilleur ou pour le pire, leurs destins se croiseront une nouvelle fois à Gar-Vallon, cité-franche menacée par les fanatiques de la Lumière.
Librarian Note: There is more than one author in the Goodreads database with this name.
Michel Robert is a French novelist of dark fantasies.
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Michel Robert, un handballeur professionnel de haut niveau pendant plus de dix ans, il s'est reconverti depuis dans l'édition et le journalisme. Amateur de bon vin et de bonne cuisine, il doit sa plume alerte et son sens aigu du récit à une passion de toujours pour la fantasy et le roman noir.
Sexualisation du peu de protagonistes féminines qu'il y a. Celles-ci finissent TOUTES par coucher et avoir des sentiments pour le prota masculin : Cellendhyl. La seule qui pouvait sortir du lot est morte, et le reste sont juste là pour aider le protagoniste principal masculin qui semble indestructible ; comparé à elles, pauvres femmes sans défense et en détresse, que l'on doit sauver des vilains méchants qui veulent les violer. D'ailleurs le sujet revient un peu trop souvent pour que ce soit pas suspect. Je pose ça là.
Je ne sais pas si le concept du men savior existe, mais si c'est le cas ce livre en est l'illustration. Et c'est bon ma patience a des limites.
Moi je peux pas m'identifier au peu de personnages féminins parce qu'elles ne sont pas crédibles ; ne vivent que pour et par Cellendhyl ; et parce qu'elles ont besoin d'être sauvées. Et je vais certainement pas m'identifier à Cellendhyl puisqu'en 3 tomes il a au minimum 3 meufs différentes.
Faut doser.
Scènes de cul à répétition (2 en même pas 15p) tiré d'un mauvais film porno, où l'auteur projette ses propres fantasmes. Jsuis pas pudibonde mais faut pas exagérer non plus, toute grande femme a ses limites. Et je les aies largement atteinte.
Dans ce roman, nous nous attachons à nouveau aux pas de la meilleure des ombres du chaos, Cellendhyl de Cortavar. Dans cette aventure, il va passer du stade d'aventurier solitaire à celui de capitaine de guerre. Pas forcément d'une grande troupe, mais en tout cas d'une troupe de qualité. Et cette troupe sera son atout maître dans les deux aventures, assez courtes, qui le verront se battre ... mais lui demande-t-on autre chose ?
Parce qu'il faut être clair, Celhendyl est un peu le petit frère d'Elric. Comme l'albinos, son épée est sa meilleure compagne de discussion. Mais, contrairement au melnibonéen (enfin, pour l'instant), il ne se pose pas vraiment de questions quant au but de son existence, ni sur certains mystères qui l'entourent. Peut-être d'ailleurs que ces questions videnront plus tard, avec les responsabilités.
Heureusement, pour l'instant, cet aventurier me fait retomber dans le monde de l'innocence du lecteur béat. Je tolère avec une complaisance évidente son goût pour la violence gratuite (les pouces sautent rapidement, dès qu'il s'énerve) et quelques défauts agaçants de l'écriture ...
Comme par exemple un goût évident de l'auteur pour le sturpe, la luxure et, tout bonnement, le sexe. Oui, le sexe, et en particulier le sexe le plus cru. C'est ainsi avec un plaisir évident que l'auteur nous détaille les différents actes du jeu sexuel se nouant entre certains acteurs de ce récit. Bon, dit comme ça, ça fait un peu vieux pudibond, et ça n'est pas vraiment le cas. Non, le problème, c'est - comme pour le porno, d'ailleurs - que la répétition de scènes de sexe gratuites en diminue la charge érotique. D'ailleurs, c'est bien simple, au moment où Celhendil passe enfin sous la couette, j'étais déja blasé et ne voyait plus dans cette scène que l'aspect mécanique, toujours décevant de la coucherie. Mais hélas, ça n'est pas le seul défaut.
L'autres est plus un défaut formel. Dans ce tome, on constitue à voir des pierres magiques scanner des documents, d'autres offrir la discrétion la plus absolue. Quant à sa dague sombre, ses pouvoirs semblent sans limite. ils sont en tout cas nettement plus développés que ceux de Stormbringer. Bon, évidement, cette dague est une exception. Néanmoins, j'aimerais bien que l'auteur m'explique comment il peut être possible à un "simple" guerrier d'espérer survivre dans un univers où la magie semble toute-puissante ...
Parce qu'évidement, Celhendyl survivra au Sang-Pitié (je ne vais pas vous dévoiler la conclusion de ce tome, mais sachez que ça risque d'être délicat dans la suite des aventures). Et tant mieux, d'ailleurs, parce que mis à part ces deux agacements, j'ai passé un très bon moment, évidement loin de toute réflexion, mais ça n'est pas du tout ce que je demande à l'Adhan, comme d'ailleurs je ne l'ai jamais demandé à son illustre ailleul littéraire.
Toujours aussi bon, Cellendhyll est un personnage en constante évolution. Les différents camps et personnages qui y sont rattachés sont présentés dans ce tome et se confrontent. Tout s'étoffe pour notre plus grand bonheur, par contre le cliffhanger me pousse à lire la suite d'urgence.
Michel Robert parvient toujours à nous tenir en haleine durant ce troisième tome des aventures de Cellendhyll. L'histoire est un peu trop courte mon goût mais la lecture toujours aussi palpitante. Dans la lignée des deux premiers tomes. Dans celui-ci, CellendhylIl sélectionne et entraîne son escadron de "Spectre" et sous les ordres de Morion, ils partent en mission. La plus dangereuse qui soit... Y survivront-ils? Réponse dans Hors-Destin. Un bémol, il manque la "touche" humoristique du Loki.
Un troisième qui complexifie l'histoire en faisant enfin se croiser Cellendhyll et Estrée mais à la toute fin du livre dans une situation qui créé un cliffhanger extrême et qui donne une envie énorme de lire la suite.