L'icône de la Frenchwoman, la femme française, plus particulièrement la Parisienne, est un objet de consommation mondialisé. Cette figure majeure de la mythologie est applaudie et enviée dans le monde entier pour son allure, sa silhouette, son esprit, sa culture, sa séduction. Elle est aussi une mère parfaite, toujours patiente, flanquée d'enfants bien élevés. On peut se demander où sont toutes les autres femmes françaises qui ne correspondent pas à ces canons, les grosses, les pétasses, les midinettes, les cagoles, les parvenues, les arrivistes, celles qui ne vivent pas dans le 6e arrondissement, ne font pas semblant de lire Deleuze, n'agitent pas de longues crinières. Cet ouvrage propose une série de saynètes qui se penche sur ces figures qu'on ne connaît que par la moquerie, et qui sont pourtant essentielles au maintien du mythe. En creux, se dessine le portrait d'une France à la diversité étouffée, truffées de non-dits qui célèbrent une laïcité blanche, bourgeoise, intolérante, une conscience aiguë des privilèges de classe, un racisme à peine caché et l'acceptation de tous les modes de domination masculins classiques. En vérité, le mythe de la Parisienne saurait-il exister sans ses multiples repoussoirs tout aussi féminins, interdits dans le discours officiel et cependant omniprésents ?
This was a really special book to me for several reasons. First, it's the first real book I've read entirely in French. Second, it's been a tremendous resource for me in my first year living in France, wondering where all the other feminists are hiding. I can't wait until this is translated to English so I can share with all of my friends.
An interesting look at how French women are portrayed, including the famous myth of the Parisian woman which is far from reality and which doesn't represent the complexity and diversity of women in France (reading body shape, race, skin color, religion, and sexuality).
Le sous-titre « éloge de toutes les françaises » prête à confusion car le livre est surtout une deconstruction du mythe de l’image marketing et de l’objet sociologique qu’est la parisienne. En voulant la déconstruire, il ne tourne qu’autour d’elle. L’éloge, s’il existe, se fait donc en creux.
C’est toutefois très intéressant, enlevé mais aussi très court ! Il faut donc lire toutes les excellentes références pour poursuivre sa réflexion !
Dévoré en quelques heures. Alice Pfeiffer a le don de mêler humeur et rigueur journalistique. C’est riche, précis et écrit de façon fluide. Je recommande chaudement.
4,5/5 Ça frôle le coup de cœur. On y lit une déconstruction de la Parisienne, élégante, qui fait du 34 et qui est toujours dans la justesse et la perfection. L’autrice évoque des sujets importants tels que la grossophobie, le sexisme, le racisme, le classisme.
J’ai absolument adoré ce petit livre, plus qu’un livre sur le cliché de la Parisienne, c’est un livre sur les femmes en général et sur la pression qu’elles se mettent pour « ressembler » à un idéal féminin. Un livre féministe à mettre entre toutes les mains.
hab es nicht fertig gelesen, aber das Kapitel über die Klischees ggü südlichen Französinnen hat definitiv zur weiteren Recherche angeregt und hat mich elektrisiert
L’auteur nous embarque dans une critique sociologique de la parisienne mais plus encore de la femme française, le non genre et le charme de “la parisienne” licorne assumée !
Entendue pour la première fois dans le podcast « Miroir, Miroir », Alice Pfeiffer déconstruit le mythe de la parisienne. Comment il a été créé et pourquoi dure-t’il ? Elle met en avant les femmes différentes, et ce que cette femme fantasmée provoque.
Une lecture intéressante, bien qu’un peu courte. Elle peut s’accompagner de Beauté Fatale de Mona Chollet, cite plusieurs fois dans cet essai.
This book explores the archetype of the perfect Parisian woman—an impossible measure against whom all women are inevitably compared. It’s good that the author knows this spectre gathers more strength in its symbolic interactions with other archetypes, whom we alternately reward and punish—the mother who never ages, the flashy woman who hails from the south, the suburban Arab girl, the supposedly much freer English girl, etc.
But I was disappointed by the author’s failure to trust the overwhelming data and cultural tales she uses to construct her case. From time to time this information is manipulated to make things sound worse, which isn’t necessary. It weakens the book. As a culture writer myself, I understand the temptation, which only makes it more important to resist the urge.
I enjoyed the book until my trust in its voice corroded. Too bad.