« L’auteur nous arrache des larmes et de la colère. » Le Figaro Littéraire Relizane, pendant la guerre d’Algérie. Lorsqu’en pleine nuit, on frappe à la porte, Marcel, le grand-père d’Olivia Elkaim, craint pour sa vie et celles de sa femme et de leurs deux enfants. On lui enfile une cagoule sur la tête, il est jeté dans un camion et emmené dans le désert. Va-t-il être condamné à mort ou gracié ? Il revient sain et sauf à Relizane, trois jours plus tard. A quoi a-t-il participé pour rester en vie ? Quels gages a-t-il donnés et à qui ? Il garde le silence. Quand un jeune apprenti arabe se présente devant son échoppe, Marcel comprend que, tôt ou tard, il devra quitter son pays natal. Olivia Elkaim est née en 1976. Son quatrième roman, Je suis Jeanne Hébuterne est disponible chez Points.
Quand on frappa a la porte une nuit de 1958, et Marcel, le tailleur juif du village algérien de Relizane fut emmené, Viviane sa femme, pensa qu’elle ne le reverra plus jamais. Pendant le temps de la guerre d’indépendance, les enlèvements étaient fréquents et l’insécurité dans les rues évidante : les gens vivaient dans la peur avec un avenir de plus en plus incertain. Quelques jours plus tard, Marcel revient et reprend sa vie comme si rien n’était. Personne ne sait pourquoi on l’avait emmené. Cet épisode a fait de lui un personnage dont les gens parlent.
Olivia Elkaim se lance dans un voyage à la recherche de l’histoire de sa famille, suivant le chemin de trois générations, afin de trouver sa propre identité. Lorsque Pierre, son père (le fils de Marcel), arrive à son appartement parisien et lui remet une valise pleine de lettres, de photographies et de documents appartenant à ses ancêtres, Olivia comprend qu’il est de son devoir de raconter cette histoire. C’est ainsi que commence l’écriture de ce roman.
En arrivant en France, la famille se rend compte que le pays ne leur offre aucune assistance administrative, ni ne les reçoit à bras ouverts, comme ils le croyaient. Le coup les déstabilise complètement. Ainsi, ils vivent pendant des années à Angers, dans une petite cave humide et obscure, se battant jour après jour pour leur subsistance. Mais ce sont leurs rêves qui persistent et leur donnent la force de continuer.
Avec une prose polie et bien menée, le récit propose une fresque de la France au moment de l'indépendance algérienne. Les personnages sont des héros presque mythiques, dont les vicissitudes incroyables sont suivies tout au long de l'histoire. Un roman qui parvient à garder le lecteur intéressé à travers ses pages et qui reste en mémoire longtemps après.
énormément aimé le récit de la vie des grands-parents de l'autrice, un peu de marbre lorsque l'autrice parle d'elle-même, de sa vie de couple, du temps présent, disons que ce n'est pas le coeur du récit et que les transitions manquent parfois d'à-propos. autrement, grand souffle romanesque, très beau sens de l'évocation, et énormément d'émotion
Olivia Elkaim nous raconte l'histoire de son grand-père qui sera obligé de fuir son pays, l'Algérie, en 1962. Elle met en parallèle ses propres difficultés à vivre et l'héritage de ce passé familial. Très belle écriture
4,5/5 Encore merci encore aux Éditions Point de m'avoir envoyé ce livre, c'est une petite merveille. C'est l'histoire d'une famille sur trois générations qui a croisé l'Histoire de la France en Algérie. L'histoire simple d'une famille de Juifs de Relizane, devenus français sous l'occupation française, et poussés à partir lorsque l'Algérie deviendra indépendante en 1962. Ils partent pour la France où ils seront maltraités, nommés pieds-noirs, ils tentent de se faire une place, de se construire ou de se reconstruire selon les générations impactées. Une histoire forte, sans pathos, avec beaucoup de retenue, de discrétion. Un style fluide et délicat, une composition qui alterne entre le passé et le présent. La narratrice, qui est aussi l'auteure raconte l'histoire de ses parents et de ses grands-parents, en y mêlant sa propre histoire. Une quête identitaire que des milliers de personnes ont vécue, que des millions d'immigrés vivent aujourd'hui à travers le monde et les conflits qui les poussent à quitter leur pays. Un vrai questionnement sur ce qui justifie une appartenance au sol, ou à un pays. Un livre magnifique.
Thanks again to Éditions Point for sending me this book, it's a little marvel. It is the story of a family over three generations that crossed the history of France in Algeria. The simple story of a family of Jews from Relizane, who became French under the French occupation, and were forced to leave when Algeria became independent in 1962. They leave for France where they will be mistreated, named pieds-noirs, they try to make a place for themselves, to build or rebuild themselves according to the impacted generations. A strong story, without pathos, with a lot of restraint and discretion. A fluid and delicate style, a composition that alternates between the past and the present. The narrator, who is also the author, tells the story of her parents and grandparents, mixing in her own story. A quest for identity that thousands of people have lived, that millions of immigrants live today throughout the world and the conflicts that push them to leave their country. A real questioning on what justifies a belonging to the soil, or to a country. A magnificent book.
Ce livre te brise le cœur et c'est juste qu'il te casse en deux comme ça. Il raconte une réalité qui te déchire et qui est présente dans tant de familles : l'identité qui bouscule, qui n'est pas fixe. Celle que tu te donnes à toi-même, celles qui te donne les autres. Et puis l'exil, tous les gens qui ont dû quitter leur pays, qui étaient quelqu'un pour après devenir l'étranger, le dernier chaînon. Un jour tu es tailleur, le lendemain tu es juste un juif, un arabe. Je le lis et je peux reconnaître des proches, des amis, des millions de familles qui doivent partir et commencer à nouveau, qui auraient voulu étudier, aider leurs enfants, leur offrir des palais ou tout juste à manger. Ce livre te brise le cœur mais il t'approche un peu plus des autres et du monde, et c'est pour ça que je le conseille de lire.
J'ai beaucoup aimé cette évocation de l'Algérie, de la guerre civile, de l'arrivée des familles Pied-noires en métropole et la quête d'identité de l'autrice. J'utilise ici le terme d'évocation car on reste un peu en surface, mais ce n'est que parce que ce n'est pas l'objet de ce roman. En effet, il 's'agit pour l'autrice d'interroger, de retrouver ses racines, ce passé tu mais pourtant si présent.
Et en effet, le présent et le passé, ou devrais-je dire les passés, s'entremêlent et se répondent tout au long du récit. Cette écriture entretient le suspens, l'envie d'en savoir plus, de découvrir, enfin, où l'autrice souhaite nous emmener. Au cœur de ses émotions et de ce passé qui lui appartient, enfin.
On tourne la dernière page et on a l'impression d'avoir plongé dans une vie... On est happé par nos pensées...On a envie de prendre des nouvelles de Marcel, de lui serrer la main, de lui dire tout le bien qu'on pense de lui.. Olivia nous emmène avec beaucoup de délicatesse dans ce voyage dans le passé, les drames, les déchirures, la reconstruction.. On a l'impression d'être avec une amie à partager ses confidences...on a envie de lui dire tout le bien que l'on pense de son grand père et à quel point on aurait aimé le connaitre...
J’ai beaucoup aimé ce livre très bien écrit qui permet de comprendre une facette de la réalité de cette guerre d’Algerie pour laquelle, comme toutes les guerres, il y eu beaucoup de perdant et peut être de se demander qui ont été les gagnants... Aussi de comprendre avec beaucoup de tristesse l’abandon dont nous avons fait preuve, avec nos concitoyens, nos frères et aussi ceux que nous avons trop longtemps exploités (même si cette partie reste marginale dans le livre).
Une livre qui m'amène aux racines de mes grands parents et ma mère, des lieux, une atmosphère, un mode de vie dont on m'a tellement parlé. Puis le départ, tout quitter : sa maison, ses biens, ses souvenirs, ses morts en espérant en récupérer une partie un peu plus tard mais rien arrivera... Essayer de se reconstruire dans un pays qui ne veut pas de vous. Quelle vie...
Livre émouvant sur une famille juive quittant l’Algerie à cause des “événements “ De très beaux passages mais on sent trop d’émotions dans le livre sans les affronter totalement
Lu relativement vite, j'ai aimé avoir cet éclairage sur la guerre d'Algérie. S'il n'avait pas fait partie de la selection pour le prix du meilleur roman, je ne l'aurai pas lu. Une agréable découverte.
quelques longueurs et quelques passages qui ne servent pas a grand choses notamment quand l auteur parle v de sa vie actuelle. sinon livre très intéressant