Scritto da Pierre Boisserie e disegnato da François Warzala, Violette di marzo è il primo volume dell'adattamento a fumetti della Trilogia berlinese, il capolavoro di Philip Kerr. Berlino, 1936: Bernie Gunther, veterano di guerra ed ex commissario di polizia, è un investigatore privato specializzato nel rintracciare persone scomparse, situazione che si presenta non di rado da quando il Partito Nazionalsocialista è salito al potere. Mentre la capitale della Germania nazista si prepara alle Olimpiadi, Hermann Six, un ricco industriale chiede a Bernie Gunther di indagare sull'omicidio di sua figlia Grete e di suo genero Paul Pfarr, una famigerata SS, e sulla misteriosa scomparsa della preziosa collana di diamanti di Grete. Durante le sue indagini, che si riveleranno da subito molto complesse, Bernie Gunther dovrà confrontarsi con la Gestapo, con Göring, agenti di polizia canaglia e la malavita berlinese. Violette di marzo, prima parte della celebre Trilogia berlinese di Philip Kerr, dipinge un quadro realistico e terrificante della vita quotidiana nella Germania del Terzo Reich. Ironico, sardonico e solitario, Bernie Gunther è per la Germania di Hitler ciò che l'eroe di Raymond Chandler, Philip Marlowe, è per la California degli anni Quaranta.
Né à Paris en 1964, Pierre Boisserie mettra trente-cinq ans pour arriver à la bande dessinée. Un parcours commencé avec ‘Fripounet et Fripounette', qu'il achète à la sortie de l'église, puis ‘Le Journal de Tintin' de la glorieuse époque Greg, jusqu'au coup de tonnerre de 1977 lorsqu'il découvre, en colonie de vacances, le numéro 92 de ‘Strange', qui traîne sur un lit. Jack Kirby, Gil Kane et Gene Colan laissent entrevoir à ce grand échalas des mondes extraordinaires où peut bouillonner son imaginaire débordant. Sur les conseils avisés de ses excellents parents, c'est pourtant vers la kinésithérapie qu'il s'oriente. Un métier qui occupera quinze années de sa vie, pendant lesquelles il trouve quand même le temps de se marier et de faire des enfants (des filles de préférence). C'est au Festival BD Buc dont il est l'un des organisateurs, qu'il rencontre Éric Stalner en 1995. Une improbable sympathie lie immédiatement ces deux futurs chauves, ce qui aura pour conséquence la naissance de la famille Cazenac ("La croix de Cazenac", Dargaud) en 1999. Après six années passées à développer une agréable schizophrénie en pratiquant ses deux arts en parallèle – ou en série, c'est selon –, il abandonne la kinésithérapie l'année de ses 40 ans pour se consacrer uniquement à l'écriture de BD réalistes et d'aventures. Depuis, le tandem Boisserie-Stalner ne cesse de développer de nombreux projets ("Voyageur" et "Flor de Luna", tous deux parus aux éditions Glénat) en plus de leurs propres séries, car le bonheur de travailler ensemble reste intact. En 2009, il adapte en bande dessinée "Loup" (12bis), un ouvrage de Nicolas Vanier. Cette année-là, il se consacre plus particulièrement à "Voyageur" (Glénat), série dont il termine le deuxième cycle ("Présent") avec trois albums mis en images par Marc Bourgne. Il prépare également le cycle suivant ("Passé"), pour lequel il fait appel à quatre dessinateurs – Lucien Rollin (2010), Siro (2010), Éric Lambert (2010) et Éric Liberge (2011) – qu'il convie à un voyage dans le temps, à travers le Moyen Âge, l'Antiquité ou l'occupation nazie. En 2010 sort la dernière intégrale de la série phare qu'il a lancée avec Stalner, "La croix de Cazenac" (Dargaud). La même année, il écrit le quatrième tome de "Dantès" (Dargaud, avec Erik Juszezak), BD qui flirte avec le monde de l'économie et des traders ; le deuxième épisode de "Robin"(12bis, avec Héloret) ; ainsi que le dernier tome du "Temps des cités" (12bis, avec Frédéric Ploquin). Avec le même Ploquin, il participe également aux très politiques "La Droite ! Petites trahisons entre amis" (2010, 12bis) et "La Gauche. Primaires academy" (2011, 12bis). En 2013, toujours accompagné par le dessinateur Erik Juszezak, il commence la saison 2 de "Dantès" (tomes 6 et 7, Dargaud), puis la saison 3 (tomes 8 à 10, Dargaud). L'année suivante, il se lance dans une nouvelle série avec Philippe Guillaume, "La banque" (Dargaud, 2014), mise en images par Julien Maffre (tomes 1 et 2) et Malo Kerfriden (tomes 3 et 4, 2015). Passionné de sport, il travaille également, avec Georges Abolin ("Où le regard ne porte pas", 2004, Dargaud), sur une série qui se passe dans le monde du surf : "Patxi Babel" (2 tomes, Dargaud). En 2016, il sort avec Bara "Le Concile des arbres", un polar fantastique. Quand il n'écrit pas, Pierre Boisserie aime regarder ses filles grandir, jouer de la basse, lire des gros livres et boire des mojitos avec ses amis, le tout en musique.
3,5 J'étais certaine d'avoir lu le roman mais finalement, non... je devais mélanger avec un truc berlinois. Du coup, j'ai eu besoin d'un moment pour bien comprendre les liens entre les personnages et bien comprendre l'intrigue. Je suis pas mal certaine que le contexe social est mieux développé dans le roman. Je suis fan du dessin vintage par contre!
Berlijnse Trilogie - Een Berlijnse kwestie. Door: Pierre Boissiere (scenario), François Warzala (tekeningen) en Marie Galopin (inkleuring). Naar het boek March Violets van Philip Kerr (1989)
Heldere lijnen in een duister verleden Bernie Gunther, voormalig politieagent bij de Kripo (Kriminalpolizei, departement recherche), is een privédetective in het vooroorlogse Berlijn van 1936. Met als achtergrond de nakende Olympische Spelen onderzoekt hij de dubbele moord op Greta Six, dochter van de rijke zakenman Herr Doktor Hermann Six, en haar man Paul Pfarr. Hij walgt van het opkomende en steeds meer ingeburgerde nazisme en moet dus op een dunne koord lopen om zelf niet in ongunst te vallen om zijn speurwerk te kunnen blijven uitvoeren. De dreiging van een enkele rit naar een KZ (Konzentrationslager, concentratiekamp) valt meermaals. Een Berlijnse kwestie is het eerste deel van een thriller trilogie dat zich afspeelt op de vooravond van de Tweede Wereldoorlog. De 3 boeken zijn een stripvertaling van de populaire detectivereeks geschreven door Philip Kerr. Door een fictief verhaal in het leven van de Duitse jaren 30 te plaatsen schetst Kerr een realistisch beeld van de fascistische staat. Alles wat tegen het nazisme is wordt geliquideerd door moord of afvoeren naar één van de kampen. Er bestond dus nog wel degelijk ‘het gewone burgerleven’: mensen gingen naar de winkel, deden een terrasje, kochten de krant,… Maar net als in ‘gewone’ tijden waren ze ook ontrouw, pleegden ze diefstallen of vermoordden elkaar om passionele redenen. En het is hier dat privédetective Gunther optreedt. In het wespennest van nazi’s, sicherheitspolizei en gestapo probeert hij met vallen opstaan een dubbele moord op te lossen. Boissiere, Warzala en Galopin hebben met een klare lijn een geslaagde ‘verstripping’ neergezet. Ondanks de vilten hoeden en gewelddadige personages zorgen zij door middel van heldere beelden dat het verhaal binnen het detectivegenre geen letterlijk duister kantje krijgt. Elke pagina oogt klaar, de onduidelijkheden en vragen zitten in de zoektocht naar de dader(s). Met deze stijl creëren zij een realistische gevoel en maken ze er beslist geen heldenepos van. Voor allen die graag de combinatie speurwerk en spanning in een historisch kader weten te smaken is dit een sterke aanrader. Ik kijk alvast uit naar deel 2 en 3.
Voici une relecture en images de la fameuse Trilogie Berlinoise, quand Philip Kerr nous entraînait aux côtés du détective Bernie visiter les sombres coulisses du Berlin nazi. Avec fidélité au texte original, ces deux premiers albums de Pierre Boisserie et François Warzala redonnent une nouvelle jeunesse à ces polars devenus légendes.
Ah la Trilogie Berlinoise ! Quel amateur de polars n'a jamais eu cette série culte entre les mains ? Une série qui a même désormais ses pages Wikipedia. On l'avait découverte à sa réédition en 2008 (même si les premières éditions en français dataient des années 90) et les enquêtes de Bernie Gunther dans le Berlin nazi venaient à point nommé pour nous sortir du matraquage marketing autour d'une autre saga culte, celle du suédois Stieg Larsson avec Millénium : au début des années 2000, le rayon polar envahissait les tables grand public des libraires. Près de vingt ans plus tard, nous sommes de nouveau bien gâtés avec cette adaptation en BD, particulièrement réussie. Deux albums sont disponibles (aux éditions Les Arènes) qui correspondent aux deux premières novellas de la trilogie. L'été de cristal est sorti en novembre 2021 et La pâle figure en avril 2025. Le scénario de Philip Kerr est adapté par Pierre Boisserie, un habitué des intrigues historiques, et les dessins sont signés François Warzala.
Le personnage clé de cette série c'est bien entendu le flic Bernie Gunther. Selon les époques et les épisodes, on le retrouve tantôt flic à la Kripo (la KriminalPolizei du Reich dont le siège - l'Alex - se trouve Alexander Platz au centre de Berlin), tantôt comme simple détective privé, ou même détective du célèbre hôtel Adlon. Un amateur de jolies femmes et de bons alcools, aussi désabusé qu'impertinent, qui peut évoquer un Philip Marlowe ou un Nestor Burma. Dans les années 30 il était bien difficile de ne pas composer avec le pouvoir nazi et Bernie est un personnage complexe, qui se permet de côtoyer les figures les plus emblématiques du Reich (les Göring, les Himmler, les Heydrich, ... l'auteur était plus soucieux de pédagogie que de vraisemblance). Heureusement son humour grinçant et sarcastique lui permet de garder ses distances en évitant une trop grande compromission avec les nazis. « - Avez-vous lu Mein Kampf ? - Ce vieux bouquin qu'ils distribuent aux jeunes mariés ? Pour moi, c'est la meilleure raison que j'ai trouvée de rester célibataire. » « La seule raison pour laquelle il n'y a pas de miroir dans les toilettes de l'Alex, c'est pour que personne ne soit obligé de se regarder en face. » « Au fond, le plus surprenant dans tout ceci était ma capacité à être encore surpris par ce qui se passait en Allemagne. » Ce qui lui vaudra également quelques dangereuses inimitiés. Bernie essaie de surnager dans ces eaux nauséabondes en égratignant au passage tous les profiteurs du nouveau régime. « - Pour quelle raison avez-vous quitté la Kripo ? L'avez-vous quittée de votre propre chef, d'ailleurs ? [...] - C'est moi qui suit parti. Je ne suis pas national-socialiste, et si vous n'êtes pas avec eux, vous êtes contre eux. Alors ils se seraient débarrassés de moi de toute manière. [...] - De nos jours, j'enquête sur les disparitions, en forte hausse depuis que les nationaux-socialistes sont au pouvoir. - Ne fais pas attention à ce que dit Bernie, il a parfois un humour déroutant. » Le premier épisode, L'été de cristal, se déroule en 1936 alors que l'Allemagne prépare les JO de Berlin, en pleine ascension du parti National-Socialiste. Le titre en VO (March violets) évoque « les violettes de mars », lorsque fleurirent toutes les adhésions "spontanées" à ce parti nazi sans qui les affaires ne peuvent prospérer et le trafic pour obtenir un "petit" numéro d'adhérent prouvant ainsi sa longue fidélité à la nouvelle doctrine en vogue. À la demande d'un riche patron, le détective Bernie enquête sur le meurtre de sa fille et de son gendre nazi.
Le second album, La pâle figure (le titre fait référence à Nietzsche), nous amène en 1938 alors que l'Allemagne envahit les Sudètes. Le privé a réintégré la police officielle, pour un temps, et part sur les traces d'un serial killer ... et sur celles de la propagande qui prépare la nuit de cristal ... Une fois que tout le contexte a été mis en place dans le premier tome, ce second épisode est encore plus fluide et l'intrigue, bien homogène, bien rythmée, en est encore plus captivante.
Il nous reste à attendre impatiemment le prochain épisode qui devrait reprendre Un requiem allemand : 1947, la guerre est enfin terminée et Vienne est devenue un nid d'espions.
Le texte de cette BD assez bavard (notamment avec le monologue intérieure de Bernie en voix off) et reste particulièrement fidèle au bouquin de Philip Kerr, souvent mot pour mot. Les enquêtes policières ne sont que le prétexte à une visite guidée très complète de l'Allemagne nazie et chaque épisode met en scène des événements bien réels.
La série de Philip Kerr avait été abondamment surexploitée par les éditeurs et s'était un peu usée au fil du temps : ces albums tombent à pic pour donner un petit coup de renouveau à ces intrigues qui sont restées passionnantes et surtout très instructives. Il est vraiment plaisant de se livrer à cette relecture de ces grands classiques. Même si ces albums peuvent toutefois se lire sans connaître l'original, je pense, et donneront peut-être envie de s'y (re-)plonger.
Le dessin de Warzala est celui d'une ligne claire franco-belge très pure qui rappelle Blake et Mortimer, et dont le trait un peu désuet convient parfaitement à cette reconstitution des années 30. Dessin et mise en page restent plutôt sages pour laisser toute sa place au récit.
In de stijl ,,Nestor Burma" van Tardi/Malet. Mooie Graffic Novel van de Berlijnse Triologie van Philip Kerr. Trouw aan de verhaallijnen en de sfeer van het boek.
Avril 2022. 3,5/5 J’ai lu le tome 1 il y a un bon moment, aussi je n’avais plus trop l’histoire en tête mais j’ai rapidement retrouvé le mordant de Gunther. C’est un scénario touffu à la base et ce n’était pas facile de s’y retrouver. C’est le plus gros bémol. Néanmoins, j’ai apprécié et suis curieuse de lire la suite.
È un bel noir e lo sfondo del Reich lo rende ancora più scuro. Quando l'ho preso in biblioteca non ho letto che si tratta della versione a fumetti del romanzo di Philip Kerr. Questo mi irrita un po', io preferisco leggere prima il libro e dopo le sue varianti. Pazienza, colpa mia.