Au risque d'être en porte à faux vis-à-vis des autres critiques...
Je n'ai pas vraiment apprécié ce livre. Je l'ai trouvé d'une vulgarité facile (et souvent inutile) et cliché. Il lui manquait une profondeur psychologique.
*** Je ne sais pas si ce livre est inspiré d'une histoire vraie. Je ne veux pas non plus minimiser ce que l'auteur.e et/ou d'autres personnes auraient vécu. Mais j'ai eu du mal à embarquer pleinement dans l'histoire.
Dans le style violence, c'est assez classique, par rapport aux autres romans semblables que j'ai lu. Il y a des idées originales - celle des cassettes, par exemple - mais elles ne sont pas exploitées et tombent donc à plat. Il y a une montée en intensité quasiment verticale - puis plouf, plus rien. Une fin facile, attendue. Si j'étais psychologue, je dirais que l'auteur.e a voulu se venger sur papier...
En fait ce qu'il manque vraiment à ce livre, c'est une profondeur psychologique. On y effleure à peine la culpabilité du survivant, cette culpabilité de ne pas avoir été « aussi » battue que l'autre, mais d'avoir quand même fui. Il y avait de la place à donner un ressenti plus élaboré, plus crédible au personnage de Jules et je pense que ma lecture en aurait été améliorée.
Mais j'ai aussi été dérangée par le fait que le personnage du père était un cliché dans le genre. Raciste, homophobe, il sacre aux 2 mots, est alcoolique, poteux... Disons qu'on a ouvert le dictionnaire de la page défaut et qu'on a coché toutes les cases. Bien sûr, je ne dis pas que ce type de personnes n'existent pas, mais...
J'ai aussi eu du mal avec le fait que la mère trouve le courage de quitter, mais accepte la garde partagée. Il me semble que c'est un peu gros...Autant que j'ai eu du mal avec le fait que Jules rentre soudainement chez son père après 10 ans, comme ça, au lieu de simplement se débarrasser de la boîte.