Marc Dugain habite dans une maison posée sur une falaise, en Bretagne. Il vit entouré d’animaux : un lapin géant, des poules, un chat, et… deux brebis « Soay », une espèce rare. Aux habitants qui lui demandent régulièrement d’acheter son terrain, il répond : « Et pourquoi mes moutons ne pourraient pas avoir une vue mer ? » Il a donc adopté leur regard pour écrire son autoportrait. Ce point de vue ovin l’oblige à ne rien s’épargner, ni la férocité, ni la mise à nu. Avec ce texte inattendu, à la fois exploit littéraire et manifeste pour la nature, c’est le règne animal tout entier qui prend sa revanche sur les hommes. Marc Dugain raconté par ses moutons : sauvagement audacieux.
« Une pépite d'autodérision » Paris Match
« Autoportrait intime et souvent cruel de l’écrivain, en même temps que passage à tabac d’une société humaine dont l’absurdité est révélée par le regard ovin. » ELLE
Marc Dugain is a French novelist and filmmaker renowned for his historical and political narratives. His debut novel, La Chambre des officiers (1998), inspired by his grandfather's work with World War I veterans, garnered critical acclaim and won multiple literary awards. Dugain's oeuvre often delves into the lives of prominent figures and events, as seen in works like La Malédiction d'Edgar (2005) and Une exécution ordinaire (2007). Beyond literature, he has directed several films, including adaptations of his own novels, and has contributed to theater and graphic novels. Dugain's storytelling is marked by a deep exploration of power dynamics, historical intricacies, and the human condition.
Marc Dugain a une maison sur une colline avec vue sur la mer et deux moutons Soay, nommées les sœurs Chocotte. Le narrateur de cette petite biographie de l’auteur est l’un de ces moutons, qui, aidé de la chatte qui espionne l’auteur, en dresse un portrait assez attachant. Il nous raconte sa vision très critique des humains et de leur capacité d’autodestruction, ses angoisses, ainsi que ses points de vue sur la religion, l’environnement et les animaux. C’est un petit manifeste pour la nature. J’ai trouvé cela drôle au début, puis un peu moins. J’ai découvert Marc Dugain avec cette petite biographie, et j’aurais peut-être dû choisir autre chose.
Je n’ai vraiment pas besoin de cynisme ni de pessimisme. J’ai pas eu envie de finir cette lecture donc cette critique n’est pas du tout objective. Et pourtant j’aime le titre et les brebis.