رنه فرنی، نویسنده معاصر فرانسوی، در ۸ ژوئیه ۱۹۴۷ در یکی از محلات فقیرنشین مارسی به دنیا آمد و پس از فرار از ارتش، پنج سال با هویتی جعلی در خارج کشور زندگی کرد. بعد از بازگشت، علاوه بر نویسندگی، هفت سال در بیمارستان روانی پرستار بود و بعدتر، در زندان اکس آن پرووانس کارگاههای نویسندگی خلاق برگزار کرد. رمانهای او از جمله جادههای سیاه، ما هرگز تنها نمیخوابیم و نامزد کلاغها جوایز ادبی زیادی را برایش به ارمغان آورد. همه رؤیاهایتان را به یاد میآورم نخستین رمان اوست که به فارسی برگردانده میشود. صرف نظر از حضور پررنگ خود نویسنده در داستان، داستانکهایش حول شخصیتهای مطرود گمشده در زندگی روزمره کنونی شکل گرفته است؛ زندانیها، بیخانمانها، مردها و زنهای تنها که از حاشیه به مرکز پر از نور، روشنایی، طبیعت، عشق، صلح، دوستی و نوستالژی کشیده میشوند. رنه فرنی در این رمان، ما را وارد دنیایی میکند که دیگر دلمان نمیخواهد از آن بیرون بزنیم؛ میخواهیم همان جا بمانیم و بخشی از داستان شویم. به قول مفسر ادبی فیگارو، این کتاب بیش از هر چیزی رمانی فلسفی است که نگاه خاصی به جهان دارد و ما را، خواسته یا ناخواسته، وامیدارد نگاهمان به جهان را تغییر دهیم؛ «چشمها را باید شست، جور دیگر باید دید».
René Frégni, né le 8 juillet 1947 à Marseille, est un écrivain français.
Déserteur à 19 ans, il vit cinq ans de petits boulots à l'étranger sous une identité d'emprunt puis revient en France.
Il a connu une existence mouvementée avant de se consacrer à l’écriture. Il a exercé divers métiers, dont celui d’infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes à Marseille.
Il est l’auteur d’une douzaine de romans, imprégnés de ses voyages et de son expérience avec des détenus. Sa vie se partage entre Manosque et Marseille.
L’essentiel de son œuvre est disponible dans la collection Folio-Gallimard.
La ville est presque au centre de tous les polars qu'il écrit. Sa vie aussi.
L’automne en Provence est limpide et bleu, ce n’est pas une saison, c’est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d’odeurs.
Mais si l’écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout attentif à ceux qui vivent dans les recoins de la société, les pauvres, les fous, les errants dont il se sent frère, et dont il parle sans apitoiement.
Les femmes sont aussi très présentes, les servantes d’auberge longuement contemplées, ou Isabelle, « la fiancée des corbeaux », auprès de qui l’écrivain trouve paix et bonheur.
J’ai aimé les longues descriptions de la nature de Provence à l’automne, ses couleurs or et rouge, la chaleur de son soleil.
J’ai aimé les histoire imbriqués dans les chapitres, comme surgies au détour d’une phrase, et qui racontent le monde, les gens.
J’ai aimé que l’auteur nous répète que la vie est tellement plus riche que tout ce que l’on pourrait raconter dans un roman.
La passion du narrateur pour les seins m’a faite sourire, moins quand il s’imagine glisser sa main dans chaque entrejambe féminin. Voir est une chose, imaginer agir en est une autre.
Un livre aux goûts d’automne et de début d’hiver.
L’image que je retiendrai :
Celle du chat dont la chute du toit lui sera fatale.
Une citation :
Quand je suis au milieu des forêts, au bord des rivières, dans l’or des collines, je ne suis jamais seul. Je pense aux yeux affûtés des renards, à la fouine au jabot de neige, aux implacables mâchoires du brochet, à toutes ces proies et ces prédateurs, cet équilibre, cet éclaboussement de vie. Nous avons inventé l’injustice et la haine, construit de splendides palais que personne n’habite et qui appellent le sang. (p.147)
A very enjoyable book of reminiscences and vignettes about the places and people (including a cat who meets an untimely death) that have enriched the author's life. I was particularly interested in his portrayal of Joël Gattefossé, the founder of the largest rural bookshop in France. Frégni is a school drop-out who discovered literature pretty much on his own and long tried to pay it forward by offering workshops to prison inmates. It's pleasant to spend a couple of hours with an aging person who seems to have made really good use of his time on earth.
„Je ne bouge pas. J‘attends. Je vois dans mon cahier toute la lumière des collines et je me rapproche de la beauté. Quand mon cahier est ouvert je ne pense pas à la mort, mon stylo glisse sur la fine ligne violette et la repousse hors de la page. Il y a trente ans que j‘écris tous les matins pour faire tomber la mort de la table.“
Une découverte que cet auteur. Un joli livre, une promenade dans sa campagne. Une caresse à son chat Baumette, un désir de connaître Joël le libraire et de fouiner dans la librairie de Banon. Un joli livre.