Au lendemain de la déferlante de succès qui accompagna la parution de Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ?, Dany Laferrière se voit confier par un prestigieux magazine une série de reportages sur l’Amérique. L’écrivain haïtien se lance alors à la rencontre de l’Amérique profonde, sillonne en bus les États, fait escale dans d’improbables bourgades, et nourrit ces saynettes éloquentes de réflexions sur la littérature, l’identité, la pauvreté – et sur le fait d’être Noir dans cette Amérique-là. Sous forme de collection d’instantanés comme autant de moments de vie, Dany Laferrière raconte le racisme ordinaire, la folie douce des gens, les préjugés profondément ancrés... Dédié à James Baldwin, Miles Davis et Jean-Michel Basquiat, cet ouvrage fondateur est paru pour la première fois en 1993. Il prend aujourd’hui encore plus d’ampleur. Insolent et provocateur, la littérature chevillée au corps, Dany Laferrière est l’indéniable précurseur – dès son titre : Cette grenade dans la main du jeune Nègre est- elle une arme ou un fruit ? – du mouvement Black Lives Matter.
Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière a grandi à Petit-Goâve. Il écrit pour le journal Le Petit Samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami, le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe plusieurs emplois avant de commencer à écrire.
Son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, paraît en 1985 (VLB). Le succès est immédiat et les réactions nombreuses. Laferrière devient alors l’un des principaux représentants d’une nouvelle génération d’écrivains dans le paysage littéraire québécois.
Dany Laferrière écrit ensuite Éroshima (1987), puis L’Odeur du café (VLB, 1991), qui est récompensé par le prix Carbet des Caraïbes. En 2000, près de vingt-cinq ans après son arrivée au Québec, il signe Le Cri des oiseaux fous (Lanctôt), roman dans lequel il témoigne des raisons qui l’ont poussé à quitter Haïti et qui remporte le prix Carbet des Lycéens. En 2006, le prix du Gouverneur général du Canada est décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava.
Habitant en alternance Montréal, New-York et Miami, l’auteur se considère avant tout comme un citoyen de l’Amérique. C’est dans cet esprit qu’il rédige ce qu’il appellera son Autobiographie américaine, un grand projet regroupant une dizaine de ses titres et qui dresse un portrait de l’Amérique, d’Haïti à Montréal, en passant par les États-Unis.
Dany Laferrière mène, parallèlement à ses activités littéraires, une carrière de journaliste et de chroniqueur, tout en faisant quelques apparitions à la télévision et au cinéma. Il a également scénarisé quelques longs-métrages, le plus souvent des adaptations cinématographiques de ses romans.
Édités en France chez Grasset, les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues, dont le coréen et le polonais.
Laferrière a publié cinq romans aux Éditions du Boréal. Son plus récent livre, L'Énigme du retour, est en lice pour le prix France Télévision, le prix Wepler et le prix Décembre. En plus, il se trouve déjà en deuxième sélection pour le prix Médicis 2009 ainsi que pour le prix Fémina 2009.
Biographie tirée du site Internet des éditions Boréal.
Auch wenn das Buch einige Längen hat, ist Dany Laferrière eine coole Socke, dessen Gedanken sich in erster Linie um ihn selbst und die literarische Welt drehen und bei dem jedwede Handlung eher als Vorwand dient, sehr lesenswerte Nabelbeschau zu betreiben.
Probablement un peu daté sur certaines pensées, ce qui fait en sorte que j’avais beaucoup de difficulté avec certains propos qui objectifient énormément la femme. Il faut garder en tête que le livre a été écrit en 1993. Toutefois, j’apprécie ce livre par la façon dont il choque par certaines prises de positions et de propos sur le racisme. Bien que je ne sois pas entièrement d’accord sur tous les propos, j’apprécie vraiment l’écriture et la justification. On voit quand même une certaine évolution de l’auteur par rapport à ses oeuvres récentes sur ces propos. Le livre contient beaucoup de références à son premier roman, lequel je n’ai pas lu, que j’aurais du probablement lire pour apprécier davantage le livre.
This one has world-weary wisdom and playfully wry conjecture, and it's all chucked at you as if such things require little effort. It gave me jolts, laughs and discomfort. In truth it's all over the place, yet loaded high with ideas.
Ce n'est pas simple de commenter ce livre. Laferrière, fort du succès de son premier livre "Comment faire l'amour avec un nègre" se met en scène sillonnant les Etats Unis d'Amérique dans les années 1990. L'éditeur d'un journal lui a demandé de réaliser un article sur les USA. Quelques scènes à Montréal entrecoupent le récit. L'écriture, très incisive, bien ciselée, est souvent drôle et raconte beaucoup de choses très pertinentes et même prémonitoires sur ce pays. L'ouvrage est organisé en thèmes parmi lesquelles se dégagent des vignettes (des entretiens, des anecdotes souvent savoureuses) aux airs autobiographiques. La relative absence de récit et l'abondance de sujets abordés de manière en apparence indépendante ne rend toutefois pas toujours la lecture très digeste.
Ce livre rassemble les réflexions de Laferrière sur l'Amérique et la question raciale. Sous forme d'auto fiction, il raconte des rencontres, des échanges qui ont eu lieu, ou pas, à travers l'Amérique du Nord. La fin est une succession de récit des affaires de violence policières sur des noirs américains. Une belle littérature qui m'a souvent ennuyée.
Cette oeuvre est encore plus difficile à caractériser que les autres livres de Laferrière. Il y a de longs passages fictifs inutilement centrés surtout ce qui entoure la sexualité, mais aussi des capsules exquises traitant de racisme et des tensions de société que cette tare porte par définition. À lire, mais idéalement par petites doses, tout en sautant certains chapitres.
Première lecture de cet auteur Assez dérangée par la presque obsession de la sexualité et l’objectivation de la femme, surtout en 1ère partie. Propos qui ne passent plus à notre époque Par contre, le portrait sur les USA est très intéressant, présenté par de courts récits et observations. Celui-ci reste parfaitement d’actualité et certains passages sont même prémonitoires des évènements récents…
Musing and thoughts by the author based on his observations. But I disagreed with most everything he thought so it was not a good read. He had controversial opinions based solely on his view of the world.
Même si ce livre se qualifie de roman, c'est à peu près tout sauf ça. Ce sont plutôt des chroniques et des observations de l'auteur. Comme Dany Laferrière est vraiment un fin observateur des comportements humains, c'était très intéressant. Par contre, il n'y avait aucun fil narratif, ce qui rendait la lecture parfait ardue, du fait qu'on ne restait pas particulièrement accroché au roman. Malgré tout, chaque fois qu'on le lisait, on était comme fascinés. Une lecture intéressante et qui faisait réfléchir.
C’est un peu une suite de son premier roman, moins réussi. C’est un genre de collage de notes d’anecdotes. Place des noirs dans l’Amérique, intéressant dans l’ensemble. J’ai trouvé le roman (récit) long, et certains passages superflus. J’ai moins aimé.