What do you think?


Enquêteurs Sevran/Biolet #1
Des poignards dans les sourires
Catherine Renon n'a plus vu son mari François depuis des jours et ne semble pas s'en émouvoir., Dans ce coin d' Auvergne ou les rumeurs blessent et tuent, pas question de prêter le flan à la calomnie. Et surtout pas à sa belle-mère, veuve solitaire qui voue à son fils un culte tout en démesure.
Virginie Sevran et Pierre Biolet, du SRPJ de Clermont-Ferrand, ont été appelés pour constater la présence d'un corps démembrer et en parti brûlé au Col des Goules. C'est la première enquête de Virginie depuis qu'elle a quitté le 36, Quai des Orfèvres pour la province, à la stupéfaction de ses proches. Quant à Pierre, il observe sa nouvelle coéquipière d'un œil à la fois bienveillant et inquiet. Qu'est-elle venu chercher ?
Quand l'enquête met un nom sur ce corps, celui de François Renon, les questions les plus folles surgissent, avec une seule certitude : tous les meurtriers possibles de ce fils de bonne famille sont autant de facettes d'une victime annoncée.
Avec ce huis clos provincial où les faux-semblants ont de beaux jours devant eux, Cécile Cabanac signe un premier polar chabrolien hautement maîtrisé.
Virginie Sevran et Pierre Biolet, du SRPJ de Clermont-Ferrand, ont été appelés pour constater la présence d'un corps démembrer et en parti brûlé au Col des Goules. C'est la première enquête de Virginie depuis qu'elle a quitté le 36, Quai des Orfèvres pour la province, à la stupéfaction de ses proches. Quant à Pierre, il observe sa nouvelle coéquipière d'un œil à la fois bienveillant et inquiet. Qu'est-elle venu chercher ?
Quand l'enquête met un nom sur ce corps, celui de François Renon, les questions les plus folles surgissent, avec une seule certitude : tous les meurtriers possibles de ce fils de bonne famille sont autant de facettes d'une victime annoncée.
Avec ce huis clos provincial où les faux-semblants ont de beaux jours devant eux, Cécile Cabanac signe un premier polar chabrolien hautement maîtrisé.
- GenresThriller
512 pages, Mass Market Paperback
Published June 18, 2020
Ratings & Reviews
Friends & Following
Create a free account to discover what your friends think of this book!
Community Reviews
Displaying 1 - 15 of 15 reviews
June 11, 2022
Ne vous attendez pas à un suspense incroyable pour trouver le meurtrier, ou des courses-poursuites, un rythme et autres aspects du thriller de base. Non, il s'agit en fait d'un polar centré non sur l'enquête mais sur la dynamique psychologique des personnages, que ce soit les policiers, les suspects, les témoins... Le tout est intensifié grâce à une atmosphère glaciale, faite de neige, de froid de décembre, dans cette région isolée, au coeur des volcans d'Auvergne. Pour moi, c'est ce mélange qui met en exergue la solitude ressentie par tous les personnages, qui constitue la plus grande réussite de ce roman.
En fait, j'ai retrouvé ce que j'apprécie d'habitude avec les polars anglais, cette description introspective suffocante et très prenante, bien plus importante que la résolution du crime qui ne surprend pas (le lecteur étant bien plus au courant des faits que les enquêteurs !) Ce premier tome donne vraiment envie de lire les intrigues suivantes.
En fait, j'ai retrouvé ce que j'apprécie d'habitude avec les polars anglais, cette description introspective suffocante et très prenante, bien plus importante que la résolution du crime qui ne surprend pas (le lecteur étant bien plus au courant des faits que les enquêteurs !) Ce premier tome donne vraiment envie de lire les intrigues suivantes.
February 15, 2019
Ah, les secrets de famille... Existe-t-il une chose plus destructrice que celle-ci ?
Pas pour François Renon, en tout cas.
Alors qu’il a disparu depuis plusieurs jours du domicile conjugal, sa femme est étrangement calme. Presque sereine.
Elle ne semble d’ailleurs même pas disposée à faire semblant de s’en inquiéter.
Ses deux sœurs ne paraissent pas beaucoup préoccupées par le sort de leur frère non plus d’ailleurs.
Il n’y a bien que sa mère qui s’époumone en répétant que ce n’est pas normal.
Oui, pauvre Michelle, vieille dame si frêle, qui montre tant de désespoir...
Aussi lorsqu’une partie d’un corps est découvert, et qu’il s’avère que c’est celui de François, la Police va être amenée à fouiller un peu plus profondément dans les affaires de cette étrange famille.
Qui pouvait bien en vouloir à ce père de famille, apparemment bien sous tous rapports et à la brillante carrière ?
Et, surtout, pourquoi personne ne semble vraiment attristé par ce meurtre si violent ?
Les deux flics chargés que l’enquête seront prêts à tout pour comprendre comprendre les motivations de chacun et découvrir l’assassin de cet homme qui avait apparemment bien des choses à cacher.
La mise à nu de la famille Renon et son entourage font de ce thriller une lecture entêtante et envoûtante, que vous ne refermerez qu’une fois terminée.
Avec Des poignards dans les sourires, Cécile Cabanac nous offre un diabolique portrait de famille, fait de non-dits et de secrets.
Mais, encore une fois, quelle famille n’en cache pas ?
Aucune. Et c’est précisément pour ça que la plongée dans cette histoire est si facile.
L’empathie et l’antipathie du lecteur vont et viennent, au gré des personnages et des chapitres.
Victimes et bourreaux sont interchangeables à mesure que la lecture avance et que le voile se lève.
Les secrets et les mensonges valsent devant nos yeux, au fil des pages que nous tournons frénétiquement, abasourdis par tant de noirceur, mais bien décidés à savoir de quoi il retourne pour chacun d’eux.
Ce thriller brillant est écrit avec finesse, et l’auteure nous prend dans sa toile avec une facilité étonnante.
Jusqu’où iriez-vous pour préserver les apparences ?
Un roman à découvrir rapidement !
Pas pour François Renon, en tout cas.
Alors qu’il a disparu depuis plusieurs jours du domicile conjugal, sa femme est étrangement calme. Presque sereine.
Elle ne semble d’ailleurs même pas disposée à faire semblant de s’en inquiéter.
Ses deux sœurs ne paraissent pas beaucoup préoccupées par le sort de leur frère non plus d’ailleurs.
Il n’y a bien que sa mère qui s’époumone en répétant que ce n’est pas normal.
Oui, pauvre Michelle, vieille dame si frêle, qui montre tant de désespoir...
Aussi lorsqu’une partie d’un corps est découvert, et qu’il s’avère que c’est celui de François, la Police va être amenée à fouiller un peu plus profondément dans les affaires de cette étrange famille.
Qui pouvait bien en vouloir à ce père de famille, apparemment bien sous tous rapports et à la brillante carrière ?
Et, surtout, pourquoi personne ne semble vraiment attristé par ce meurtre si violent ?
Les deux flics chargés que l’enquête seront prêts à tout pour comprendre comprendre les motivations de chacun et découvrir l’assassin de cet homme qui avait apparemment bien des choses à cacher.
La mise à nu de la famille Renon et son entourage font de ce thriller une lecture entêtante et envoûtante, que vous ne refermerez qu’une fois terminée.
Avec Des poignards dans les sourires, Cécile Cabanac nous offre un diabolique portrait de famille, fait de non-dits et de secrets.
Mais, encore une fois, quelle famille n’en cache pas ?
Aucune. Et c’est précisément pour ça que la plongée dans cette histoire est si facile.
L’empathie et l’antipathie du lecteur vont et viennent, au gré des personnages et des chapitres.
Victimes et bourreaux sont interchangeables à mesure que la lecture avance et que le voile se lève.
Les secrets et les mensonges valsent devant nos yeux, au fil des pages que nous tournons frénétiquement, abasourdis par tant de noirceur, mais bien décidés à savoir de quoi il retourne pour chacun d’eux.
Ce thriller brillant est écrit avec finesse, et l’auteure nous prend dans sa toile avec une facilité étonnante.
Jusqu’où iriez-vous pour préserver les apparences ?
Un roman à découvrir rapidement !
April 18, 2019
Malgré une ambiance très sombre et oppressante, voire malsaine, j'ai vraiment apprécié ce roman. La plume de l'auteur était fluide et agréable, et l'intrigue totalement captivante. Cécile Cabanac a un réel talent pour distiller des ambiances lourdes et déprimantes, et nous immerger complètement dedans grâce à des descriptions de paysages gris et froids, réalisées de main de maître, et des portraits finement ciselés de personnages torturés, froids et déplaisants à souhait ou au contraire emportés et brutaux. C'est bien simple, les seuls protagonistes un tant soit peu sympathiques de cette histoire sont les policiers. Les réactions de certains étaient même difficiles à comprendre tant elles me paraissaient bizarres, illogiques et allant à l'encontre de leurs propres intérêts. En effet, vu que l'on connaît toutes les pensées des personnages importants, on sait beaucoup de choses et souvent, je ne comprenais pas pourquoi ils cachaient tel ou tel fait à la police, alors que le leur dévoiler aurait pu éloigner les soupçons qui pesaient sur eux. Mais tout cela était tout à fait délibéré de la part de l'auteur, bien sûr, et complètement maîtrisé. D'ailleurs, le fait de connaître les réflexions intimes et les sentiments de chacun ne m'a pas aidée à découvrir l'identité du coupable, ce qui montre à quel point l'intrigue était bien ficelée. J'avais juste envie de tourner les pages pour connaître le fin mot de l'histoire, tant l'écriture était efficace (sans pour autant qu'il y ait un suspense insoutenable ou des scènes horribles). Ici, on est clairement plus dans un polar noir que dans un thriller et c'est également ça que j'ai apprécié, moi qui ne suis pas vraiment friande de thrillers sanglants. Je ne connaissais pas cet auteur mais je surveillerai désormais ses publications car j'ai passé un excellent moment avec ce roman.
January 15, 2022
Bon polar qui m'a captivé dès le début et jusqu'à la fin.
Quelques points que j'ai moins aimé:
- c'est sûrement moi et c'est relativement anecdotique, mais la description des sensations physiques des personnages m'est apparue poussive, organe qui se liquéfie, bulle dans le cerveau... Il y en avait assez pour que ça me gène au point de commencer à les relever.
- la "victime", François Renon, était un type tellement déplorable que tous les autres personnages méritaient mieux que de voir leurs vies chamboulées par sa mort. Ils auraient pu faire une grande fête à la place, pour célébrer son trépas et féliciter la personne responsable.
- le mystère Irène/Joao/François m'a laissé sur ma faim. Soit j'ai raté un truc, soit c'était vraiment une coïncidence, ce qui pour un polar est toujours un peu décevant.
- le dénouement m'a paru un peu précipité. Pendant les 3/4 du livre, les flics ne sont que sur des fausses pistes, et d'un coup, la détective a une intuition qui m'a semblé sortir de nulle part et bam bam bam, tout devient limpide.
Quelques points que j'ai moins aimé:
- c'est sûrement moi et c'est relativement anecdotique, mais la description des sensations physiques des personnages m'est apparue poussive, organe qui se liquéfie, bulle dans le cerveau... Il y en avait assez pour que ça me gène au point de commencer à les relever.
- la "victime", François Renon, était un type tellement déplorable que tous les autres personnages méritaient mieux que de voir leurs vies chamboulées par sa mort. Ils auraient pu faire une grande fête à la place, pour célébrer son trépas et féliciter la personne responsable.
- le mystère Irène/Joao/François m'a laissé sur ma faim. Soit j'ai raté un truc, soit c'était vraiment une coïncidence, ce qui pour un polar est toujours un peu décevant.
- le dénouement m'a paru un peu précipité. Pendant les 3/4 du livre, les flics ne sont que sur des fausses pistes, et d'un coup, la détective a une intuition qui m'a semblé sortir de nulle part et bam bam bam, tout devient limpide.
This entire review has been hidden because of spoilers.
February 10, 2019
Le tronc d’un homme démembré et brûlé est retrouvé au Col des Goules. Il lui manque la tête, les membres, et son attribut sexuel. Virginie Sevran fraîchement débarquée de Paris a demandé sa mutation dans cette région auvergnate et c’est avec cette affaire qu’elle va faire ses armes en terre « hostile ». Bien loin du 36, c’est un milieu très rural qui l’attend, avec ses petits commérages, ses rumeurs, à la rencontre de gens étranges qui ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Parallèlement à la découverte de ce corps, François Renon disparaît.
Découvrez donc la famille Renon, une famille tout à fait charmante sous bien des aspects. Au jeu des 7 familles, je demande le grand-père, à la tête de l’entreprise familiale, décédé. La grand-mère, a élevé 3 enfants en oubliant de les aimer, et en leur filant des baffes, surtout aux filles. Le fils, François, beaucoup de défauts, très peu de qualités : il trompe sa femme et le clame haut et fort, se rend régulièrement dans des bordels, boit comme un trou et coule l’entreprise familiale. La belle-fille, femme de François, Catherine, sous l’emprise de son mari est totalement m’en-foutiste sur ce qui peut bien lui arriver (et on la comprend). Les soeurs, Jeanne et Marie ont fichu le camp dès qu’elles le pouvaient pour revenir une fois par semaine rendre visite à la mégère qui leur tient lieu de mère. Les petits-enfants enfin, dont Maxime, ado en pleine crise d’adolescence qui en veut à la terre entière et pas pour les bonnes raisons. Enfin, la soeur de Catherine, Aline bouffée par un cancer. Le roman s’articule autour de la disparition de François puis autour de l’identification du corps démembré : est-ce François ? Qui est son meurtrier ?
Dans la petite bourgeoisie de Clermont-Ferrand, la famille Renon est une famille bien sous tout rapport. Pas un instant, on ne peut se douter des drames qui s’y trament et du poison qui coule dans ses veines. Tous les personnages sont détestables et n’y voyez là aucune connotation péjorative sur la qualité du roman, bien au contraire. Le lecteur a envie de tous les frapper (enfin moi surtout !) Je les ai tous profondément haïs. Sans exception. Le portrait des personnages féminins est insoutenable. La grand-mère, sorte de Tati Danielle, la violence en sus, est une chieuse absolue, aigrie, laide intérieurement, tout juste bonne à coller à l’hospice. Catherine, sa belle-fille est une carpette qui laisse passer toutes les humiliations y compris les histoires que son mari raconte à table sur ses frasques avec ses maîtresses. Les soeurs, Jeanne et Marie qui ont bien des raisons de détester leur mère, continuent à s’aplatir devant cette folle en allant lui tenir la main toutes les semaines, se prenant au passage des réflexions bien senties. Il n’y a réellement que la flic, Virginie qui sauve les meubles, au milieu de ce champ de ruine de l’espèce humaine en voie de perdition. Vive la famille en résumé, à vous dégoutter pour toujours d’en avoir une.
Le point fort du roman et certainement le but de Cécile Cabanac est le suivant : TOUS les personnages sont potentiellement coupables. Ils ont TOUS de petits secrets cachés, des squelettes dans leurs placards, des raisons précises de vouloir tuer ou d’avoir tué François Renon. L’auteur brouille sans cesse les pistes. Au fur et à mesure de l’intrigue, des personnages dont on n’avait pas vraiment anticipé l’existence font leur apparition. Cécile Cabanac noie le poisson. On finit par avoir tellement de coupables potentiels en tête, qu’on n’a plus vraiment de certitude. De révélation en révélation, le petit manège des fautifs tourne, et tourne encore, à vous en donner le vertige.
C’est un polar un peu old school, dans le style d’écriture, mais aussi à cause du lieu dans lequel se situe l’intrigue. La vie semble marcher au ralenti, nous sommes très loin des trépidations citadines, et j’ai apprécié cette sorte de lenteur du temps qui passe.
J’ai aussi particulièrement aimé la différence entre perception et réalité. L’auteur démontre fort habilement, par l’intermédiaire de la mère de François notamment, à quel point l’intériorité d’une personne peut être diamétralement opposée de l’image qu’elle renvoie. L’aveuglement de la mère dû à une forme de dévotion qu’elle porte à son fils est d’anthologie !
Enfin, il y a plusieurs thématiques qui m’ont interpellée : « quelle est la capacité d’une épouse aimante et soucieuse du bien-être de ses enfants, à encaisser les humiliations répétées ? » Je suppose que notre curseur personnel est à chacune différent, le mien est proche de zéro. Ensuite, la descente du piédestal d’un père pour son fils. Les découvertes de Maxime en font de très beaux passages, profonds, détaillés, et très réels. J’aurais aimé que l’aspect de l’hérédité soit également exploité, mais je ne peux vous dire pourquoi. Enfin, merci à l’auteur d’avoir autorisé un personnage à se révolter !! Nom d’un chien !!! Je me demandais si cela allait finir par arriver tant mes nerfs ont été mis à rude épreuve!
Cécile Cabanac montre avec brio comment une disparition peut mettre en péril un équilibre familial déjà précaire parce que fondé sur des non-dits ou des mensonges et menacer tout l’édifice de s’écrouler. Vous savez quoi ? J’ai pris un plaisir intense à voir tout ça se casser la gueule ! Par le prisme de Virginie qui les « regarde se positionner sur l’échiquier », le lecteur contemple la bâtisse s’écrouler, avec un certain sadisme et beaucoup de délectation. « Ils sont étranges dans cette famille, hein ? Imprévisibles surtout… »
Et la vôtre de famille, elle est comment ?
Découvrez donc la famille Renon, une famille tout à fait charmante sous bien des aspects. Au jeu des 7 familles, je demande le grand-père, à la tête de l’entreprise familiale, décédé. La grand-mère, a élevé 3 enfants en oubliant de les aimer, et en leur filant des baffes, surtout aux filles. Le fils, François, beaucoup de défauts, très peu de qualités : il trompe sa femme et le clame haut et fort, se rend régulièrement dans des bordels, boit comme un trou et coule l’entreprise familiale. La belle-fille, femme de François, Catherine, sous l’emprise de son mari est totalement m’en-foutiste sur ce qui peut bien lui arriver (et on la comprend). Les soeurs, Jeanne et Marie ont fichu le camp dès qu’elles le pouvaient pour revenir une fois par semaine rendre visite à la mégère qui leur tient lieu de mère. Les petits-enfants enfin, dont Maxime, ado en pleine crise d’adolescence qui en veut à la terre entière et pas pour les bonnes raisons. Enfin, la soeur de Catherine, Aline bouffée par un cancer. Le roman s’articule autour de la disparition de François puis autour de l’identification du corps démembré : est-ce François ? Qui est son meurtrier ?
Dans la petite bourgeoisie de Clermont-Ferrand, la famille Renon est une famille bien sous tout rapport. Pas un instant, on ne peut se douter des drames qui s’y trament et du poison qui coule dans ses veines. Tous les personnages sont détestables et n’y voyez là aucune connotation péjorative sur la qualité du roman, bien au contraire. Le lecteur a envie de tous les frapper (enfin moi surtout !) Je les ai tous profondément haïs. Sans exception. Le portrait des personnages féminins est insoutenable. La grand-mère, sorte de Tati Danielle, la violence en sus, est une chieuse absolue, aigrie, laide intérieurement, tout juste bonne à coller à l’hospice. Catherine, sa belle-fille est une carpette qui laisse passer toutes les humiliations y compris les histoires que son mari raconte à table sur ses frasques avec ses maîtresses. Les soeurs, Jeanne et Marie qui ont bien des raisons de détester leur mère, continuent à s’aplatir devant cette folle en allant lui tenir la main toutes les semaines, se prenant au passage des réflexions bien senties. Il n’y a réellement que la flic, Virginie qui sauve les meubles, au milieu de ce champ de ruine de l’espèce humaine en voie de perdition. Vive la famille en résumé, à vous dégoutter pour toujours d’en avoir une.
Le point fort du roman et certainement le but de Cécile Cabanac est le suivant : TOUS les personnages sont potentiellement coupables. Ils ont TOUS de petits secrets cachés, des squelettes dans leurs placards, des raisons précises de vouloir tuer ou d’avoir tué François Renon. L’auteur brouille sans cesse les pistes. Au fur et à mesure de l’intrigue, des personnages dont on n’avait pas vraiment anticipé l’existence font leur apparition. Cécile Cabanac noie le poisson. On finit par avoir tellement de coupables potentiels en tête, qu’on n’a plus vraiment de certitude. De révélation en révélation, le petit manège des fautifs tourne, et tourne encore, à vous en donner le vertige.
C’est un polar un peu old school, dans le style d’écriture, mais aussi à cause du lieu dans lequel se situe l’intrigue. La vie semble marcher au ralenti, nous sommes très loin des trépidations citadines, et j’ai apprécié cette sorte de lenteur du temps qui passe.
J’ai aussi particulièrement aimé la différence entre perception et réalité. L’auteur démontre fort habilement, par l’intermédiaire de la mère de François notamment, à quel point l’intériorité d’une personne peut être diamétralement opposée de l’image qu’elle renvoie. L’aveuglement de la mère dû à une forme de dévotion qu’elle porte à son fils est d’anthologie !
Enfin, il y a plusieurs thématiques qui m’ont interpellée : « quelle est la capacité d’une épouse aimante et soucieuse du bien-être de ses enfants, à encaisser les humiliations répétées ? » Je suppose que notre curseur personnel est à chacune différent, le mien est proche de zéro. Ensuite, la descente du piédestal d’un père pour son fils. Les découvertes de Maxime en font de très beaux passages, profonds, détaillés, et très réels. J’aurais aimé que l’aspect de l’hérédité soit également exploité, mais je ne peux vous dire pourquoi. Enfin, merci à l’auteur d’avoir autorisé un personnage à se révolter !! Nom d’un chien !!! Je me demandais si cela allait finir par arriver tant mes nerfs ont été mis à rude épreuve!
Cécile Cabanac montre avec brio comment une disparition peut mettre en péril un équilibre familial déjà précaire parce que fondé sur des non-dits ou des mensonges et menacer tout l’édifice de s’écrouler. Vous savez quoi ? J’ai pris un plaisir intense à voir tout ça se casser la gueule ! Par le prisme de Virginie qui les « regarde se positionner sur l’échiquier », le lecteur contemple la bâtisse s’écrouler, avec un certain sadisme et beaucoup de délectation. « Ils sont étranges dans cette famille, hein ? Imprévisibles surtout… »
Et la vôtre de famille, elle est comment ?
June 26, 2023
Avis mitigé. Une lecture facile, une intrigue qui maintient l'intérêt jusqu'au bout, des personnages auxquels on s'attache. Malgré tout persiste comme un arrière-goût indéfinissable, des maladresses dans le style et une incohérence majeure comme des accrocs dans la construction de ce roman.
February 16, 2024
● L'auteure, le livre (480 pages, 2019) :
Cécile Cabanac appartient à la meute des Louves du polar, le collectif qui entend promouvoir les plumes féminines du polar français. Une excellente initiative !
Des poignards dans les sourires est la première enquête de Virginie Sevran, une fliquette qui a délaissé le Quai des Orfèvres parisien (c'est très tendance !) pour s'exiler dans l'Auvergne de Clermont-Ferrand.
Avec un titre, emprunté au Macbeth de Shakespeare, qui laisse deviner ce que l'on va découvrir derrière la façade bourgeoise d'une famille de province ...
● On aime beaucoup :
❤️ On aime l'ambiance tendue et féroce qui règne au sein de la famille du disparu, entre la mère, les sœurs, l'épouse et même les enfants : plus dysfonctionnelle, tu meurs.
❤️ Le lecteur sait déjà que le soi-disant disparu est bel et bien mort, poignardé mais on aime découvrir en même temps que le duo de flics, l'entourage du mort/disparu : avec de plus en plus de personnages, la famille proche on l'a dit, mais aussi des pièces rapportées, des associés, des maîtresses (les "caillettes") et même des fils illégitimes, ...
De plus en plus de témoins qui vont faire autant de suspects potentiels : les témoignages sont accablants et dressent le portrait d'un sacré salopard, ivrogne, coureur de jupons, escroc, ...
❤️ On aime le rythme lent de cette enquête provinciale, presque simenonienne, qui laisse à l'auteure tout le temps d'installer des personnages complexes, tiraillés par leurs contradictions, fragilisés par leurs failles, tourmentés par leurs secrets.
❤️ On ne peut pas parler de page-turner au rythme trépident, mais c'est pourtant un bouquin très prenant qu'on a du mal à lâcher, avide de découvrir ce qui se cache derrière chacun des personnages.
Et puis quand même, d'accord on n'est pas pressé, mais qui donc a bien pu faire le coup et réussir à débarrasser l'Auvergne du salaud ?
● L'intrigue :
Sans détours, Cécile Cabanac nous plonge au sein d'une famille dysfonctionnelle : la mère est veuve, ses deux filles souffrent d'une enfance maltraitée et leur frère ... a disparu.
Le fils a disparu mais son épouse semble s'accommoder un peu facilement de ce qui ressemble à une fuite.
On prend plaisir à suivre patiemment cette sympathique fliquette et son coéquipier, à découvrir peu à peu ce que cache chacun des membres de cette famille.
Et puis on se laissera surprendre par un sombre et beau dénouement.
On est tout près du coup de cœur : cela viendra sans doute avec la suite des enquêtes de Virginie Sevran.
Pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille.
Cécile Cabanac appartient à la meute des Louves du polar, le collectif qui entend promouvoir les plumes féminines du polar français. Une excellente initiative !
Des poignards dans les sourires est la première enquête de Virginie Sevran, une fliquette qui a délaissé le Quai des Orfèvres parisien (c'est très tendance !) pour s'exiler dans l'Auvergne de Clermont-Ferrand.
Avec un titre, emprunté au Macbeth de Shakespeare, qui laisse deviner ce que l'on va découvrir derrière la façade bourgeoise d'une famille de province ...
● On aime beaucoup :
❤️ On aime l'ambiance tendue et féroce qui règne au sein de la famille du disparu, entre la mère, les sœurs, l'épouse et même les enfants : plus dysfonctionnelle, tu meurs.
❤️ Le lecteur sait déjà que le soi-disant disparu est bel et bien mort, poignardé mais on aime découvrir en même temps que le duo de flics, l'entourage du mort/disparu : avec de plus en plus de personnages, la famille proche on l'a dit, mais aussi des pièces rapportées, des associés, des maîtresses (les "caillettes") et même des fils illégitimes, ...
De plus en plus de témoins qui vont faire autant de suspects potentiels : les témoignages sont accablants et dressent le portrait d'un sacré salopard, ivrogne, coureur de jupons, escroc, ...
❤️ On aime le rythme lent de cette enquête provinciale, presque simenonienne, qui laisse à l'auteure tout le temps d'installer des personnages complexes, tiraillés par leurs contradictions, fragilisés par leurs failles, tourmentés par leurs secrets.
❤️ On ne peut pas parler de page-turner au rythme trépident, mais c'est pourtant un bouquin très prenant qu'on a du mal à lâcher, avide de découvrir ce qui se cache derrière chacun des personnages.
Et puis quand même, d'accord on n'est pas pressé, mais qui donc a bien pu faire le coup et réussir à débarrasser l'Auvergne du salaud ?
● L'intrigue :
Sans détours, Cécile Cabanac nous plonge au sein d'une famille dysfonctionnelle : la mère est veuve, ses deux filles souffrent d'une enfance maltraitée et leur frère ... a disparu.
Le fils a disparu mais son épouse semble s'accommoder un peu facilement de ce qui ressemble à une fuite.
On prend plaisir à suivre patiemment cette sympathique fliquette et son coéquipier, à découvrir peu à peu ce que cache chacun des membres de cette famille.
Et puis on se laissera surprendre par un sombre et beau dénouement.
On est tout près du coup de cœur : cela viendra sans doute avec la suite des enquêtes de Virginie Sevran.
Pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille.
Read
August 19, 2024Certains diront que ce premier roman de Cécile Cabanac s’inscrit dans un style chabrolien et, ma foi, je dois reconnaître que cela est tout à fait exact. À l’instar du réalisateur français qui nous a déjà quittés il y a de ça plus d’une dizaine d’années, l’autrice nous livre un polar dans lequel elle dissèque les travers de la société, en particulier les vices des nantis, en mettant à nu les arcanes de la bourgeoisie provinciale, et ce avec un certain détachement du point de vue narratif.
Le récit débute par l’assassinat de François Renon, auquel s’ensuit l’autopsie d’une riche famille appauvrie par les non-dits et les faux-semblants, dont les membres, morts ou vivants, sont soit plus détestables soit plus pathétiques les uns que les autres.
Cette enquête est la première de Virginie Sevran, qui a quitté le 36, quai des Orfèvres, au SRPJ de Clermont-Ferrand. Fort heureusement, l’autrice n’est tombée ni dans la facilité ni dans les clichés ; ici, pas d’enquêtrice en proie à ses démons ni obligée de faire ses preuves dans un univers essentiellement masculin. L’intrigue se déploie au rythme des flocons de neige qui tourbillonnent dans un silence assourdissant, en prenant garde aux ornières creusées par toutes ces femmes, l’épouse, la mère et les sœurs, pour ne pas partir en tête-à-queue en dérapant sur une plaque de verglas.
Le récit ne s’emballe pas, ne gagne pas de la vitesse comme une luge glissant sur une piste pentue, et pourtant j’ai été emballée. On avance à petit pas, sans pour autant déplorer les quelques atermoiements, en profitant du paysage enneigé jusqu’à atteindre la ligne d’arrivée, où nous attend un sacré dénouement – même s’il y a un coup de fil qui ne me sort pas de la tête, ce qui m’agace.
Avant de déchausser mes raquettes, je dois toutefois vous avouer une chose : je ne sais pas trop quoi penser du personnage de Virginie Sevran. Il ne me reste donc plus qu’une chose à faire, poursuivre ma découverte de cette autrice !
https://www.instagram.com/aliceintheo...
Le récit débute par l’assassinat de François Renon, auquel s’ensuit l’autopsie d’une riche famille appauvrie par les non-dits et les faux-semblants, dont les membres, morts ou vivants, sont soit plus détestables soit plus pathétiques les uns que les autres.
Cette enquête est la première de Virginie Sevran, qui a quitté le 36, quai des Orfèvres, au SRPJ de Clermont-Ferrand. Fort heureusement, l’autrice n’est tombée ni dans la facilité ni dans les clichés ; ici, pas d’enquêtrice en proie à ses démons ni obligée de faire ses preuves dans un univers essentiellement masculin. L’intrigue se déploie au rythme des flocons de neige qui tourbillonnent dans un silence assourdissant, en prenant garde aux ornières creusées par toutes ces femmes, l’épouse, la mère et les sœurs, pour ne pas partir en tête-à-queue en dérapant sur une plaque de verglas.
Le récit ne s’emballe pas, ne gagne pas de la vitesse comme une luge glissant sur une piste pentue, et pourtant j’ai été emballée. On avance à petit pas, sans pour autant déplorer les quelques atermoiements, en profitant du paysage enneigé jusqu’à atteindre la ligne d’arrivée, où nous attend un sacré dénouement – même s’il y a un coup de fil qui ne me sort pas de la tête, ce qui m’agace.
Avant de déchausser mes raquettes, je dois toutefois vous avouer une chose : je ne sais pas trop quoi penser du personnage de Virginie Sevran. Il ne me reste donc plus qu’une chose à faire, poursuivre ma découverte de cette autrice !
https://www.instagram.com/aliceintheo...
January 28, 2024
François Renon Chef d’entreprise est marié à Catherine. Mais un jour, il disparaît mystérieusement. Sa femme ne s’en inquiète pas plus que ça, elle est même plutôt contente qu’il ne soit plus là ! Mais voilà sa mère, Michelle, une femme froide et autoritaire est stupéfaite d’apprendre que celui-ci n’a pas remis les pieds à la maison depuis 1 semaine. Elle force Catherine à aller à la gendarmerie signaler sa disparition.
Au fil des pages, on se met à détester François, on en arrive à penser qu’il mérite de disparaître !
L’auteur nous présente une multitude de personnages, certains attachants, d’autres, on les déteste d’office ! Ils ont quasi tous une raison de haïr François. Leur personnalité est très bien développée, on arrive facilement à se mettre à leur place.
Le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages sur l’identité du tueur.
Un super moment lecture, je vais poursuivre la découverte de cette auteure !
Au fil des pages, on se met à détester François, on en arrive à penser qu’il mérite de disparaître !
L’auteur nous présente une multitude de personnages, certains attachants, d’autres, on les déteste d’office ! Ils ont quasi tous une raison de haïr François. Leur personnalité est très bien développée, on arrive facilement à se mettre à leur place.
Le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages sur l’identité du tueur.
Un super moment lecture, je vais poursuivre la découverte de cette auteure !
March 15, 2026
La première partie m’a semblé un peu longue, mais elle a permis de poser les bases nécessaires à la compréhension de l’histoire.
La seconde partie monte en suspens, on est ensuite pris par les événements, les suspicions et l’on mène l’enquête pour délier le vrai du faux, les faux semblants…
cette partie est un peu plus addictive car j’ai été davantage immergé et les pages ont défilés sans que je m’en rende compte 😉
Chaque personnage a sa part d’ombre ses secrets et tout le monde est potentiellement suspect. C’est là que Cécile Cabanac nous balade…
J’ai beaucoup apprécié Catherine qui assume pleinement sa nouvelle vie, libérée de toutes humiliations et qui se fout du regard que l’on peut porter sur son comportement, ses réactions que la société n’estime pas normal dans une telle situation…
J’ai beaucoup appréciée le duo d’enquêteurs avec Virginie Sevran et Pierre Biolet donc cap sur le tome 2 Requiem pour un diamant très rapidement 😜
La seconde partie monte en suspens, on est ensuite pris par les événements, les suspicions et l’on mène l’enquête pour délier le vrai du faux, les faux semblants…
cette partie est un peu plus addictive car j’ai été davantage immergé et les pages ont défilés sans que je m’en rende compte 😉
Chaque personnage a sa part d’ombre ses secrets et tout le monde est potentiellement suspect. C’est là que Cécile Cabanac nous balade…
J’ai beaucoup apprécié Catherine qui assume pleinement sa nouvelle vie, libérée de toutes humiliations et qui se fout du regard que l’on peut porter sur son comportement, ses réactions que la société n’estime pas normal dans une telle situation…
J’ai beaucoup appréciée le duo d’enquêteurs avec Virginie Sevran et Pierre Biolet donc cap sur le tome 2 Requiem pour un diamant très rapidement 😜
August 4, 2020
Très mauvais, ennuyeux du début à la fin, on ne croit à aucun personnage et l ensemble est sans intérêt
November 15, 2020
Bon polar où les secrets familiaux se résolvent dans des flots de sangs. Auteur à suivre
May 14, 2023
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de polars, et si je n'en lis pas souvent, c'est un genre littéraire que j'aime beaucoup. J'aime me creuser la cervelle avec les enquêteurs et essayer de deviner le plot-twist final. Cécile Cabanac nous livre un récit passionnant et prenant, axé sur la psychologie et un suspense haletant. Qu'est-il arrivé à François Renon ? Qui était-il vraiment ? Au fil des pages, à travers les yeux des différents personnages, un portrait se dresse, ainsi que celui de ses proches pour essayer de comprendre comment un tel drame a pu se produire. Secrets, non-dits et rancoeurs sont au coeur de cette famille auvergnate. Sevran et Biollet laissent les choses mariner, pour mieux découvrir la vérité. Jusqu'au bout, l'autrice m'a mené par le bout du nez. La seule chose que j'avais deviné était bonne, mais je n'ai pas réussi à deviner l'identité du tueur. Elle sème de fausses pistes mais difficile de démêler le faux du vrai. Chaque personnage a son importance, tout comme leurs paroles. J'ai été tenue en haleine tout du long, et rien que ça, démontre que c'est un thriller réussi. Je compte bien découvrir tous les romans de cette autrice prometteuse.
January 2, 2020
Que dire de cette résolution! Surprenante. Pour un premier roman de Cécile Cabanac j'ai adoré découvrir son univers et comment l'histoire était mené. Je suis très curieuse de découvrir ces prochains ouvrages.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Displaying 1 - 15 of 15 reviews
















