Cent entreprises sont responsables de 70 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Et parmi elles, Aramco, Gazprom et China Energy sont les trois premières multinationales qui régurgitent le plus de CO2 au monde. Inconnues du grand public, elles sont les championnes internationales du pétrole, du gaz et du charbon. Si ce trio était un pays, il incarnerait la troisième nation la plus émettrice, juste derrière la Chine et les États-Unis. Cette enquête inédite révèle comment ces trois géants industriels déploient tout un arsenal de stratégies redoutables – corruption, néocolonialisme, lobbying, greenwashing, soft power, etc. – pour perpétuer notre addiction au carbone. En continuant coûte que coûte à extraire les ressources des entrailles de la Terre, ils attisent sciemment les flammes qui brûlent notre planète et agissent en criminels climatiques. Des clubs privés de New York aux couloirs de l’Élysée, des banques de Pékin aux palaces de Riyad, l’auteur dévoile les cercles de pouvoir au coeur de ce capitalisme fossile et la manière dont ces firmes élaborent dans l’ombre une véritable bombe climatique, mettant en péril toute l’humanité. Alors que la nécessité d’adopter des comportements individuels écoresponsables est sans cesse martelée, ce livre désigne les réels responsables du chaos climatique et montre qu’il est urgent de les mettre définitivement hors d’état de nuire.
Si quieres dejar de sentirte mal por usar vasos de plástico en los botellones, este es tu libro.
Una sucesión de datos que desenmascara a los verdaderos culpables del cambio climático: las empresas que explotan los combustibles fósiles. Un libro cojonudo que refuerza al historiador Jason W. Moore, cuando afirmó que una de las mayores farsas impuestas por la burguesía es hacer responsable a toda la humanidad de los problemas generados por el capitalismo.
Un dato que me ha parecido curioso, entre otros cientos: los hombres provocan un 16% más de emisiones de gases de efecto invernadero que las mujeres, bajo la influencia de signos externos de virilidad, como el coche de gasolina.
En síntesis: las grandes empresas petroleras, gasísticas y carboneras van a destruir el planeta y, por más que tires el vidrio al contenedor verde, ellos no van a renunciar a sus beneficios millonarios, aunque eso signifique perder el planeta.
Je reconnais d’abord le travail de fond de l’auteur. Il balance énormément de chiffres (toujours bien sourcés, rien à redire là-dessus) mais à force ça devient franchement lourd à digérer. En revanche, j’ai beaucoup aimé la structure et l’angle choisis : diviser son essai en trois parties – Conquérir, exploiter, mentir – et se concentrer sur trois mastodontes climaticides, c’est intelligent et ça évite de se perdre dans des généralités.
J’en ressors avec pas mal d’infos et de notions que je ne connaissais pas. Ça conforte aussi mon idée de base : Pierre Rabhi et son colibri me sortent par les trous de nez et ce ne sont pas les gestes individuels qui vont sauver le climat mais bien le rapport de force contre les grosses entreprises. L’individualisation des responsabilités ne fait que masquer les vraies causes structurelles et les véritables coupables de la crise climatique. Et au final, notre argent finance (in)directement avec les banques ce système destructeur.
Cela dit, j’ai vite compris où il voulait en venir et les couches de chiffres qui s’empilent les unes sur les autres, ça devient franchement indigeste sur la fin. Mais le plus gros raté pour moi, c’est la conclusion. J’attendais une vraie claque dans la gueule et au lieu de ça : platitude totale. Une conclusion fade, scolaire, qui tourne autour de l’extrême droite (ok, je suis d’accord, mais on vote une fois tous les quatre ans…) et des mouvements féministes (ok aussi, mais ce n’est pas vraiment leur cheval de bataille principal ici). Bref, une conclusion de niveau CM1. Je ne m’attendais pas à ce que l’auteur ait LA solution magique, mais au final il s’est contenté d’assembler les infos sans vraiment prendre position. La vraie conclusion, c’est moi qui dois la tirer.
Tres bonne analyse de Mickael Correia qui remets en place l'impact des mesures individuelles face a l'action criminelle des multinationales des énergies fossiles. Les gouvernements et entreprises font tout pour culpabiliser et individualiser le consommateur finale. Certes, les consommateurs doivent changer leurs habitudes, mais l'impact de mesures individuelles est limite. Particulièrement, les grosses entreprises du fossiles (ici China Energy, Saudi Aramco, and Gasprom) n'ont que faire du climat et continue leurs stratégies et leurs marketing. Ils mettent tout en place pour se verdir et cacher leurs actions, afin de continuer le business coute-que-coute. Que peut faire un consommateur, quand ces entreprises s'arrangent avec les états pour signer des accords en secret ? quand ces entreprises financent des études pour "changer le sujet" ou financent des projets sociaux pour améliorer leurs image ? Mickael Correia remets les responsabilités la ou elles sont, c.a.d aux grandes entreprises fossiles, aux riches, et aux corrompus. Le consommateur n'a pas la capacité de se protéger d'eux. Les gouvernements, au niveau international, doivent empêcher ces entreprises d'agir, et nous devons pousser les gouvernements dans cette direction, aussi tôt que possible.
Bien que très mauvaise pour la tension artérielle, cette enquête hallucinante et très bien documentée est un outil essentiel pour comprendre et lutter contre l’horreur qui nous attend. Les politiques aiment à pointer du doigt les comportements individuels (des pauvres), tout en laissant les vrais responsables empocher des milliards à l’abri des regards (ah, ce beau système de corruption qu’on nomme lobbying…). Si le savoir est une arme, ce livre est une bombe. Se prévoir une séance de yoga et/ou de boxe après chaque séance de lecture pour sa santé.
Un livre captivant qui aborde la thématique urgente du changement climatique avec gravité et réalisme. Le style d'écriture de l'auteur est clair et accessible, et les personnages bien développés maintiennent le lecteur en haleine tout au long de l'enquête. Ce livre offre un aperçu effrayant des conséquences dévastatrices de notre activité sur l'environnement et souligne l'importance d'une action rapide pour protéger notre planète. Je recommande ce livre à tous ceux qui s'intéressent à l'environnement et à l'avenir de notre planète.