[SERVICE PRESSE].
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Persona de Maxime Girardeau.
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Mon résumé :.
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Franck est commissaire au mythique 36 quai des Orfèvres. Appelé sur une scène de crime peu banale, le voilà bientôt pris dans un tourbillon de victimes mutilées mais vivantes, affublées de masques colombiens fixés à même le visage. Toutes les pistes même a une seule et même personne, Kahl Doe, mais rien ne s’imbrique. Aidé de son équipe mais également par Elga, Ariane, Carl et Yann, des personnes extérieures, il fait tout son possible pour retrouver le coupable.
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Franck à la soixantaine. Commissaire au 36, il a vu et résolu des enquêtes toutes plus atroces les unes que les autres. L’affaire sur laquelle il est, dépasse l’entendement. Un tueur sadique mutile des victimes en prenant bien garde à ne pas les tuer. Elles finissent handicapées à vie, sans possibilité de guérison.
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Kahl Doe est un vice président arrogant, glacial, imbu de lui-même et extrêmement antipathique. Tous les indices le désigne comme le coupable idéal.
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Elga travaille chez Google. Amie de la femme de la première victime, elle s’attache à Franck et met ses connaissances à disposition de la police.
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Ariane est un pro des réseaux sociaux, regroupement de données et geek affirmée. Grâce à elle, l’enquête démêlera quelques informations capitales.
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Mon ressenti final :.
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J’ai un avis mitigé sur ce roman. En fait, j’ai aimé sans aimé. Sensation très bizarre...
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Découpé en trois parties, la première partie a clairement été la plus difficile à lire. L’histoire se met en place avec une lenteur qui m’a donné plusieurs fois envie de stopper ma lecture. Nous découvrons les protagonistes au fil des chapitres et dans un premier temps, rien ne les relient entre eux. J’ai eu l’impression de lire des parties de romans différentes les unes des autres, cela m’a particulièrement agacé. Seuls les chapitres concernant Kahl m’ont ravie. Il est froid, glacial même, j’ai tellement adoré sa personnalité et la manière dont l’auteur le fait vivre, il a été un coup de cœur pour moi. J’ai cru me diriger vers un cours de marketing accru, étouffant et assommant, comme j’en vis de temps en temps au travail.
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C’est vraiment à partir de la deuxième partie, quand on commence à comprendre le lien entre les personnages que j’ai réellement accroché, mais sans être pourtant impatiente de découvrir la suite. Les descriptions sont bien écrites, on s’imagine facilement les lieux, les moments, les sévices mais je n’ai pas ressenti d’oppression, de dégoût. Les personnages évoluent à leur rythme, Franck se fait happer par cette enquête sordide et il a de plus en plus de mal à retenir sa frustration. J’ai aimé les passages où interviennent les personnes extérieures à l’enquête. Elga est sympathique et pas trop envahissante, Ariane et Yann sont transportés par la joie de transmettre leurs connaissances et d’aider à faire avancer l’enquête. Carl, le psy, intervient de manière trop furtive pour qu’on s’attache à lui. L’équipe de Franck ne voit pas forcément d’un bon œil l’arrivée de ces inconnus, surtout Laurence, le bras droit du commissaire.
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La troisième partie est véritablement la meilleure. L’enquête piétine, puis repart. On apprend et comprend enfin les tenants et les aboutissements, et là encore, petite déception. J’ai été étonnée par leur simplicité finalement. Je m’attendais à quelque chose de plus... je ne sais pas, en fait. Je ne m’attendais pas à la fin proposée. Le contenu me paraît disproportionné par rapport au fait qui a tout déclenché.
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Concernant l’écriture de l’auteur, nous sommes face à un roman extrêmement bien écrit. Un énorme travail de recherche a été fait, je pense, ou alors l’auteur a une excellente connaissance de Paris, ses quartiers, ses rues et ses sous-sols, je ne sais pas mais chaque détail est là pour apporter un plus à l’histoire et ce fut très plaisant. J’ai ce même retour sur l’histoire des masques pré-colombiens et sur tout le jargon médical. Des mots souvent simples, parfois soutenus mais compréhensibles permettent de suivre le fil de l’enquête sans trop de mal. Franck est le personnage le plus travaillé, à mon sens. On ressent bien le flic parfois désabusé, investi, frustré, satisfait. Un bon vieux flic à la sauce Columbo, je l’ai beaucoup aimé. Mais c’est vraiment le personnage de Kahl qui m’a le plus intrigué et marqué. Ces chapitres sont empreint de froideur, de prétention, d’orgueil, je l’ai vraiment adoré.
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Dans la première partie, il est beaucoup question des grandes entreprises où travaillent nos personnages. Google, facebook et autres, et le détail de leurs personnalités, pour accéder puis tenir les fonctions auxquelles ils sont affectés sont décrites avec justesse et connaissances pointues. Travaillant personnellement dans un grand groupe international, j’ai pu très facilement transposer ces descriptions à mon propre cercle professionnel, voire à moi-même, et ce fut intéressant de vérifier la véracité des faits. Un gros travail a également été fait sur la psychologie des personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. J’ai aimé découvrir les personnalités des victimes et faire la relation avant-après de ces personnes. Également, à travers les personnages d’Ariane, on découvre la face cachée des réseaux sociaux, d’Internet et de comment est géré le respect de la vie privée. Ça fait peur !
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En conclusion, je dirais que c’est un roman qui mérite d’être lu car il est complet. L’auteur s’est donné beaucoup de mal en terme de recherche, l’écriture est plaisante et agréable. Pour l’intrigue, ma foi, ce sera à chacun de définir son degré d’horreur. Personnellement, j’attendais plus de mal-être, d’oppression. Mais j’ai tout de même apprécié ma lecture.