ls s’appellent Gaëlle, Charlotte ou Julien. Ils vivent dans un village de l’Allier, à Cerbère, sur la Côte Vermeille, ou à Neufchâteau, dans les Vosges. Ils sont jeunes, compétents, et cherchent aujourd’hui leur voie professionnelle. Le champ des possibles devrait leur être grand ouvert. Pourtant, leur horizon est largement bouché. Parce qu’ils grandissent loin des centres de décisions, à l’écart des flux économiques, parce qu’ils résident au coeur de petites villes, dans des zones pavillonnaires, des villages ou des espaces ruraux, 60 % de nos jeunes n’ont pas les mêmes chances de réaliser leur potentiel que leurs camarades des grandes métropoles. Ces millions de Français, absents du débat public et dispersés sur le territoire, ont un point commun : le parcours d’obstacles qui s’impose à eux. Autocensure, manque d’informations, assignation à résidence, fragilité économique, absence de réseaux, fracture digitale… ils cumulent les difficultés et, pire, se sentent ignorés. Hors radar. Les Invisibles de la République apporte un éclairage inédit sur les questions d’égalité des chances et propose des solutions pragmatiques, issues du terrain. La jeunesse de la France périphérique n’a plus à subir ce déterminisme territorial. Pour eux, pour nous, il faut agir !
Un livre nécessaire pour comprendre le quotidien de 2 jeunes sur 3. L’un des seuls ouvrages sur la France périphérique, les obstacles auxquels font fassent les jeunes et les solutions innovantes pouvant être apportées par des politiques publiques. La première moitié était plus instructive que la seconde, quelque peu décevante car élogieuse de Macron (le livre a été écrit au tout début de son quinquennat) et du concept « méritocratique », tout autant criticable. Globalement, un livre à lire car poussant à la réflexion, tout en gardant une certaine distance vis-à-vis de la coloration politico-idéologique des auteurs.
Enquête saisissante, qui fait réfléchir et permet de réaliser que cette jeunesse est l'oubliée des politiques comme des médias, qui se focalisent sur la violence et le "politiquement correct" dans une sorte de condescendance compassionnelle.