Octobre 1912, à peine arrivée à Montréal depuis le Rhode Island, Maria Desrosiers a l'intention de faire venir de l'Ouest sa fille Nana pour l'aider à prendre soin d'un bébé qui naîtra bientôt. Août 1914, un an après avoir traversé le continent canadien pour rejoindre sa mère, Nana frémit en entendant les rumeurs de la guerre : comment pourrait-elle retrouver son paradis perdu, ses plaines de la Saskatchewan ? A deux ans d'intervalle, mère et fille deviennent des fugueuses et parcourent un jour la même rue Sainte-Catherine, ces Champs-Elysées de Montréal, pour tenter de rattraper leurs vies en déroute. Emportées par la nostalgie des lieux qu'elles ont quittés, elles espèrent recoller les morceaux de leurs rêves, brisés comme une tirelire par le marteau du destin. Traversant ainsi la ville dans un chassécroisé fébrile, elles sentent bouillonner fort en elles la maladie des Desrosiers : changer le mal de place en pensant que le bonheur se trouve ailleurs...
«Après» La Traversée du continent«, paru en 2007, ce second volet de »La Diaspora des Desrosiers« plonge aux racines mêmes de l'oeuvre balzacienne de Michel Tremblay en redonnant une enfance à Nana, celle qui deviendra la fameuse Grosse Femme, pierre angulaire de son univers si attachant.»
Né en 1942, Michel Tremblay grandit dans un appartement de Montréal où s'entassent plusieurs familles. Ses origines modestes marqueront d'ailleurs ses œuvres, souvent campées au cœur de la classe ouvrière, où misères sociale et morale se côtoient. En 1964, il participe au Concours des jeunes auteurs de Radio-Canada, avec une pièce de théâtre intitulée Le train, et remporte le premier prix. C'est à peine un an plus tard qu'il écrit l'une de ses œuvres majeures, Les belles-sœurs, dont le succès perdure. La pièce est jouée pour la première fois en 1968 au Théâtre du Rideau Vert.
Michel Tremblay est l'auteur d'un nombre considérable de pièces de théâtre, de romans, et d'adaptations d'œuvres d'auteurs et de dramaturges étrangers. On lui doit aussi quelques comédies musicales, des scénarios de films et un opéra. Ses univers sont peuplés de femmes, tantôt caractérielles et imparfaites, tantôt fragiles et attachantes, qu'il peint avec réalisme et humour. Vivant les difficultés du quotidien, ses personnages au dialecte coloré ont d'ailleurs contribué à introduire dans la dramaturgie et la littérature d'alors un niveau de langue boudé des artistes : le joual.
En 2006, il remporte le Grand Prix Metropolis bleu pour l'ensemble de son œuvre.
En 2017, le Prix Gilles-Corbeil lui est décerné pour l'ensemble de son oeuvre.
Une lecture agréable, qui se fait bien même si je n'ai pas encore lu le tome 1 de la diaspora des Desrosiers. Les personnages ont des nuances tellement intéressantes!
J'aurais mis un 3,5. La Saga se poursuit, on en apprend un peu plus sur les tantes et la mère de Nana. C'est une série que j'ai plaisir à lire, un volume à la fois avec de longs intervalles.
J'aurai mis un 3,5. J'ai bien aimé me promener avec Nana dans les rues de Montréal du début des années 1900. J'ai préféré ce tome au premier. Hâte de découvrir le troisième tome!
The second novel in the Desrosiers Diaspora Series. Delightful descriptions of the sisters’ relationships and Nana’s coming to live with her mother and brother in Montreal.
Court mais puissant, cette première lecture de Michel Tremblay m'a sidérée et surtout donné envie d'en lire plus. La comparaison avec Zola s'impose avec une telle force que je me demande si elle n'est pas un peu facile (une recherche rapide montre une ambition de mémoire bien plus personnelle que celle de Zola, avec une visée sociale sans doute plus modeste): documentation de la langue parlée "réelle", personnages puissants et réalistes, écriture sans pudeur ni sordide, je n'ai qu'une envie, m'attaquer à toute l'œuvre du romancier. Pour ce qui est de ce roman, c'est une introduction dans un monde de femmes qui rappelle la condition défavorisée qui était la notre il y a si peu de temps -- et retrace deux itinéraires symboliques, celui d’une mère et sa fille d’un milieu très modeste, fuyant leur condition pour mieux y retomber... mais leur lutte change, au fond, bien plus que ce qu’elles peuvent percevoir. Ce voyage dans un féminisme inarticulé, celui des petites gens et de la culture populaire, est passionnant en ce que l’auteur ne tire pas pour ses personnages les conclusions auxquelles seraient bien incapables de parvenir, mais nous fait ressentir l’expérience émotionnelle qu’elles traversent. Une perle!
This was an enjoyable tale about coming to Montreal in the early 1900s. It is told from the perspective of the mother, who comes after her marriage and love affair in the US come to an end, and the 11 year old daughter, who was given by her mother to her grandparents in Saskatchewan and who barely knows her parent. The story is one of character, again an earmark of the Canadian novel, and the slow peeling away of the layers. Montreal of course plays a huge part and it was fun to go walking down the streets of that beautiful city.
Deuxième tome de la saga sur la jeunesse de Rhéauna. L'histoire se poursuit. Le livre présente deux tranches de vie spécifiques : la marche de Rhéauna vers la gare Windsor et l'arrivé de sa mère un an plus tôt dans la même ville. Ce tome est plus intime. On en apprend un peu plus sur les tantes de Rhéauna, un peu plus sur sa mère et son arrivée à Montréal. On en apprend surtout beaucoup plus sur Montréal au début du siècle. Tremblay a porté une attention particulière à la description de la ville. Ce sont ces petits détails qui m'ont enchantés le plus.
Really enjoyed this book and rate it four and a half stars. Michel Tremblay can describe simple life moments with such clarity and feeling. The moving from present to past was well crafted and the book ends at its beginning of Nana arriving in Montreal which we found a beautiful way to end the story. We are Montrealers and can visualize the scenes in this book. This book should be read after "Crossing the Continent" to get its full impact. Can't wait to read the next instalment of the Desrosier family's saga.
Quand même un peu étrange qu'un livre à la gloire de Montréal soit écrit à Key West. Les personnages sont toujours aussi savoureux. J'ai ri à plusieurs reprises. La scène au Marché Saint-Laurent était particulièrement (littéralement?) savoureuse. J'ai aussi aimé le clin d'oeil (je pense?) à Gabriel.
This book really touched my heart. In it, I recognized the language, the places, and the humanity of Maria, Tititte and Teena.
I loved all the references to literature: Le petit chaperon rouge, Alice au pays des merveilles, Les milles et une nuit! This really hit home for me as it truly demonstrated how literature shapes how we see the world. Perfect!