D’accord pour les façades poches, les néo-manoirs, les faux souvenirs, l’architecture d’entrepreneur, les expropriations injustifiées et le cri du coeur concernant la négligence des lieux significatifs de notre histoire sociale, architecturale et artistique et bien sûr des terres et des rivières.
Moins d’accord avec la glorification du passé, la nostalgie des villages duplessistes, l’idée de préserver des immeubles en zone inondables, préserver la mémoire d’un parc de roulottes temporaire et le rejet de tout ce qui se construit aujourd’hui en aluminium, composite et matériaux moins nobles. Tout ce qui s’est construit il y a 100 ans n’était pas patrimonial au moment d’être construit. Qui voudrait du Faubourg à m’lasse ? Ainsi, les autoroutes laides, les bungalows en vinyle et les horreurs actuelles devront-ils être préservés dans 150 ans, devenus du patrimoine ?
J’aurais aimé que le livre soit plus nuancé, moins pamphlétaire et présente des pistes de solutions. On occupe le territoire différemment en 2023 qu’en 1923.