En découvrant, flottant dans l'espace, 76 cadavres entassés dans un caisson à peine pressurisé pour passer un téléportail vers une vie meilleure qu'ils ne connaîtront jamais, Nävis est profondément marquée. Ce n'est pas la première fois que des malheureux tentent de quitter leur planète en guerre et finissent vaporisés. Nävis refuse de fermer les yeux et laisse parler toute son humanité.
Ca fait du bien de retrouver Nävis. Cette fois-ci, les auteurs ont décidé de filer la métaphore de la migration. On va donc voir notre héroïne infiltrer une filière qui exploite une espèce aux très belles ailes. Ces gens souffrent, et l'histoire arrive bien à nous faire ressentir de l'empathie pour eux. Et je trouve juste dommage que le scénario soit aussi manichéen. Cela dit, c'est toujours aussi bien dessiné, et le scénario est assez correctement conçu. Qui plus est, certains éléments permettent de bien montrer qu'il s'agit d'un univers qui vit même lorsque Nävis ne regarde pas.
Très bon, les étapes que doivent franchir les migrants font froid dans le dos. Petit bémol: Navis commence pas mal à devenir une Mary-Sue avec son pouvoir de téléportation, ses aptitudes au combat et sa capacité à susciter l'indulgence chez les autorités (et le public), malgré ses gestes souvent illégaux.
Mais j'avoue que dans ce tome-ci, ça passe bien. :)
J'aurais donné plus d'étoiles si ça avait été possible. Histoire sur les migrants, très bien réussie et très touchante. Dans mon TOP 3 des meilleurs "Sillage", à ce jour.
J'adore lire sillage, mais je trouve que l'histoire se rallonge plus que le nécessaire. J'ai envie de voir la trame principale sur le passé de Navis avancer plus.