«Depuis que je suis entrée dans votre bureau étriqué, Monsieur l'officier, vous attendez une jupe en lambeaux, du sang sous les ongles et des témoins. Je crois que vous auriez préféré une foule rugissante devant mon corps dévoré par des chiens haineux; leurs babines rosies de moi; mes os à vos pieds. Des preuves à récolter. Un viol à voir. Moi, j'aurais préféré ne jamais me rendre sous le cerisier, il y a trois mois, en avril dernier.»
Ce livre fait à peine 120 pages, mais je l’ai trouvé tellement long à lire…
La plume de l’auteure ne me plait pas du tout. J’ai souvent du relire 1 phrase, car je ne comprenais pas son sens.
L’histoire est redondante et sans action, seulement des faits, des idées mis sur papier.
Le sujet est important, car nous parlons du viol, par contre, le format du roman ne m’a pas interpellé. Il n’y a pas de chapitre, donc ça rend la lecture moins fluide.
Bref, je l’ai terminé, mais ce n’est clairement pas la meilleure lecture que j’ai faite.
Le message est le bon, mais j'étais confuse par la plume.
C'est un récit qui nous décrit de façon très impactante l'échange entre une jeune fille qui a subit plusieurs semaines auparavant de la violence sexuelle et un policier. Nastasia Rugani dénonce le doute qu'il met sur ses paroles, ses regards, ses réflexions déplacées, "pourquoi tu n'es pas venue à ce moment là alors" et autre "tu es sûre que tu ne le voulais pas au fond". Le jugement, le jugement et encore le jugement qui pousseront certains à ne jamais témoigner.
Si l'autrice a voulu donner un aspect tourmenté à sa plume pour refléter la psychologie de son personnage, c'est finalement ce qui m'a perdu. C'est un roman qui ne s'arrête pas, c'est un seul et même long chapitre, ce qui fait qu'on ne respire pas. Aussi, à partir du moment où on faisait rentrer la poésie dans le récit je trouvais que je sentais l'autrice et plus la jeune fille qui parlait. Donc ce qui est un bon livre pour ses thèmes ne l'a pas été pour moi dans son écriture. A la fin, c'est confus, confus et encore confus. Oui ça représente l'état d'esprit du personnage mais c'était assez insupportable à suivre.
Pourtant c'est un livre que je me verrais recommander dans certains cas. Attention, il est parfois très cru et très TW bien sûr (flashs backs).
le thème de ce livre est très important, tout le livre est bouleversant et les remarques de l’officier sont juste horrifiantes. Mais je suis assez mitigée parce que la plume est spéciale et même si le livre est très court (une centaine de page), il est très long à lire, et j’ai mis du temps à rentrer dans l’histoire.
Je poursuis mon chemin. Je refuse de demeurer en exil. Un jour peut-être, les garçons redeviendront des hasards de joie. C'est la possibilité d'être moi qui m'attend à l'extérieur. Avril abolira le cerisier, je m'en fais la promesse, Quitter les barbelés car je m'en viens survivre, En métamorphose. Un jour, sans un soubresaut de honte, je serais à l'aube de moi même. La pluie aura le goût du printemps Les cerisiers seront en fleur ailleurs Et je regarderais ce parc du haut de mon cœur Qui ne s'étourdira plus. J'écrirai le vrai de mon viol, Et je serais vivante.
C’est un livre d’une grande intensité qui nous met face à la détresse du personnage principal. La douleur de son viol, d’abord, sa mort intérieure, puis celle, incomparable, mais néanmoins presque aussi puissante, de devoir tout revivre, de devoir faire face à un inspecteur qui ne la croit pas, qui pose des questions douloureuses, qui revient sur des détails, qui la force à vivre et revivre chacun des moments.
Une claque, j’ai lu ce livre en une journée. Un témoignage poignant qui est renforcé par l’utilisation de la première personne. Ce n’est pas une simple histoire, c’est le combat de milliers de personnes. J’ai eu des frissons à certains passages.