Ce que vous nous avez fait En ce monde Nous ne craignons plus vos secrets Ce qui existe en nous Nous le portons Autour d’un même feu
Reflet d’une période sombre, celle des pensionnats autochtones, Ni kistisin / Je me souviens évoque avec lucidité les fractures qui s’inscrivent dans le cœur et le corps des enfants dépossédés de leur culture et de leurs racines. Bien que la douleur préside à l’écriture des poèmes, ceux-ci sont indéniablement porteurs de douceur, de tendresse et d’espoir.
Traversé par les murmures du vent, par la fluctuation des eaux de la rivière et par la mémoire, ce recueil posthume tend vers un désir de transmission, de filiation et invite à la célébration de la vie.
Je dois d’abord dire que je ne m’y connais absolument pas en poésie. J’ai vu ce recueil comme un outil pour l’auteur de s’ouvrir sur les pensionnants autochtones, sur le avant, pendant, après. J’espère que le processus a pu être libérateur pour l’auteur, personnellement, ça vient toujours me chercher ce genre d’œuvre du survivant.
Encore une œuvre chargée en émotion qu’aura inspiré le pensionnat de Fort George (malheureusement on s’entend).
Ce sont les filles d'Édouard Itual Germain qui ont décidé de publier le recueil des poèmes de leur père après sa mort subite.
De la prose qui raconte la vie et la joie qui se mélangent aussi aux souvenirs tordus de ses années au pensionnat de Fort Georges. Il n'avait que 6 ans lorsqu'il est devenu pensionnaire. Certains termes reviennent à plusieurs reprises dans différents poèmes, mais c'est difficile de rester indifférente face à ce maelström d'émotions.