Ou plutôt, n'y a-t-il qu'un seul amour ? Parle-t-on du même amour pour une œuvre ou pour l’être aimé ? Qu’en est-il de notre amour ? semble adresser Amigorena à celle qu’il aime et qui ne sera pas auprès de lui cette nuit. N’a-t-il pas déjà écrit tout au long de sa vie sur des musées, des expositions, des peintures ? Oui, cette promenade nocturne au musée Picasso sera donc une tentative de s’extraire de l’amour, de prendre la distance nécessaire pour tenter d’y mettre des mots.
Justement les mots, il les dépose, les juxtapose et joue avec. Au cœur du musée endormi, les interrogations deviennent des affirmations, les affirmations des interrogations. Tenant résolument le fil de l’amour, Amigorena attend, dans le sommeil et les rêves, que les œuvres le guident et lui apportent quelques réponses. Dans cette nuit de solitude forcée, où s’invitent Picasso, Giacometti ou encore Vermeer et Bataille, il explore avec pudeur et profondeur le sentiment amoureux, l’écriture, les œuvres, et ce qui inextricablement les lie.
Santiago H. Amigorena écrit, depuis vingt-cinq ans, un projet littéraire qu’il a nommé, pour lui-même, Le Dernier Livre. Ce projet comporte six parties qui couvrent chacune six années de la vie du narrateur. La première partie, publiée en 1998, s’intitule Une enfance laconique et se compose de deux chapitres : Le premier cauchemar, qui raconte pourquoi, à l’âge de dis-moi, l’obscurité commença de lui faire peur, et La Première Lettre, qui s’achève en 1968, lorsque le narrateur, muet de naissance et plus, apprend enfin à écrire. Une jeunesse aphone, deuxième partie du projet, comporte également deux chapitres : Les premiers arrangements, publié en 2002, qui révèle la manière dont le narrateur, en 1973, découvrit la politique et sa plus noble possibilité (l’amitié) ; et Le Premier Exil, à paraître. Une adolescence taciturne, troisième partie du projet, se compose du Second Exil (publié en 2002), où le narrateur endure l’une des deux douleurs aiguës autres que dentaires les plus déchirantes de sa vie (celle d’avoir été arraché à sa langue maternelle), et des Premières Fois (publié en 2016), vaste catalogues des premières fois de l’adolescence qui s’achève par la dernière (celle où le narrateur fait l’amour pour première fois). La quatrième partie, Une maturité coite, couvre les six années suivantes et se compose également de deux chapitres : les joies intenses des deux ans du Premier Amour (2004) et les intenses souffrances des quatre années de la Première Défaite (2012). Le Premier Silence et L’Autre Silence, dont l’écriture n’est pas encore commencée, seront respectivement le premier et le second chapitre d’Une vieillesse discrète, cinquième partie du projet. Et enfin (et ouf ! pourrait-on dire et observer), la sixième partie, pour des raisons qu’il est prématuré d’expliquer ici, aura pour titre La Septième Partie. Un certain nombre d’annexes, écrites sur des modes mineurs, sont également au programme. Certaines ont déjà été publiées (1978, 2003 parue sous le titre Des jours que je n’ai pas oubliés, 2086 parue sous le titre Mes derniers mots), d’autres (1941, 1983, 2008, 1780, 2005) ne sauraient tarder.
Amigorena nous offre ici une triple réflexion. Réflexion sur l'amour, réflexion sur l'art et réflexion sur l'amour de l'art. Quand je dis l'art, ici je parle surtout de peinture. Isolé une nuit dans un musée, l'auteur nous partage ses réflexions, es errances et des divagations. Étant assez peu connaisseurs en matière de peinture, cette partie m'a un peu moins interpellé, mais les passages sur l’amour sont tout simplement magistraux! Franc, mais poétique, d'une grande beauté littéraire et découpé au couteau, vif et sec à la fois. Une écriture qui m'a énormément rejoint et un auteur que je découvre et relirai avec plaisir! À lire!
une petite claque littéraire je n’ai aucun souvenir d’avoir mis ce livre dans ma pile à lire mais, en la fouillant, j’ai vu le titre Il y a un seul amour et j’ai su qu’était venu le moment de le lire
et quelle surprise? j’ai directement été happée par la beauté de l’écriture et la facilité de l’auteur à jouer avec les mots et à les mettre en scène. le récit est d’une poésie sans nom et, malgré sa longueur réduite, est chargé de réflexions sur l’amour, l’art et l’amour de l’art. je pense que je le relirai un jour à tête encore plus posée parce que je suis certainement passée à côté de plusieurs des choses qu’il a à offrir
“que mon envie de te parler ne soit jamais plus forte que celle de t’entendre”
"Il y a un seul amour" est le récit littéraire d'une nuit dans le Musée Picasso au moment où celui-ci présente la superbe exposition Picasso - Giacometti. Après Le peintre dévorant la femme de Kamel Daoud et La leçon des ténèbres de Léonor de Recondo, j'étais ravie de découvrir les élans imaginaires de Santiago H. Amigorena. Premier à avoir vécu cette expérience, Santiago H. Amigorena a mis longtemps à écrire ce récit. Le titre a transformé en affirmation l'objet des interrogations de Santiago H. Amigorena tout au long de ce court récit où Georges Bataille ("Expérience intérieure") l'accompagne tout autant que Vermeer.Cette lettre d'amour est une introspection sur l'amour humain et son rapport à l'art en général et plus précisément à la littérature. Le rêve et la réalité s'entremêlent pour donner une leçon d'amour à celle qu'il a laissé en cette nuit esseulée. La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Un véritable coup de cœur. J'étais tellement plongé dans ma lecture que je n'ai pas vu le temps passer. La fin m'a sortie d'une transe, tellement j'étais à fond dans ce que je faisais. Une série de questionnement pour cette nuit au musée.
J'aurais pu vivre à tes côtés pendant des années sans comprendre cette chose si simple: tu es plus belle que toutes les autres parce que tu es plus vraie.
Je suis vraiment heureuse d'avoir lu cet Merveilleux livre , j'adore c'est un peu comme lire de la poésie, ce livre- là m'a rempli le cœur d'autant des sentiments.