While on vacation with her family in Valencia, Claire Halde witnesses a shocking event that becomes the catalyst for a protracted downward spiral and a profound personal unravelling as she struggles to come to grips with her role in the incident. This haunting novel, which unfolds across three timelines set in as many decades, takes the reader on a dark journey through the minds of three women whose pasts, presents and futures are decided by a single encounter on a scorching summer afternoon.
Née au milieu des années 1970 sur le boulevard Taschereau, Annie Perreault n’a d’autre choix que de grandir avec des envies de dépaysement. Au lieu de se tracer un avenir professionnel reluisant, elle fomente des plans d’évasion : chercher la beauté et la poésie dans les livres, les films et les voyages. Diplômée de l’Université McGill en études russes et littérature française, elle publie en 2015 L’occupation des jours (Druide), recueil qui lui vaut une mention d’honneur du prix Adrienne-Choquette. La femme de Valence est son premier roman.
C’est que ce livre ouvre plein de portes et n’en ferme aucune. À tel point que je me demande si elles avaient de l’importance au final.
C’est un roman qui m’a donné l’impression d’un Guillaume Musso au départ. Un aspect qui semblait fantastique dans un monde purement contemporain. Le hic c’est que les Musso sont solidement addictifs, ce que La femme de Valence n’arrivait pas à faire dès le départ.
Pour moi il y a des enjeux dans la construction narrative de ce roman. L’élément déclencheur n’est jamais expliqué. On retourne en arrière, on va dans le futur mais pas pour en savoir plus à propos de ce fameux suicide soudain. Si le but c’était de parler de choc post traumatique, celui de Claire, il aurait fallu connaître Claire un peu avant cet événement, nous l’a faire apprécié et découvrir, puis hop, nous lancer cet événement là. Le but de ce roman est flou. Si c’est dans un désir d’évolution psychologique, de libération psychologique, de mystère, peu importe, il faut une ligne directrice et finir ça avec de quoi de satisfaisant. J’ai l’impression qu’on s’est égaré.
La perspective de la fille de Claire est un peu plus intéressante, mais encore là je me demandais constamment dans quel but elle était là.
J'ai été très déçu part cette lecture dont j'avais tant entendu parler. Un mélange de récit de voyage, de drame et de pensées de marathonienne... L'écriture est belle, mais ne m'a pas particulièrement touché par sa forme et ses réflexions. Quant au personnage principal, cette femme m'a laissé complètement indifférent. Je comprends l'histoire et je vois bien le public pour ce genre de roman, mais ce n'était pas pour moi et cela ne m'a pas du tout plus malheureusement. Le côté très fragmenté de l'histoire n'a rien ajouté de positif à mon appréciation.
This is certainly a novel where setting is a character. Valencia is integral to the story, whether touring The City of Arts and Sciences or exploring the Ciutat Vella, as well as venturing into the slightly less salubrious areas beyond the tourist centre. Horchata and fartons are de rigeur (check out our post on where to get the BEST horchata and fartons in Valencia, plus a selection of top eateries and further book recommendations).
Claire Halde is on vacation in Valencia with her family from Montréal. They choose to stay at the Valencia Palace hotel, which is situated in the outskirts. It seems an odd choice, but here she is with her husband and two children, ready to immerse herself into the sights of the city. Whilst unwinding by the pool back at the hotel, she has an encounter that will change her life. She is passed a tote bag by a random woman for safekeeping; a shocking event ensues.
The family returns home, shaken, and Claire is numbed by her own inaction. She carries the guilt with her and eventually she decides to return to Valencia, to, what, retrace her steps? Seek atonement? Find out what the woman really wanted of her? Discover her identity? Whatever drives Claire is ‘unfinished business’.
Forward to 2025 and a woman is running in the Valencia Marathon, a breathless stream of consciousness, possessed by random thoughts as she conquers each kilometre. The prose has little punctuation and you can feel the pad of her running shoes on the tarmac as she strides and then heaves her body towards the finish line.
Claire clearly went downhill after her dreadful experience and the narrative reflects the fractured nature of someone sliding into mental health problems. As a reader, one observes the marionette-like responses of a person flailing around in the aftermath of tragedy. How to make sense of it? Perhaps one can’t.
This is ultimately a thought provoking read, I particularly enjoyed it because of my close association with Valencia. Although plenty of buildings and sights are listed, ticked off and revisited, the city isn’t given a particular personality. The novel is a fairly short read, it won’t allow you to really get close to the characters but offers an insight into a choice of actions and the ripple effect actions then have on others. One woman’s actions unleashed a whole domino process on people she never really met. That is the serendipitous nature of encounters both positive and negative.
J'aime commencer un livre sans en avoir lu la quatrième de couverture, sans savoir de quoi ça va parler ou à quoi m'attendre. Certains livres en disent long juste avec un titre, mais dans ce cas, que ce soit le titre ou la couverture, on ne pouvait vraiment deviner de quoi il s'agissait. Alors j'ai commencé la lecture et j'ai tout de suite été fascinée. L'introspection dans la psychologie de Claire, et de Laure par le biais de la perte de sa mère, à travers une épreuve, un traumatisme, est impressionnante et sonne tellement juste.
D'abord les personnages, donc. Claire est de plus en plus définie au fil du récit et on comprend graduellement que l'événement de Valence n'a qu'exacerbé des problèmes qui se trouvaient déjà là, enfouis. Mais on comprends aussi le choc, la culpabilité, la détresse. C'est tout cela qui fait de Claire un personnage crédible, entier, qui n'est pas qu'une facette, qu'une surface plane sur laquelle on lirait traumatisme, mais un tout avec une histoire qui la mène du début à la fin du récit de manière conséquente. Laure, quant à elle, est tout aussi complète, tient certains aspects de sa personnalité de sa mère, mais surtout de son absence. Et ici aussi, on ne voit pas que cette absence dans le personnage, on voit son amour de la course, son introspection, son acceptation.Vient ensuite le style. J'ai adoré la forme fracturée en petits chapitres, divisés eux-mêmes en fragments. Ça donnait vraiment le ton à l'histoire, cette division, cette fracture. Même chose pour les kilomètres du marathon. L'écriture elle-même est belle, même sans être absolument remarquable.
Enfin, l'histoire. Si la prémisse peut laisser croire à un roman triste, déprimant, parce qu'il raconte l'histoire d'une femme qui doit vivre avec le souvenir d'avoir vu une femme se suicider, la manière dont le récit est présenté ne tourne pas en déprime, mais en quelque chose de bien plus lumineux et efficace. On ne tombe pas ici dans des clichés de traumatisme, on entre plutôt dans la psychologie d'un personnage qui ne veut pas abandonner le combat contre sa propre psyché. Et cette histoire passe aussi par sa fille qui raconte en parallèle comment elle a vécu les événements qui ont marqué sa mère, et les années qui ont suivi.
Je ne veux pas en dire plus, pour éviter de trop en révéler sur l'histoire qui mérite d'être lue. C'est vraiment un magnifique livre. Encore une fois, Alto ne m'offre que des livres de qualité et je ne peux que m'en réjouir.
Livre construit en trois temps, à propos de trois femmes et une ville :
- Une mère blasée, devouée pour sa famille visite Valence. Une inconnue qui passe teintera la suite de son parcours. - Quête d'une mère qui survit avec le poids de son indifférence et de son impuissance. - Une femme qui tente de retrouver sa mère en elle en courant un marathon.
Manière intéressante de ficeler ces parcours de vie. J'aurais aimé comprendre un peu plus d'où provient le mal de vivre de la mère.
Ce que je retiens : on court pour se sentir vivant.
J’ai beaucoup aimé la plume. Toutefois, quelque chose m’a vraiment embêtée. L’élément déclencheur à tout le chamboulement de cette cette femme était à mon avis trop faible. Je dois ajouter que la course, qui fait partie de la trame, ma particulièrement plut. Peut-être que si je n’avais pas été une coureuse j’aurais aimé un peu moins ce roman. Il en demeure que pour cette jeune auteur qui débute, je suis d’avis qu’elle a beaucoup d’avenir.
"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
"C'est parle silence qu'on mesurait l'éloignement, la solitude."
Valencia leaves its mark on three woman, profoundly affecting their lives. Told from alternating mother/daughter POVs, this novel leaves many questions unanswered. Just none of the really important ones. Lyrically written, absorbing. Liked it a lot.
Annie Perrault's translation is a great read. I am planning a trip to Valencia soon and was hoping for some cultural context. Annie does a fine job with a nice narrative. The serious theme is dealt with well. I love when a story travels over many generations. She also addresses the whole drama/tragedy along with long distance running with good insight into the sphere as well.