Pieds nus dans l’aube est le premier roman qu’a publié Félix Leclerc et, de génération en génération maintenant, elle rejoint de nombreux lecteurs. L’écrivain y rend compte de sa vision du monde. C’est un roman de souvenirs qui se déroule dans un monde fermé, La Tuque, son village natal, rappelant la société canadienne-française d’avant la Deuxième Guerre mondiale, repliée sur elle-même, dominée par les riches anglais que le narrateur ne semble pas porter beaucoup dans son cœur. Cette société, Félix la présente comme livrée à elle-même, à la misère et à la pauvreté ; c’était avant le bien-être social, les allocations familiales, l’instruction obligatoire... Par la voix de son narrateur enfant, Félix revit une époque heureuse de sa vie, époque qu’il croyait sans doute alors éternelle. Il insiste sur le partage, la générosité, la fraternité humaine. On trouve de belles leçons, encore toute d’actualité, dans Pieds nus dans l’aube, un roman riche d’enseignement qui contient déjà les thèmes majeurs de son œuvre qu’il développera par la suite : l’enfance, la nature, la nostalgie du passé, l’amitié, l’amour, la pauvreté, le bonheur et la mort.
Né à La Tuque, en Haute-Mauricie, en 1914, Félix Leclerc a d’abord été annonceur dans une station radiophonique de Québec, puis de Trois-Rivières, après des études au Juniorat du Sacré-Cœur et à l’Université d’Ottawa. Arrivé à Montréal, en 1939, il interprète sa première chanson sur les ondes de Radio-Canada où il se fait aussi connaître comme comédien. Il obtient un grand succès littéraire avec sa trilogie Adagio, Allegro et Andante, de même qu’avec ses pièces de théâtre. En 1950, il se produit sur la scène de l’ABC de Paris et est rapidement consacré vedette internationale. Lauréat du Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros, à trois reprises, il obtient de nombreuses distinctions au cours de sa prestigieuse carrière. Son prénom est associé à un trophée, le Félix, remis à l’occasion du gala annuel de l’Association de l’industrie du disque du Québec. Il meurt le 8 août 1988, à l’Île d’Orléans, où il s’était réfugié dans les années 1960..
J’avais de la misère à croire ma prof quand elle a dit « Il FAUT lire Félix Leclerc. » vu qu’elle dit ça littéralement à chaque auteur.e qu’elle mentionne, mais pour celui-là, je dois dire qu’elle avait raison.
Félix Leclerc a définitivement une plume unique et magique, et, une fois mêlée au thème de l’enfance et de la difficulté à laisser aller cette période de notre vie, ça donne de quoi de vraiment beau. ❤️
Magnifiques descriptions et de belles réflexions sur la nostalgie de l'enfance... J'ai beaucoup aimé cette lecture malgré son côté régionaliste. Félix Leclerc parvient très bien à recréer les paysages de son enfance... De toute beauté!
J'ai beaucoup aimé le style d'écriture poétique de l'auteur. Particulièrement comment il a rendu tout son village vivant, toute la nature l'entourant vivante. J'imaginais ce monde réel, mais remplit d'imaginaire dans les yeux d'un enfant. J'ai réalisé combien l'enfance est précieuse et comment nos yeux d'enfant altèrent la réalité.
"Et comme l'équipage d'un navire heureux ne pense ni aux arrivées ni aux départs, mais à la mer qui porte, nous voguions dans l'enfance, voiles ouvertes, émus des matins et des soirs, n'enviant ni les ports ni les villes lointaines, convaincus que notre navire battait bon pavillon et renfermait les philtres capables de faire fléchir pirates et malchances." p. 19
"Maintenant, la lumière se faisait ; je comprenais que la vie commençait au berceau pour tout le monde; elle poussait les êtres, exigeant plus des uns que des autres. Je comprenais que le festin n'était pas éternel et les convives interchangeables." p. 177
Que dire de ce livre. Baume, remède aux sécheresses de la vitalité, antidote aux cœurs blasés, lanterne dans l'obscurité du monde adulte, feu follet de la jeunesse et des étincelles éternelles qui fourmillent de la chaleur humaine et de la magie des grands espaces. Que dire, sinon que tout être nécessite un jour où l'autre de puiser dans la source de son enfance. Que dire de ce livre sinon d'aller le lire, de ne plus attendre un instant, de ne pas laisser un autre moment s'échapper sans vous permettre de goûter à la poésie et à la simplicité apaisante dont nous nourrie la plume de Félix Leclerc.
C’est rare qu’un livre m’arrache les larmes. Pieds Nus dans l’Aube est un chef-d’œuvre québécois, rien de moins. C’est les premières années de vie de Félix Leclerc, raconté par l’enfant qu’il était. Tout ça dans une écriture qu’il magnifie d’une poésie territoriale bien propre à lui. C’est beau, c’est rough et c’est tout de même doux.
Lors de ma lecture, les paroles d’Ariane Roy m’ont traîné en tête: “Je suis entre l’enfance et la mort”. Apprendre la vie et désapprendre la quiétude juvénile.
C’est important de se faire rappeler que la science des choses simples existe.
Le genre de livre que l’on ne lit pas nécessairement pour l’histoire, mais bien pour l’écriture et la vision du monde qui s’en dégage. On apprend, ici, à voir la vie avec les yeux d’un enfant ; on y retrouve de la beauté, de la douceur et de la simplicité.
Félix Leclerc avait cette façon particulièrement touchante de personnifier les choses inanimées afin que l’on comprenne l’importance de ce qui nous entoure, il est empreint d’une grande sagesse.
Quand j’ai fini ce roman, je ne voulais pas en commencer un autre tout de suite… je voulais faire une grande marche et penser à mes souvenirs d’enfance. Félix a tellement bien décrit la vie d’un garçon de douze ans qui vient d’une grande famille francophone qu’on se sent témoin à ses découvertes. Loved it!
Roman en partie autobiographique relatant la jeunesse de Félix Leclerc à La Tuque en Mauricie. J'ai bien aimé la description de la nature et la vision du monde qu'il avait en tant qu'enfant. Bien écrit. J'ai trouvé que l'écriture avait un petit quelque chose de poétique. Il manque de rebondissements bien que les thèmes soient agréables.
Un de mes nouveaux livres préférés. J’ai adoré la poésie, la réflection, le Québec, l’enfance, la campagne, l’amitié et l’amour qui ressortaient de chaque phrase. Par moments, ça devient un peu long et redondant, mais c’est très minime. J’ai absolument tout aimé ce que ce classique de la littérature québécoise avait à offrir.
Mon premier contact avec la prose de Félix Leclerc et je comprends maintenant l'engouement. Superbe plume et superbe description d'un village québécois dans les années 20.
À éviter en lecture audio toutefois. Pour une raison qui m'échappe, le narrateur lit en divers niveaux de chuchotement, ce qui rend la gestion du volume très pénible.
Ben bon. Belle fenêtre sur un Québec rural à l'aube de la modernité. Belle fenêtre aussi sur l'enfance, les désillusions et espoirs qui accompagnent l'élan vers l'âge adulte. Les mots de l'auteur sont justes et beaux (sauf "feu", "mort" et "guerre"). Très belle poésie.
Ce livre est un bijou plutôt pour le style poétique et romantique que pour son histoire, qui pourrait sembler banale si elle avait été racontée par un autre. J'ai adoré les mots et les figures de style!!!