Memphis, juillet 1878. En pleine rue, pris d’un mal fulgurant, un homme s’écroule et meurt. Il est la première victime d’une étrange maladie, qui va faire des milliers de morts en quelques jours.
Anne Cook tient la maison close la plus luxueuse de la ville et l’homme qui vient de mourir sortait de son établissement. Keathing dirige le journal local...
Sébastien Spitzer – Ecrivain. Journaliste (TF1, M6, Rolling Stone magazine). Photographe amateur.
Sébastien Spitzer est journaliste indépendant. Il a publié plusieurs livres d'enquête sur l'Iran, les Etats-Unis et le terrorisme international. Ces rêves qu’on piétine est son premier roman. Il vit à Paris.
Incroyable comme ce roman se lit en écho avec la situation si particulière que nous traversons cette année. J’ai adoré cette lecture qui m’a fascinée et transportée au coeur d’une épidémie oubliée de l’Histoire.
C’est un abandon. Le résumé (malgré la situation actuelle) était attirant... toutefois le style de l’auteur a douché cette envie. Le récit est écrit au présent, assez factuel... pas attirant du tout pour mois.
Στο Μέμφις των Ηνωμένων πολιτειών της Αμερικής σε μια εποχή άκρως ρατσιστική, ξεσπάει μια πανδημία που φέρνει γρήγορο αλλά επώδυνο θάνατο.
Οι κάτοικοι πανικοβάλλονται, τρέχουν να φύγουν, μπαίνουν σε καραντίνα και προσπαθούν να επιβιώσουν. Κανένας δεν μπορεί να ξεφύγει από τον θάνατο.
Γνώριμο και επίκαιρο το θέμα και όμως πολύ παλιό. Γινόμαστε μάρτυρες μιας ανατριχιαστικής κατάστασης τόσο ίδιας με αυτή που ζούμε. Ο αναγνώστης κατανοεί την θνητότητα του, την αδυναμία του μπροστά σε έναν άγνωστο κίνδυνο.
Ξέρουμε ακριβώς τι περνάνε οι ήρωες του βιβλίου. Και ο Spritzer καταφέρνει με την γραφή του να μας κόβει την ανάσα.
Ο συγγραφέας δεν δυσκολεύεται να πείσει τον αναγνώστη ότι ζει στην εποχή, ότι ζει τον κίτρινο πυρετό και την πανδημία ακριβώς με τον ίδιο τρόπο που ζούμε τον covid.
Παράλληλα με την πανδημία, γνωρίζουμε την Έιμι, ένα κορίτσι μαύρο που αναζητά τον λευκό πατέρα της για να αποφύγει τον ρατσισμό. Θέλει να αποδείξει σε όλους ότι δεν είναι μόνο μαύρη.
Γνωρίζουμε την Αν Κουκ που διατηρεί έναν οίκο ανοχής και τα κορίτσια της. Θύματα της δύσκολης ζωής, του ρατσισμού και τελικά της πανδημίας.
Ένα βιβλίο που λάτρεψα! Ένας συγγραφέας που θα ακολουθώ! Υπέροχο βιβλίο, υπέροχη γραφή....
J’ai sauté sur ce roman à la seule vue du nom de l’auteur. J’ai tiqué un peu face au titre « La fièvre » ? Mais ça va parler de quoi ??? Pas d’une épidémie j’espère ? Je découvre le résumé, et j’appelle ma mère, persuadée d’avoir fait une énorme boulette😭. Avec Covid et Cie depuis mars, je n’avais pas du tout envie de plonger dans ce genre de livre. J’ai hésité, et puis, tant pis, foutu pour foutu, on va voir si les personnages de Sébastien s’en sortent mieux que nous en terme de gestion épidémique.
Nous sommes à Memphis en 1878. Loin d’Elvis lol.
Keathing est le directeur du journal local, le « Memphis Daily ». Sa femme et ses deux enfants vivent à New York. Keathing est raciste, dominateur et a des affinités avec le Klu Klux Klan, prônant l’apologie du suprémacisme blanc. D’ailleurs, le premier chapitre nous laisse un goût assez amer.
Anne Cook est la propriétaire d’une maison close, »Mansion house ». Elle est française et son objectif est clair : se faire un maximum d’argent. L’un de ses client, Billy, s’écroule en pleine rue en sortant de son établissement. Le patient zéro d’un mal qui va décimer la ville et la couper du monde, et accessoirement, changer les plans d’Anne.
Emmy, jeune métisse de 13 ans, vit chichement avec sa mère aveugle. Elle n’a jamais connu son père et attend son arrivée avec impatience par le prochain bateau.
C’est trois personnages vont être confrontés à la fièvre jaune, épidémie qui a réellement fauché la ville dans les années 1870. Sébastien prend pour point de départ un fait réel pour tisser son intrigue. Et c’est juste passionnant. Je me suis plongée dans le récit avec délectation et envie. La découverte de Memphis, ville tout juste créée une cinquantaine d’année plus tôt, en plein expansion, capitale du coton, avec sa bourse au coton sur Front Street, s’est vue couper du reste des États-Unis, mise en quarantaine, luttant pour sa survie.
J’ai trouvé la manière d’écrire de Sébastien très fluide, accrocheuse. Il a surtout su parfaitement doser le romanesque et la réalité, plongeant le lecteur dans un récit inlâchable. Alors oui, c’est une histoire d’épidémie, mais pas que. C’est une formidable odyssée humaine, où les personnages vont se dévoiler peu à peu. Et la première impression ne sera pas la bonne ! Anne m’a énormément touchée dans sa manière de venir en aide aux malades. Raphaël Brown, l’ancien esclave qui s’est battu pour faire reconnaître son statut d’homme libre décidera de pardonner, et de défendre sa ville, celle qui l’a pourtant exploitée et rejetée. Même Keathing, que je détestais cordialement au début a réussi à remonter dans mon estime, grâce à sa décision de devenir un lanceur d’alerte.
C’est un roman qui laisse la part belle à l’humain, qui en dévoile toutes les facettes, où, grâce à un évènement non maîtrisable, ces hommes et ces femmes vont se livrer, tomber les masques et les faux-semblants. La résilience est tapie dans l’ombre, ne demandant qu’à ressurgir. Une formidable épopée qui ne peut pas laisser le lecteur insensible.
Si on fait le parallèle avec ici et maintenant, je trouve que les personnages de Sébastien ont très bien gérés et sortent grandis de cette épisode tragique. Nous, par contre, suite au confinement et aux réactions que l’on peut voir un peu partout, on ne peut pas en dire autant….
J'adore les histoires d'épidémie (bien avant le Covid, oui) et je ne connaissais pas les ravages que fit l'épidémie de fièvre jaune à Memphis pendant l'été de 1878. Sur le plan historique, rien à redire sur le plan médical (l'épilogue m'a beaucoup touchée) ; certains autres faits relatés dans le livre restent à être vérifiés (quand j'aurai le temps... mais, vu la nature humaine, rien ne peut m'étonner). Sur le plan des personnages, ils sont un peu trop caricaturaux et ils manquent d'épaisseur et de réalisme. Sur le plan de l'intrigue, certains aspects du récit sont restés inexploités. Quand au style, c'est fluide, facile à lire, ce qui est bien dans l'air du temps mais, au moins, on y apprend quelque chose. 3,5
J'ai lu La fièvre de @sebastienspitzer pour la rentrée littéraire. Merci encore aux éditions @editionsalbinmichel pour cet envoi. C'était une excellente lecture 😍
🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Une étrange maladie fiévreuse et contagieuse amenant à la folie est aux portes de Memphis. Des milliers de morts en quelques jours dans le pays. Le maire veut à tout prix taire ce fléau mais Memphis doit savoir...
🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 j'ai adoré ce roman qui prend aux tripes, qui bouleverse et renverse. Il nous révèle la face cachée des gens, bonne ou mauvaise dans une telle tragédie. La tension est palpable, la peur et la terreur se font sentir chez ces Hommes. Les blancs, les noirs, les pauvres, les riches... La maladie n'épargne personne. La ville est prise de panique, des émeutes éclatent, les habitants deviennent fous et s'enfuient. Memphis est une ville morte. Le point fort de ce roman est la puissance des personnages. Même si quelques-uns ne sont pas moraux, on en vient à avoir de l'affection pour eux car ils veulent se racheter et faire le bien autour d'eux. Certains deviennent des héros et d'autres des lâches.
🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un roman entre faits réels et fiction qui s'entremêlent avec ingéniosité. Le gros point fort de ce roman est sans équivoque la beauté et la puissance de ces personnages très attachants malgré leurs antécédents.
Je suis choqué d’avoir avalé les 350 pages de ce roman en une journée ! On ne voit pas le récit passer sous nos yeux. L’ambiance est saisissante, l’histoire de mains tendues contre l’enfer et la maladie. La psychologie des personnages est grandiose. Une jolie surprise !
Memphis le 4 juillet 1878, Emmy va avoir 13 ans. Elle est particulièrement impatiente car son père doit venir la voir aujourd'hui, il a écrit c'est la première fois qu'il serait là près d'elle. Emmy vit avec sa mère dans "une cabane d'esclave". Pourtant ils sont libres aujourd'hui mais nous sommes dans le Sud et le Ku Klux Klan est toujours bien présent et actif.
Un homme Billy Evans s'effondre et meurt dans la rue, il a la langue noire, c'est le premier mort, il venait de New Orleans, est arrivé hier brûlant. Il a passé la nuit chez Anne Cook, et venait voir sa fille...
Anne Cook, c'est la femme la plus riche de la ville, surnommée "Poppy", elle occupe la maison la plus luxueuse de la ville avec ses douze filles. Elle dirige un lupanar. Une sacrée nana.
Keathing dirige le journal de la ville, son journal c'st sa vie. Il est profondément raciste et n'a jamais supporté la victoire des Yankees et l'affranchissement des noirs, il est proche du Ku Klux Klan.
Raphaël T Brown est un ancien esclave qui se bat pour qu'enfin lui soit reconnu le statut d'homme libre.
Cette étrange maladie va les réunir, en révélant leur véritable nature humaine, leur générosité, leur abandon de soi en se consacrant corps et âme pour vaincre ce mal, protéger la ville des pillards, sauver un maximum de gens quelle que soit la couleur de peau.
Sébastien Spitzer nous propose ici une réalité historique, car en 1878, un tiers de la ville fut emporté par la fièvre jaune.
Keathing prendra ses responsabilités en informant la population dans son journal, semant l'exode, un vent de panique.
Anne Cook va tout faire pour soigner un maximum de monde et surtout essayer de retrouver la fille de celui par qui tout a commencé.
Raphaël T Brown sera le premier à prendre les armes pour défendre la ville contre les pillards, cette même ville qui ne voulait pas de lui.
Des destins hors du commun, c'est passionnant. Cela se lit très vite car la plume de Sébastien Spitzer est très réaliste, puissante et nous capte dès les premières lignes. Il interroge l'âme humaine, les sentiments humains dans cette très belle fresque historique.
Ce qui est perturbant c'est que ce roman ait été écrit bien avant l'apparition de la Covid.
Un livre à lire en écoutant "Fever" chanté par Elvis pour s'imprégner de Memphis plus longtemps.
Un très beau roman que je vous conseille vivement.
Ma note : 9/10
Les jolies phrases
C'est la nature de l'homme de cracher son poison comme l'enfant chasse sa peur.
À celui qui a, on donnera encore, mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.
La peur se nourrit de l'ignorance. Chacun se figure le pire. La vague de rumeurs brise toutes les résistances. Même celle de la raison.
Neuf morts, c'est quoi ? Le maire avait raison. On n'allait tout de même pas affoler toute une ville pour une poign��e de victimes ! La dernière épidémie de fièvre jaune n'avait tué que les faibles, les chétifs et les vieux. Pourquoi semer la panique ? Les sœurs de Saint-Mary étaient prêtes. Avec des dizaines de lits disponibles. Memphis était paré. La ville avait survécu au choléra, puis à la peste. Keathing n'aurait pas dû publier cet article. La peur s'attrape plus vite que la vérole.
Et depuis qu'il vit seul, il s'abstient, comme ces curés qui pensent que pour aimer il ne faut pas aimer. Comme si ce verbe splendide conjugué au pluriel se fanait en essaimant.
Anne s'agenouille, les mains sur la fillette, avec l'envie de bastonner cette mère affreuse, cette sœur supérieure avec sa robe de serge, son voile et ses rangées de boutons de bois sur lesquels sont gravés un crâne et une paire d'os en croix. Comment peut-on porter la mort sur soi, autour du cou, en bandoulière ou en boutons? La terre aspire déjà bien assez de morts comme ça. Anne ne comprend pas ces femmes qui s'appellent sœurs entre elles et qui se vouent tout entières à l'amour de Dieu le Père pendant que les autres crèvent. Elle préfère ses filles qui se louent de la tête aux pieds à l'amour sans amour, pour tenter de vivre un peu.
Elle sait que les faux espoirs sont pires que les mensonges. Ils minent tout. Le vrai, qui se charge de faux. Le faux, teinté de vrai. Les nuances, les demi-teintes ne sont que des débuts de mensonge, des moitiés d'illusion.
J’ai cru, dans les premières pages du livre, qu’il serait question de peste : langues noires, vomis.
Mais la fièvre jaune des bords du Mississippi touche et détruit aussi les reins.
L’auteur raconte l’arrivée de cette fièvre meurtrière dans la ville de Memphis. Il s’attache à trois personnages qui se croiseront forcément : Anne Cook, tenancière de la maison close transformée en dispensaire ; Keathing, directeur du journal local, chef du KKK et dont la femme est partie définitivement à New-York ; Emmi, dont la mère est employée de maison pour de riches blancs.
Un quatrième personnage imposant prend les rennes de la villes : Raphael T. Brown. Ancien esclave devenu homme libre, il met en place une milice pour tenir à distance les pillards.
Un roman qui se lit avec facilité, aux personnages attachants, au décor terrifiant.
Evidemment, c’est avant tout le chacun pour soi. Rare sont ceux qui se portent au secours des autres. Une épidémie, quoi….
Une lecture historique dépaysante sur fond de virus.
L’image que je retiendrai :
Celle des coquelicots, fleurs préférés d’Anne, et qui pousseront pour elle sur les berges du fleuve après le calme revenu.
Un roman qui nous plonge dans un contexte de ségrégation raciale et une ambiance chaude et étouffante, propre aux villes du sud des Etats-Unis. Alors qu’une épidémie de fièvre jaune s’abat sur la ville, trois destins qui n’avaient rien en commun vont s’entremêler. Au milieu de la famine, de la pauvreté, de la maladie, l’auteur nous donne à voir l’Homme dans ses pires excès tout comme dans ses plus beaux actes de bienveillance.
Tout à fait d'actualité. Une fièvre inconnue sème la terreur. Comment réagir ? Fuir ? Aider les autres ? L'exemple peut venir d'une tenancière de bordel .
Un livre d’une lecture tres agreable et fluide. Il manque un peu de profondeur, de mystères ou de twists pour captiver complètement le lecteur, mais c’est un bon roman qui se lit vite et bien.
La première scène de ce livre plante brutalement le décors. Memphis 1878, officiellement l'esclavage est aboli depuis une douzaine d'années, dans les faits les anciens esclaves ont du mal à faire leur place parmis la société et à faire respecter leurs droits. Le racisme est omniprésent, le ku Klux Klan by pass régulièrement la loi et impose la sienne.
Seulement l'épidémie de fièvre jaune qui va faire des milliers de morts en quelque jours se contre fout de la couleur de peau, du rang social, de l'âge, du sexe de ses victimes. Elle débarque en ville comme un tsunami et provoque un fléau sanitaire et économique ou la loi du plus fort règne. C'est le K O !
Ce bouquin m'a complètement embarquée! La toile de fond historique est passionnante avec un bon dosage romanesque. Je l'ai trouvé très accrocheur! Un tout bon moment de lecture!
Sébastien Spitzer avait fait beaucoup de bruit sur les réseaux avec son livre « le cœur battant du monde », j’avais donc très envie de découvrir son nouveau roman. On parle de fièvre et d’épidémie : je vous avoue tout de suite que le sujet me fatigue un peu, cela devient redondant. Néanmoins, c’était un excellent livre. Nous sommes à Memphis, en 1878. Les souvenirs de la fièvre hantent encore la ville, quand un beau jour, un homme délirant est foudroyé par la maladie et s’écroule en pleine rue. Est-elle de retour ? Est-ce bien elle ? Au début, personne ne veut y croire, mais la ville devra bien finir par faire face à la vérité : la fièvre a de nouveau pénétré son enceinte. Nous suivrons trois personnages dans cette aventure chaotique. Anne Cook est la propriétaire du bordel de la ville. C’est elle qui s’occupait de la première victime de la maladie. Son établissement deviendra malgré elle, l’un des hôpitaux de fortune pour prendre soin des survivants. Keathing est le portrait classique du sale type : raciste et proche du Ku Klux Klan, il ne bénéficie guère de la plus grande popularité de la ville. Est-ce qu’une situation de crise peut transformer un personnage vil et méchant en un homme plus respectable ? Raphael Brown, lui, est un ancien esclave. Constamment malmené pour sa couleur de peau, il sera l’un des premiers à prendre les armes et à défendre cette ville qui a tout fait pour le recracher. Finalement, nous avons Emmy. Ni noire, ni blanche, elle se retrouve dans le juste milieu des couleurs, qui, paradoxalement, l’exclue des deux côtés. Dans cette ville qui s’effondre, elle tentera de retrouver la trace de son père, tout en protégeant sa mère. Mais les deux missions ne sont-elles pas impossibles pour une enfant comme elle ? Des personnages intéressant et bien construit, avec une psychologie évolutive. C’est très bien fait et on y croit. Une lecture que je recommande, même si vous en avez marre de lire les nouvelles du Covid.
Sebastien Spitzer s’empare de l’histoire d’un virus, celui de la fièvre jaune qui a décimé Memphis en 1878. Se basant sur des faits réels, et faisant écho à notre situation actuelle sans le vouloir, il revient sur cette terrible épidémie. > http://untitledmag.fr/rentree-littera...