Le roman vrai d'un plongeur à la recherche des corps dans l'épave du Sewol, dont le naufrage en 2014 a fait l'effet d'un éléctrochoc sur la société coréenne. Corée du Sud, 16 avril 2014, le Sewol sombre au large de la côte sud-ouest. 304 personnes trouvent la mort dans ce naufrage, pour la plupart des adolescents en excursion scolaire. Énorme scandale qui met en lumière des carences multiples aussi bien dans la gestion de la compagnie privée qui gère le navire que dans l'organisation des secours. Park Geun-hye, alors présidente, est violemment critiquée. Ce drame et ses suites compteront parmi les causes de sa destitution. Le narrateur est un plongeur professionnel qui a accepté d'aller rechercher les corps des victimes piégées dans leurs cabines. Le récit prend la forme d'une supplique adressée à un juge dans le but de disculper un de ses collègues, accusé d'homicide involontaire. Il évoque la difficile remontée des cadavres, les graves traumatismes dont souffrent les plongeurs et dénonce l'incurie avec laquelle ont été lancées et menées les opérations, ainsi que les injustices et les incompréhensions qui frappent ceux qui se sont dévoués corps et âme pour que les familles récupèrent les corps de leurs disparus. Avec le récit du plongeur, en plusieurs épisodes, alternent une vingtaine d'interviews ou de témoignages de parents en deuil, de rescapés ou de journalistes. L'auteur ne donne aucune indication sur le nom du bateau, ni sur le lieu exact du naufrage, ni sur les véritables noms des protagonistes, voulant donner à son récit une portée universelle. En postface, l'auteur indique que le plongeur qui lui a servi de modèle est décédé. L'enquête qui a suivi le décès a conclu à un suicide.
Le 16 avril 2014, le Sewol sombre, emportant avec lui 304 victimes, dont plus de 250 lycéen.ne.s... Les mensonges du Sewol, c'est le récit d'un des plongeurs privés qui avaient pour mission de repêcher les corps des jeunes gens noyés... Le récit prend la forme de lettres, écrites d'après le témoignage du plongeur Kim Gwan-hong, qui s'est par la suite suicidé, entrecoupées de témoignages de proches des victimes, de survivants, ou bien de Coréens "lambda" exprimant leur opinion sur cet événement. J'ai été très surprise de voir presque le mépris de certains Coréens envers ces familles endeuillées, ayant perdu leur enfant, cherchant justice et tentant de comprendre pourquoi le naufrage a été si mal géré et pourquoi tant de vies ont péri alors qu'elles auraient pu, qu'elles auraient DÛ être sauvées...
so hard to read (left me blubbering into my mask while reading in various public transports) but a must read.
poignant and poetic fictional reconstruction of the sewol incident & the injustice and trauma that divers who retrieved the bodies faced -- on a personal and structural level. got me crying in the club. much anger and sad!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'ai tellement pleuré.. C'était très bien écrit. Le travail de ces plongeurs qui en arrivant sur le lieu du naufrage le savent déjà, ils ne sont pas là pour sauver des vies, mais bien rendre le corps des enfants a leurs parents... Pourquoi 304 n'ont pas survécu, pourquoi le gouvernement n'a pas bougé au moment de l'alerte...ce livre est dramatique, foudroyant, mais nécessaire pour comprendre le drame du Sewol
Un conseil avant de lire ce libre : soyez prêt(e)s à verser des larmes et à avoir le cœur bien accroché. Puisque ce livre est écrit selon le point de vue et donc témoignage d’un des plongeurs-sauveteurs ayant été intervenu après le drame, l’immersion est complètement totale.
Une histoire vraie raconté sous forme de roman qui finalement a touché beaucoup de personnes, au-delà même des familles des victimes