À Rouyn-Noranda, un chétif garçon de seize ans se mor-fond dans sa noirceur. Ses proches savent que quelque chose lui est arrivé, mais il refuse d'en parler à qui que ce soit.« Botte-toi le cul. » Animé par ce nouveau leitmotiv gracieusement offert par sa mère, il décide de prendre des risques pour goûter à une vie qui lui semblait jusqu'alors inaccessible. Après avoir appliqué à la prestigieuse Académie natio-nale d'art dramatique, un finissant de cette école, lui écrit pour le séduire, mais surtout pour bouleverser les valeurs et la morale de celui qu'il surnomme Baby boy. Cette histoire d'amour entretenue par textos prendra la tournure d'un cauchemar. Jusqu'où Marc-André le poussera-t-il ?
Antoine Charbonneau-Demers est né en 1994 à Rouyn-Noranda. Après des études en création littéraire, il est maintenant diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. Coco est son premier roman.
Je n’étais vraiment pas certaine que j’allais aimer ce livre, car il me rendait vraiment inconfortable et je croyais m’embarquer dans un roman jeunesse avec une histoire d’amour classique, mais c’était tout le contraire! Baby Boy aborde aussi une première histoire d’amour, mais qui n’est pas rose, et la présente de façon tellement crue, voir perverse, que ça provoque... mais c’était tellement réaliste que je voulais connaître la suite et au final j’ai bien aimé!
J'ai passé la première moitié de ce roman à me demander si j'aimais ça, à me sentir bousculée et mal à l'aise. Et à réfléchir au choix des mots et au côté cru du récit. Je m'inquiétais pour Baby Boy, et pour les lecteurs et lectrices qui recevraient son histoire et pourraient être tenté.e.s de vivre une histoire comme la sienne et Marc-André. J'étais pas bien avec ça. Et après, je me suis dit que c'était complètement ridicule: les mots sont justes, même si choquants. Ce genre d'histoire arrive régulièrement, et on doit en parler. Les ados connaissent, vivent, lisent et voient bien pire et ce, chaque jour. Mes petites inquiétudes de femmes hétéro adulte sont tellement pas pertinentes dans cette histoire-là. Ce roman est important dans le paysage littéraire actuel parce qu'on n'entend jamais ce type de voix. Merci, Antoine, pour ça. Merci de me shaker ben comme il faut. J'espère que Baby Boy résonnera chez bien d'autres personnes comme il résonne encore chez moi depuis que je l'ai terminé.
Je ne m'attendais tellement pas à ça. C'était bon, vraiment bon. Triste parfois, drôle à d'autres moments. Les phrases choc, l'évolution du personnage, sa capacité à assumer sa marginalité, le soutien qui va et qui vient... J'ai adoré ma lecture!
Je dois avouer que j'étais très mal à l'aise en lisant la première partie du roman. Baby Boy fait tellement de mauvais choix, page après page, que j'avais envie de le prendre par la main et lui dire : "Non va pas là, mon gars..." C'est sa relation avec Marc-André qui me dérangeait, surtout. Avec mes yeux d'adulte, je voyais bien que ça n'avait pas d'allure, que le gars profitait de BB. Je me demandais pourquoi BB ne s'en rendait pas compte . Et puis j'ai repensé à ma propre adolescence. Je me suis rappelée qu'à 13-14 ans j'avais le kick sur un gars dans la vingtaine, chambreur chez ma grand-mère, qui m'appelait "jeune fille" et qui s'empressait de m'offrir des lifts quand j'en avais besoin. Je le voyais dans ma soupe et je suis convaincue que je me serais laissée faire s'il m'avait fait des avances. Parce que comme BB, j'avais un immense besoin d'être VUE, d'être aimée pour ce que j'étais. J'avais l'impression d'être invisible pour mon entourage et le peu d'attention que je recevais de ce gars me donnait l'impression d'être spéciale. My god, je suis en train de raconter ma vie... hahaha ! J'imagine que c'est bon signe. Que ce roman m'a fait "vivre des émotions" par la justesse de son ton. Même si ma personnalité et ma sexualité étaient très différentes, beaucoup de choses se ressemblent entre mon adolescence et celle de BB. Bref, un excellent roman, que j'ai trop tardé à lire et que j'ai dévoré en deux jours.
J’ai été captivée par ce roman. Du début à la fin. L’aspect cru de la narration du roman, la déchéance adolescente, la découverte de soi. On se laisse charmer par Baby Boy car il est tellement simple et accessible. On l’aime car on a tous déjà été cet adolescent.e qui cherchait à se frayer une place dans cette micro-société qu’est le secondaire. On l’aime parce qu’on se remémore nos remises en question à l’adolescence, nos insécurités, nos premiers amours, nos premiers partys. On reconnaît cet égocentrisme adolescent, cette misère de vivre et ces émotions un peu trop intenses de nos premières fois. C’est beau de voir baby boy se découvrir, s’assumer, s’émanciper. J’en aurais voulu plus!
Mon avis : Je suis mitigée avec ce livre, c’est vraiment trash et mystérieux à la fois... j’ai trouvé que Baby boy était trop naïf surtout avec tout ce qui touche le partage de vidéos et réseaux sociaux ... c’est tellement d’actualité que je me suis dit qu’il était trop nono de ne pas s’ouvrir les yeux.
J’ai lu le livre d'un shoot car je voulais savoir si j’allais finir par apprécier ma lecture malheureusement, j’ai été déçu. Je trouve ça intense comme roman jeunesse.
Très cru et explicite comme livre, ça surprend. C’est choquant par moment et déstabilisant de savoir que Babyboy vit toutes ces choses, le pauvre. Il finira par se relever et briller à sa façon devant les autres. J’ai vraiment adoré ma lecture.
Ok, je ne m’attendais pas du tout à ça! C’est sans doute le roman le plus « adulte » des éditions du Parc en face que j’ai lu. Il ne peut laisser personne indifférent. On y retrouve à la fois des passages crus, trash et d’autres assez tristes à lire, même si le protagoniste possède une force de caractère totalement incroyable et enviable lui permettant de passer à travers des situations très difficiles. On assiste aussi à une très belle évolution psychologique de sa part.
Puisqu’il y a plusieurs passages explicites, je ne recommande pas ce livre pour des élèves de moins de seize ans et, encore là, ceux qui le liront doivent, à mon avis, avoir déjà une grande maturité. Également, certains éléments du récit (l’univers artistique du protagoniste, par exemple) peuvent être complexes et abstraits pour les élèves.
L’auteur effleure par ailleurs l’univers Drag Queen dans le récit et c’est un aspect qui m’a particulièrement plus plu, même si j’en aurais aimé encore plus. J’espère sincèrement une suite qui se consacrerait exclusivement à cet univers pour suivre le protagoniste dans sa nouvelle étape de vie. Ce serait, à mon avis, un roman avec un thème très peu exploité en littérature jeunesse et qui jouirait assurément de la popularité des Drag Queen chez les ados (tout le monde, en fait!) à l’heure actuelle.
C’est un roman que je recommanderai sans hésitation dans mon entourage adulte!
Grâce à notre cercle de lecture nous avons lu de la littérature « jeune adulte ». Une belle chance parce que je n’aurais pas voulu manquer cette grande rencontre avec Baby Boy. Pendant plus de 400 pages (écrit gros et rempli de conversations par messages textes) j’ai replongé dans le tourbillon qu’est l’adolescence. Une grande quête identitaire où se balance dangereusement le désir de plaire et l’affirmation de soi. À LIRE !!
"Baby Boy" est un jeune garçon de 16 ans qui rêve de devenir acteur. Croyant qu’il doit vivre davantage d’expérience s’il veut être accepté à l’école national d’art dramatique, il se donne trois mots d’ordre : Alcool, drogue et sexe. Ses décisions impulsives et sa nouvelle façon de voir les choses suite à son désir de s’émanciper, l’amèneront rapidement à sortir de sa zone de confort. Il passera par un tas d’émotion différente et fera bien des folies qui l’amèneront au final à accepté qui il est vraiment et à trouver sa voie. • Sincèrement, j’ai dévoré ce livre. J’ai aimé Baby Boy dès les premières pages. Sa naïveté d’adolescent, son sarcasme et son originalité m’ont vite charmé !! Le fait que le livre soit explicite m’a beaucoup plu. Ça fait différent des romans jeunesse habituel et ça fait un bien fou ! Ce livre touche à plusieurs sujets différents. Certains, plus important que d’autres dont l’homophobie et l’intimidation. J’ai aussi beaucoup aimé l’ampleur du message que l’auteur veut nous transmettre sur l’acceptation de soi. L’immense importance de rester soi-même, de s’aimer tel que l’on est et de croire en nous.
Baby Boy a 16 ans et rêve d’être accepté à l’Académie nationale d’art dramatique. Croyant qu’il ne sera jamais accepté, il se lance en quête d’expériences qui le rendront valides aux yeux de l’Académie: alcool, drogue et sexe. Quittant son rôle d’adolescent tranquille, il se lancera dans de nombreuses aventures qui le sortiront de son confort habituel mais qui le pousseront à mieux se connaître lui-même! . Habituellement, lorsqu’on pense à une lecture jeunesse, on s’attend à quelque chose de doux. Baby Boy, c’est l’antithèse des lectures jeunesse habituelles. C’est explicite et cru mais tellement réaliste! C’est un roman jeunesse version 2020 qui n’a pas peur d’être original! Les sujets abordés sont d’actualité avec ce que les jeunes vivent aujourd’hui. J’ai vraiment aimé lire ce livre qui apporte un vent de fraîcheur dans les collections jeunesse!
Antoine Charbonneau-Demers s’est inspiré de sa propre histoire pour raconter celle de Baby Boy, un adolescent trop à l’étroit dans sa vie, qui n’ose pas, qui a peur d’assumer qui il est (entre autres son homosexualité, mais aussi son humour trop efféminé aux yeux de certains), peur de vivre. Mais si on le rencontre dans un moment de grande détresse, il prend rapidement le taureau par les cornes, décidant de se « botter le cul » justement.
WoW WoW WoW ! J’ai adoré le style « cru » de l’auteur qui n’a pas peur des mots. J’adore les histoires qui déchirent l’intérieur et qui nous font prendre conscience du monde dans lequel on vit. J’ai adoré le personnage principal qui se découvre dans son adolescence et dans sa quête de qui il est vraiment. C’est vraiment beau de le voir évoluer et vraiment je suis me suis super attaché à lui. Quelques moments étaient plus difficiles à lire, mais c’est la réalité comme elle est et je crois que c��est pour ça que j’ai autant aimé !
Un roman qui sort parfois un peu trop du réalisme pour mes goûts, mais qui choque. Ce n'est pas un sujet facile et l'auteur l'aborde avec brio. Un adolescent et des adolescent.es qui sont des adolescent.es. Ce ne sont pas de minis adultes déguisé.es et ça fait du bien en jeunesse. Ça permet de vraiment bien croire à cette histoire. Les nombreux dialogues et courts chapitres font en sorte qu'on embarque facilement dans l'histoire qui se termine avec une bonne conclusion un peu surprenante.
Je rêve maintenant d'avoir un.e jeune ado à qui je pourrais faire lire ce livre. C'est un livre important, qui aborde de vrais enjeux sans détour, sans embellir ou voiler la vérité. Même si certains passages sont plus durs à lire, tout dans ce livre est nécessaire.
J'étais incapable de poser le livre, de m'en départir. Je voulais savoir ce qui allait arriver à Baby Boy. Je me suis inquiétée pour lui, il m'a fait rire, il m'a fait sourire, il m'a fait pleurer et je l'ai aimé, d'un bout à l'autre du roman.
Même si c'est un roman jeunesse, je conseille à tout le monde de le lire, peu importe l'âge que vous avez. Il est plus que temps que les fictions québécoises mettent de l'avant des personnages appartenant à la communauté LGBTQ+ et je remercie Antoine Charbonneau-Demers de le faire avec autant de réalisme et de finesse.
Une belle lecture qui peut, en tant qu'homosexuel, nous faire replonger dans divers souvenirs de notre adolescence, avec ses hauts et ses bas. L'auteur nous permet de comprendre ce qui peut se passer dans la tête d'un garçon de 16 ans dans une société où il a peu de repères au plan identitaire. Cherchant à vivre les premiers amours et premières expériences adolescentes, il se voit constamment confronté à sa différence. Il apprend, petit à petit, à faire sa place, à se faire confiance et à se démarquer, tout en conservant un sentiment d'être étranger dans sa propre communauté. Je crois que beaucoup de jeunes adolescents et jeunes adultes pourront se reconnaître à travers certaines portions de ce récit... Je recommande fortement!
Un roman que j'aurais aimé lire lorsque j'avais seize ans et que je me cherchais en mautadine. C'est cru, loin de ce qu'il m'a été donné à lire en littérature jeunesse (ou adolescente). On dirait, qu'en un sens, ça me réconcilie avec certaines affaires, notamment avec le fait que j'avais pour idole Björk. On se sent moins seul, coudonc ! Il y a cette naïveté en Baby Boy que je comprends tout à fait. Avec le recul, on ne ferait pas les mêmes choses, c'est certain. Quand on est un jeune homosexuel et qu'on se sent archi-seul, sans grand modèle, sans grande estime non plus, on est prêt à faire pas mal de choses pour être aimé. Si ce livre réussit à donner de la confiance dans certains autres Baby Boy, eh bien, ce sera mission accomplie.
(sous forme de textos) "-T'as quel âge mon grand? - 16 ans. - Oh oups. - Quoi? - Non, non, rien. - Ah... OK, lol. - Je pensais que tu étais plus vieux. - Ah ouin? Pourtant, on me dit souvent que j'ai l'air jeune.
(sous forme de discussion) - Je parle de ton maquillage, Romy. Tu te maquilles tellement. Tu t'étends volontairement du capitalisme dans la face. Pis je parle de réchauffement climatique, aussi. (...)
C'était bon, ça se lisait bien, c'était divertissant, mais j'avais beaucoup de misère à suivre le personnage principal. J'ai aimé le langage authentique utilisé, mais je suis pas certaine que le personnage m'ait plu, il m'irritait souvent. Bref , j'ai quand même trouvé cette histoire trop courte, j'en aurait pris encore, même si c'était moins mon genre que ce à quoi je m'attendais.
J'ai beaucoup aimé ma lecture, un livre qui se lit ultra rapidement et facilement. Une belle plume et des sujets importants! Si le personnage principal m'a un peu tapé sur les nerfs avec sa manie de faire par exprès pour se faire du mal, j'ai quand même appris à l'apprécier. J'ai aimé son audace et les couleurs de sa personnalité!
Ce roman m'a automatiquement plongée dans mon adolescence, qui s'est terminée il y a plus de 20 ans! Cette envie de vivre des choses extrêmes de façon intense... Le personnage principal peut être difficile à aimer par moments, mais il est très attachant de façon générale (comme la plupart des ados). J'ai énormément détesté le personnage de Marc-André, comme il se doit. Une très bonne lecture!
J'ai dévoré. On ne fait pas dans le cliché à l'eau de rose. C'est bien écrit, réaliste, et un tempo permettant aux jeunes d'aujourd'hui de ne pas décrocher. Je le recommanderai certainement aux jeunes auprès de qui je travaille.
J’ai adoreeeeeee! C’est à la fois violent, triste, santé fait sentir mal et frustrer à la fois. Mais ce roman est révélateur, manipulateur et on ne peu pas cesser de lire, page après page. J’ai adoré, le style d’écriture est fluide, sa nous engouffre.
Une lecture captivante ! Je me suis beaucoup reconnu à l'adolescence, dans les difficultés, les envies, les doutes... C'est aussi un roman qui aborde un côté beaucoup plus sombre des relations et qui en montre les nombreux côté pervers.
When i say i was not expecting to like this book, i mean to be honest i thought i would dnf this at 20% but boy was i wrong. Now can someone please explain WHY THE HELL this isnt considered a classic yet?