Le roi est une figure universelle. Dans toutes les civilisations, il a donne naissance a de nombreux mythes _ mythes eschatologiques, mythes cosmiques, mythes de renouvellement et d'eternel retour _ et symboles _ celui de la fertilite et de la fecondite, celui de l'unite et de la nation, celui du salut en particulier. Remontant a l'origine des temps, il constitue, avec le pretre, l'une des figures les plus importantes que l'homme a elaborees tant son role apparait essentiel dans l'histoire politique, sociale, economique et militaire.Le roi chretien, le Fils du Ciel chinois, l'Inca, l'empereur romain ou le basileus byzantin, au-dela de la diversite des monarchies qu'ils incarnent, presentent une evidente parente. Qu'il s'agisse de ses insignes _ le trone, la couronne, le sceptre _ ou, plus profondement, de ce qu'il represente pour son peuple, bien des traits fondamentaux definissent le roi, et d'abord sa sacralite. Tenant son pouvoir de Dieu (ou des dieux) et des hommes, en harmonie avec Dieu, dont il recoit une force specifique qui lui permet de regner, il est aussi un homme, en qui tous se reconnaissent. Il est donc au point de contact du ciel et de la terre, nombril de l'univers, axe cosmique. Responsable de son peuple, au point de devoir parfois s'immoler pour lui, il doit assurer son bonheur en le protegeant, en se montrant juste. C'est la sa premiere tache. Genereux, bon, guerisseur, il doit controler la regularite des phenomenes naturels, gages de fertilite et de fecondite _ faute de quoi il n'est plus un vrai roi, mais un usurpateur."Jean-Paul Roux, historien orientaliste, a consacre une large part de son oeuvre a l'etude des peuples turcs et mongols ainsi qu'a l'histoire comparee des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthese dont" La Religion des Turcs et des Mongols, Le Sang, mythes, symboles et realites, Jesus."
Jean-Paul Roux, PhD (5 January 1925 - 29 June 2009) was a French Turkologue and a specialist of Islamic culture.
He was a graduate of Institut national des langues et civilisations orientales, the École du Louvre, and the École Pratique des Hautes Études. In 1966 he was awarded a doctorate in literature in Paris. He was Director of Research at CNRS from 1957 to 1970, the Science Secretary for the Department of Oriental Languages and Civilizations from 1960 to 1966, and a teacher of Islamic art at École du Louvre. He was General Commissioner for the Islamic Arts at the Orangerie de Tuileries in 1971 and also the Grand Palais in 1977. Jean-Paul Roux's Genghis Khan and the Mongol Empire (2003) has been described as an "admirable short introduction" by historian David Morgan.[1]
To jest, generalnie, przyjemna i przystępna w lekturze książka dla nie-specjalisty. Jean-Paul Roux zbiera w niej mnóstwo faktów i danych, dotyczących funkcjonowania monarchii, tak w planie rzeczywistym jak i symbolicznym, w rozmaitych kulturach świata. Niemniej, ja widzę dwa zasadnicze problemy z tą książką. Po pierwsze, autorowi zdarzają się nieścisłości, gdy mówi o antyku: nic wielkiego, ale bywa nie do końca dokładny - a to znaczy, że może bywać niedokładny także i tam, gdzie mowa o czymś, na czym się nie znam, więc nieścisłości nie stwierdzę. Po drugie, autor jest tak bardzo monarchistą i zwolennikiem idei królewskiej, że to bardzo, bardzo, bardzo widać. Za bardzo trochę, jak na obiektywne naukowe pisanie. Ale generalnie warto, choć z mojego punktu widzenia z pewnymi zastrzeżeniami.