Nicolae Labiş s-a născut în satul Mălini din judeţul Suceava la 2 decembrie 1935. După absolvirea şcolii primare din satul natal, a urmat studiile liceale la Fălticeni şi la Iaşi. Compunea poezii şi poveşti încă din copilărie, iar debutul publicistic are loc la nici 15 ani, în ziarul „Zori Noi“ din Suceava (1950). Urmează publicarea unor poezii în revista „Viaţa Românească“ (1951). După absolvirea cursurilor Şcolii de Literatură „M. Eminescu“ din Bucureşti (1952-1954), devine redactor la „Contemporanul“, apoi la „Gazeta literară“. În 1954 frecventează timp de un semestru Facultatea de Filologie din Bucureşti.
Încheiere(fragment) “Copiii cresc și unii se despart De cei ce le au dat viața prin iubire. Plecările din tine-n alte lumi Să nu le iei nicicând drept despărțire. Când eu greșesc ori mă stropesc noroaie, Mă chemi și eu la tine vin tiptil, Și-n foșnetul luminii din frunzișuri Mă faci din nou nevinovat copil.”
Le critique Eugen Simion fait remarquer la fraîcheur, la vitalité d' homme "de la montagne", des altitudes que recèle sa poésie, ainsi que l'inspiration qualifié de "néoromantique", ayant comme source lyrique Mihai Eminescu. Son poème le plus célèbre, présent dans ce recueil, s'intitule "Moartea caprioarei" [La mort de la biche]. Lors d'une expédition cynégétique très étrange, un enfant fait soudain la découverte d'une immense planète inconnue, régie par des lois cruelles. L'ardent désir de reporter le sacrifice, pour que dure à jamais le paradis de l'enfance pure : l'univers tout entier revêt la couleur pourpre et sanguinaire (pe zare curge sânge). On peut citer d'autres poèmes tels que Albatrosul ucis [L'albastros assassiné], variation sur un thème baudelairien, qu'on n'a pu, de manière posthume, interpréter comme un sentiment prémonitoire de la fin proche. le destin tragique du créateur incompris par ses contemporains n'en est pas moins empreint de grandeur : le cimetière brille, les coquillages lumineux lui servent de tombe scintillante. On comprend qu'il soit présenté par l'un des plus grands auteurs roumains de science-fiction, Voicu Bugariu, qui est également critique. Voici ce que Bugariu écrit et qui a été traduit par Andrée Fleury dans "Les meilleurs histoires de science-fiction roumaine" réunies par Vladimir Colin aux éditions Marabout (cf. ma bibliothèque) : "Après leur entrée dans le vaisseau et lorsque toute liaison entre eux et moi s'est trouvée interrompue, j'ai ressenti l'émotion d'un père dont les enfants partent pour la première fois en voyage, très loin de la maison. Ils transmettraient des messages, mais d'une manière unilatérale". Cette histoire est bien aussi celle du "narrateur" de "La mort de la biche". Bugariu a théorisé sur les structures ouvertes et définissait la science-fiction comme celle où les conflits ne sont pas résolus. Celui entre l'enfance et l'âge adulte, par exemple...