¿Por qué resulta tan difícil definir la pornografía? ¿Se trata de una invención moderna? ¿Es una forma insidiosa de discriminación sexual? ¿Atenta contra la «dignidad humana»? ¿Perjudica gravemente a la juventud? ¿Qué molesta, en definitiva, de la pornografía? Los argumentos sobre la «degradación de la mujer», la «protección de la juventud» o la «incitación a la violencia sexual» siempre son exhibidos por aquellos que quisieran justificar la prohibición de la pornografía escrita o visual, o bien imponer restricciones muy importantes a su difusión. Pensar la pornografía aspira a demostrar que esos argumentos carecen de fundamento o que no pueden servir para justificar decisiones públicas en democracias laicas como las nuestras. Este ensayo no es una «defensa de la pornografía» propiamente dicha, sino que propone una crítica sistemática de los argumentos contra la pornografía que se utilizan con mayor frecuencia en el debate público y una crítica del «moralismo» en general, en nombre de una «ética mínima».
Le fameux ouvrage sur la pornographie publié par le PUF ! On s'attendait à un ouvrage bien-pensant contre la pornographie, et ô, surprise, c'est un ouvrage bien-pensant pour la pornographie !
L'auteur tente de comprendre, plus que de nous faire comprendre, pendant toute la longueur de l'ouvrage, les questions principales autour de la pornographie : comment définir la pornographie - seulement par rapport à l'érotisme - la différence ne serait-elle que dans l'éclairage ? La pornographie nuit-elle à la jeunesse ? Qu'est-ce qui dérange dans la pornographie ? Et aussi, un problème parmi d'autres, la pornographie est-elle une forme insidieuse de discrimination sexuelle ?
Depuis les hauteurs brumeuses de la philosophie analytique, il conclut toujours qu'il ne sait pas (la différence entre érotisme et pornographie ? Bof), mais qu'en tout cas, le traumatisme individuel des "victimes" de la pornographie (les guillemets ne sont pas de moi, mais de lui, qui doute du fait qu'il y ait jamais eu de victimes à cause de la pornographie) n'est pas suffisant pour remettre en cause l'aspect moral de la pornographie - et pour lui, on en restera là.
C'est ce qui est frustrant : on demeure dans le théorique,dans la démonstration abstraite, ce qui nous plonge forcément dans l'impasse théorique : la pornographie c'est bien, parce que même si ça fait du mal à quelques personnes, on ne peut pas admettre ce fait empirique dans notre démonstration analytique. Donc, toi, la femme violée sur un plateau de tournage porno, toi, la femme violée par un malade après qu'il ait vu un porno, toi, toi et toi, les jeunes filles toujours plus conditionnées sur le plan sexuel par la démocratisation du porno : et bien je ne vais pas te prendre en compte, car l'image pornographique en soi ne peut pas être tenue pour responsable. Ne va-t-on pas un peu vite ?
On ne peut simplement pas évoquer un problème aussi physique que la pornographie en restant si théorique, en se passant d'exemples ! ça n'a aucun sens ! Parfois, l'auteur était tellement abstrait dans ses réflexions que je me demandais... Mais, a-t-il vraiment déjà vu un film porno ? Ou sa connaissance se limite-t-elle à Pornhub ?
Parce que franchement, je veux bien qu'on soit théorique, mais il y a quand même pornographie ET pornographie... Dire que la pornographie est morale parce qu'il y a même des mouvements féministes qui la défendent, en citant le féminisme pro-sexe post-porn et Wendy Delorme, c'est faire une grosse erreur. Wendy Delorme justifie-t-elle la pornographie ? Oui bien sûr : sa pornographie, sa propre pornographie ! Son droit à la pornographie ! Soutiendrait-elle pour autant l'industrie pornographique contemporaine, qui viole des femmes en direct, qui les frappe, les insulte, les exploite par centaines ? Rien n'est moins sûr. La pornographie telle qu'elle apparaît dans le documentaire Hot girls wanted, la pornographie omniprésente et extrêmement majoritaire, voilà précisément ce contre quoi les féministes pro-sexe se battent en promouvant leur propre pornographie : c'est donc un contre-sens de mettre les féministes pro-sexe sur le même plan.
L'auteur s'en fiche, il met tout dans le même sac, allant jusqu'à mentionner "viol" dans une liste de "pratiques sexuelles minoritaires" présentes dans la pornographie. Ça m'a fait bondir.
Le chapitre sur la discrimination sexuelle dans la pornographie contient des passages honteux. L'un des premiers arguments utilisés pour contrer l'idée selon laquelle le corps féminin est "dégradé" et "humilié" par l'industrie pornographique est : "après tout, l'homme aussi a l'air ridicule". Mais on ne parle pas de "ridicule", nounouille, on parle d'humiliation et de dégradation ! On parle du harcèlement par internet, dans la vraie vie, du fait de ne pas pouvoir retrouver du taff pour une femme après avoir fait un film porno, parce qu'on la considère comme amoindrie ! Est-ce que l'homme est ridicule dans un film porno ? Bien sûr : "Hé, il a une sacrée tronche, Jojo, dans cette vidéo porno où il joue un plombier à moustaches !" La femme, au-delà du ridicule, est souvent frappée, elle est tuée dans les films snuff, elle est exploitée par l'industrie, elle est racisée ("latinas suck gringo cocks", encore une fois cf. Hot girls wanted), elle est discriminée.
Dans un thème aussi délicat que la pornographie, on ne peut pas se passer d'exemples, on ne peut pas mettre toutes les images pornographiques dans le même sac.
Je ne suis pas, personnellement, abolitionniste, par rapport à la pornographie ; mais j'ai envie de défendre les thèses des féministes américaines radicales, devant tant de partialité. Je ne comprends même pas que le Puf ait publié ça - pas parce qu'il s'agit d'un ouvrage pro-pornographie, mais parce qu'il s'agit d'un ouvrage pro-pornographie absolument partial, et selon moi, ignorant, dans sa volonté d'abstraction, les différences cruciales au sein de la production pornographique.
Saggio estremamente interessante che fa riflettere molto. All'inizio del libro hai una tua precisa idea sulla pornografia, sapresti darne una definizione, alla fine non sei sicur* se hai mai saputo effettivamente cosa sia. Illuminante. A meno di essere un retrogrado bigotto, in questo caso Ogien vi insultarebbe a sufficienza nel corso dei capitoli.
Me siento feliz de haberme topado con este libro porque lo cierto es que a pesar de conocer bibliografía en relación a la cuestión de la pornografía no conocía este título. Es relativamente corto y, al menos, conmigo ha cumplido su objetivo que era suscitar la reflexión sobre el porno.