Cet essai traite d'identité, de nationalisme et de féminisme du point de vue d'immigrantes de 2e génération. Les 2 premiers chapitres ont un ton très universitaire, mais le reste est accessible à tous ; et je dirais qu'il devrait être obligatoire pour tous. Pour le décrire de manière réductrice, je vois dans cet essai le pendant francophile-nationaliste (déçue) au Nous, les autres de Toula Drimonis, davantage anglo-fédéraliste. Le point commun : les deux font le constat d'un Nous-Québécois qui rejette le Eux-Immigrant, même si le Eux est de 2e génération, né au Québec '' exemplaire '' comme on aime le dire souvent.
Est-ce que c'est confrontant ? Oui. Est-ce que la société peut s'améliorer sans les critiques justes de ceuxcelles qui la compose ? Non. J'ai envie de dire que c'est agréable d'entendre des voix minoritaires qui ont œuvré pour le PQ, pendant le référendum, se positionner sur la quête identitaire du Québec, mais surtout celle du PQ, parce que trop souvent on exclut les critiques de ceux qui craignent que nationalisme et xénophobie se confondent, en disant que de toute façon le Eux n'est pas intéressé par l'indépendance, et cet essai prouve tout le contraire.