Tout commence quand Arthur, dix ans, trouve de la crème glacée au fudge dans la neige, et que trois petits voyous, les RJ, lui cassent la gueule. Arthur se sauve et se réfugie dans une école désaffectée, où il tombe sur Choukri, alias Barbe bleue, dandy schizophrène et premier citoyen de la commune d'Hochelaga. Là vivent du monde qui veulent changer le monde. Avec Styve Taillefer, Arthur se met à revendre ses médicaments dans la cour d'école; ensemble, ils se lancent dans le trafic de pilules pour financer la révolution. La vie se transforme : le mois de mars rallonge, des barricades de neige hautes comme des maisons apparaissent dans les rues du quartier, on creuse un tunnel sous la commune et on joue au golf sur les glaces du fleuve. La police va finir par s'en mêler, c'est sûr, mais rien ne peut plus les arrêter.
L'évasion d'Arthur ou La commune d'Hochelaga, c'est des enfants, des poqués, des anars, des malades, qui prennent leur vie en main et exigent l'impossible; c'est le roman comique d'un écrivain à l'esprit contestataire et à l'optimisme radical.
J’ai eu de la difficulté à accrocher à ce livre, sans bien réussir à mettre le doigt sur ce qui me déplaisait.. À certains moments, j’aimais bien le style de l’auteur et l’écriture, tandis qu’à d’autres, elle ne paraissait caricaturale au maximum
« Tsé, quand tu dis va chier à ton chum parce que tu l’aimes? »
En début de lecture, ce qu’exige L'ÉVASION D’ARTHUR OU LA COMMUNE D’HOCHELAGA de Simon Leduc, c’est un certain laisser-aller, un abandon. On ne saisit pas d’emblée vers où va ce livre, mais on est rapidement charmé par la fluidité du langage, par le flot naturel de ce qui est raconté. La forme n’est pas tout à fait conventionnelle. Où veut aller l’auteur? Où nous amène-t-il? Plusieurs chapitres, titrés singulièrement, chacun animé ou narré sans uniformité. À un moment donné, le temps d'un chapitre, l'action se déroule dans un autobus; Hé bien c'est la conductrice qui agit comme narratrice de ce chapitre. Le ton change souvent d’un chapitre à l’autre : réalité mordante de la vie citadine d’un quartier pauvre, celui du titre; fantaisie et monde imaginaire, où ni les « méchants », ni les « bons » le sont sans raison.
Les nombreux personnages sont attachants et nuancés. Les décors sont dépeints avec un réalisme qui doit découler du vécu local de l’auteur. L’écriture est belle et inventive; Plusieurs perles lyriques parsèment les pages. Les choses sont présentées comme elles le doivent, selon le langage de la rue, mais aussi avec une poésie sous-jacente qui fait du bien. Les dialogues sont réalistes (et souvent très drôles). Le changement de ton (ou de narrateur) éloigne la monotonie.
- Écoutez les gars, on laissera pas Styve et Arthur crever là. Faut juste agir avec un minimum d’intelligence. - T’es-tu en train de dire qu’on est des osties de pas bons? - Des mangeux de tites molles trempées dans le brun? - Des licheux de smoked meat qui aiment pas le poivre? - Un poste de police, ça s’attaque pas de même! Vous avez beau être en crisse, ça prend un plan.
L’appréciation de ce roman évolue en crescendo, c’est-à-dire que mon emballement était exponentiel à la pagination croissante. Lorsque je déposais le livre, j’avais déjà hâte de le reprendre pour en poursuivre la lecture. Bref, un très bel effort littéraire qui annonce une belle carrière à Simon Leduc, dont c’est ici le premier roman.
« Sous le poids des bottes qui les écrasent et les fendillent, les glaces se condensent. Leur surface adoucie par la neige réserve aux marcheurs des surprises contondantes, des crevasses et des fissures incertaines. … Le vent balaie leurs traces, emporte la conscience des dangers et le souci de la prudence. C’est le début de l’après-midi, des nuages minces avançant lentement voilent à peine la lumière du soleil. Les craquements sous leurs pas ne sont plus que plaisir. C’est comme s’aventurer dans un champ de Rice Krispies. »
J'ai eu un plaisir fou à lire se livre! C'est con parce que ça m'a littéralement pris un ans pour le finir, mais c'est vraiment parce que je prenais mon temps pour le déguster. Il faut dire que j'ai aussi des longues passes où je ne lis pas ou j'ai beaucoup de difficulté à lire des romans pendant des mois, voir des années, mais la pandémie m'a vraiment remis sur les rails… J'espère que je ne vais pas dérailler de sitôt, j'ai encore une bonne quinzaine de livres achetés ces derniers mois à lire.
Je ne sais pas trop comment décrire mon expérience de lecture de L'évasion d'Arthur ou la commune d'Hochelaga. C'est bien écrit, l'histoire est amusante et intéressante, les différents points de vue sont fort bien amenés, dans une écriture qui s'adapte même selon les protagonistes, heille, ça se passe même dans mon prochain hood. Pourtant, j'étais incapable de m'y plonger le soir et ça me prenait tout mon petit change pour en lire quelques passages, préférant même errer sur mon cellulaire de longues minutes sans but. Un bizarre bizarre de 3 ❤️ sur 5.
Pour un premier roman, c'en est un très bon, beau à part de ça.
Beau, d'abord par la plume éclatée et inventive qu'on y découvre, ainsi que par la douce folie d'un récit d'une bande d'écorchés qui ont de la débrouille, avec les petites réussites et les échecs lamentables que ça implique.
En somme, c'est comme une descente du coude (clin d'oeil, clin d'oeil) : si on en est l'un des acteurs, c'est nécessairement douloureux, si on en est le spectateur, c'est très divertissant.
C’est un abandon pour moi. J’ai essayé, mais après avoir lu plus de la moitié du livre je ne réussis pas du tout à embarquer. Le style d’écriture ne me plaît pas, je ne comprends pas le fil conducteur de l’histoire. C’est beaucoup trop chaotique pour moi ce roman malheureusement.
La grande force de cette oeuvre est sans conteste la maîtrise des personnages, qui révèlent leurs forces et leurs faiblesses dans toute leur humanité, leurs rêves, leurs désirs de s'élever, leurs besoins de s'aimer. Et malgré leurs maladresses, ou la maladie mentale, ils tentent comme ils le peuvent, avec coeur, de prendre soin les uns des autres.
Les péripéties sont abracadabrantes, parfois grotesques, mais ont du sens dans l'univers particulier que dessine Simon Leduc, dans son écriture découpée au couteau, parfois tranchante, même un peu baveuse.
J'ai toujours adoré les textes de Simon Leduc, depuis Suck La Marde il y a bon nombre d'années. J'ai adoré la première section du livre, je l'ai dévoré. Par la suite, j'ai décroché, j'en ai même abandonné la lecture. Là, quelques mois plus tard, je décide de le terminer, ne restait qu'une centaine de pages et je suis content de l'avoir terminer, de voir le dénouement de l'histoire, la réaction des personnages face aux répercussions de leurs actes. Une lecture différente pour moi, j'ai hâte de voir la direction que prendra l'auteur dans son deuxième roman.
J'ai décroché et je l'ai abandonné à quelques pages de la fin, jetais tanner de me forcer. Chaque fois que je recommencais ma lecture, c'était difficile de me readapter au langage bien particulier de cette oeuvre, écriture qui rend la lecture difficile, moins fluide. Les thématiques sont intéressantes, ainsi que les valeurs prônées par les personnages de l'oeuvre. Cependant l'écriture un peu éclectique ne me rejoignait pas. C'était trop dense trop rapide pis pas toujours clair.. Le genre de livre que tu ne dois pas déposer sinon cest dur se replonger.
Ce livre est venu parler à l’amoureuse d’Hochelag que je suis, à la punk en moi, en la naïve qui croit encore qu’ensemble, on peut changer le statu quo. « L’évasion d’Arthur ou la commune d’Hochelaga » reflète la vraie vie: c’est pas lisse, ça pue et ça prend aux tripes. Là où l’histoire commence et où le lecteur assume que l’histoire nous mène sont deux choses complètement différentes. L’auteur nous emmène ailleurs et c’est un bonheur de l’y suivre.
Ce fut un abandon pour ma part(j'ai lu plus que la moitié du roman). Je n'ai pas du tout accroché à l'histoire que je lisais dans le cadre du prix littéraire des collégiens. Bien que plusieurs personnes semblent avoir apprécié l'humour de ce livre, je dois dire que cette lecture était extrêmement pénible dans mon cas. Désolé...
Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas. J’ai réussi à finir le roman, à plusieurs reprises, je l’ai déposé sans souhaiter reprendre la lecture. Je devais le finir. Les mots sont forts. Parfois, beaux. D’autres fois, ils font sourire, un sourire triste. C’est un petit peu poétique, écorché, puissant et lent. Parfois, je me suis perdue. J’ai un amour pour Hochelaga. Ça m’a assurément influencé.
3.5? J'ai bien aimé lire à propos de la famille principale, et les descriptions de la commune et les difficultés des projets collectifs étaient charmantes, émouvantes, et réalistes, mais il y avait certains choix de style qui m'échappaient et j'ai un peu perdu l'intérêt dans le dramatisme soudain des événements vers la fin.
Quelle lecture! L’évasion d’Arthur ou la commune d’Hochelaga, ou l’art de se dépayser chez nous, en plein Montréal! Ce roman ne s’encombre pas de la réalité, il n’en fait qu’à sa tête et prend la direction que ses personnages lui donnent. Fabuleux et délirant!