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Colonies

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« Je me souviens de mon premier pas sur Opulence, au pied de la rampe du vaisseau, quand j'ai cru avoir écrasé un caillou et que le caillou saignait sur la mousse ; des larmes coulaient sur les joues de ma mère ; j'ai pensé que c'était à cause du caillou. »

Dix récits. Dix histoires de colonies futures, planétaires ou spatiales. Et huit lettres pour un mot qui porte en lui l'essence du space opera. Que Laurent Genefort revisite en maître via la multipolarité de son sujet : l'imaginaire colonial, l'idéologie coloniale, l'aventure coloniale, les horreurs coloniales…

La nature humaine sous l'éclairage de soleils exotiques et lointains, en somme. Le cœur battant de la science-fiction.

345 pages, Paperback

First published March 1, 2019

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About the author

Laurent Genefort

107 books29 followers
Né en 1968, Laurent Genefort a vingt ans lorsque paraît son premier roman dans la mythique collection « Anticipation » du Fleuve Noir. Quarante ouvrages plus tard, deux Grand Prix de l’Imaginaire et un prix Rosny Aîné en poche, il est l’une des figures de proue de la science-fiction française et, sans doute, le meilleur créateur d’univers du domaine.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Théo.
211 reviews41 followers
July 4, 2022
3,5. Ouhla ça fait très longtemps que je ne me suis pas prêté à l'exercice. Ok...hem-hem...allez c'est reparti.

Il y a 3 mois j'ai pu découvrir "Colonies", un recueil de nouvelles de Laurent Genefort publié aux éditions Folio SF (qui ont eu la gentillesse de m'en envoyer un exemplaire, merci à eux).

La conquête/colonisation de l'espace sont les principaux sujets abordés dans ces 10 nouvelles qui sont séparés en deux parties distinctes : colonies planétaires et colonies spatiales, permettant de varier les genres et les narrations de chaque texte.

C'est la première fois que je vais faire ça dans une de mes chroniques, mais en relisant mes notes (d'il y a 3 mois) sur chacune des nouvelles, je les ai trouvées très claires rédigées ainsi, à chaud. C'est donc comme cela que je vous les propose, vous en souhaitant la bonne lecture.

/!\ Et si vous voulez garder une certaine fraîcheur sur ce livre, je vous conseille de ne pas lire ma chronique, qui est assez détaillée /!\

PREMIÈRE PARTIE : COLONIES PLANÉTAIRES

- Le lot n°97 : Une histoire super intéressante à propos d'un musée-ovni. J'ai beaucoup aimé l'originalité et l'efficacité de celle-ci, la plume est fluide et le récit très bien travaillé et raconté. J'adore ce genre de nouvelles de science-fiction.

- Le Dernier Salinkar : Une chouette histoire sur la protection des espèces en voie de disparition, et encore une fois sur une colonisation extrême et abusive de la part de l'homme. Le monde décrit est très évocateur, la plume ainsi que le propos est très fluide, il m'aura juste manqué un petit attachement au personnage ou un retournement de situation pour que le récit me marque plus.

- Le Bris : L'humanité tente de survivre sur une planète inhospitalière. Toujours un grand talent dans la description immersive du monde dans lequel on est plongé, avec une excellente explication scientifique de tout les dangers qu'il comporte. En revanche je ne trouve pas les personnages très bien construits, heureusement que les récits sont axés sur cette question de colonisation.

- Je me souviens d'Opulence : Les mémoires d'un homme qui a vécu sur Opulence. Le format est original de par la brièveté de chacun des souvenirs du narrateur, et cela permet de décrire les particularités de la planète avec une multitude de détails. On alterne entre anecdotes réalistes et celles propres à ce monde particulier, ce qui rend le récit addictif. La fin convient bien au texte mais j'aurais préféré quelque chose d'autre...

- Le jardin aux mélodies : On change de style d'histoire, avec une trame policière et une enquête, tout cela autour d'un jardin aux plantes mélodieuses. J'ai aimé ce côté policier/sf (bien que les deux genres soit très légers), et même si tout les éléments restent très softs on passe un bon moment de lecture. À vérifier par la suite : il me semble que les descriptions des femmes ne soient pas le point fort de Laurent Genefort, on retrouve des fois ce côté "vieillot" et on frôle les clichés pas ouf. Tout doux Laulau.

DEUXIÈME PARTIE : COLONIES SPATIALES

- Longue vie : Mouais. Une femme décide de terminer Le Jeu à l'approche de nouveaux colons. La nouvelle est assez courte, mais les éléments sf sont très complexes pour pas grand-chose au final. J'ai trouvé l'intrigue originale certes, mais moins bien réalisée que les autres du recueil...Ça manque de punch.

- T'ien-Keou : L'histoire d'un garçon TRÈS orgueilleux qui veut intégrer l'élite de la colonie, en gros. Dans le même carcan que les univers des précédents récits avec une mythologie différente et originale. L'histoire est un peu mieux que la précédente car un peu plus longue et développée, mais je trouve encore une fois que les détails surabondants de l'univers perdent le lecteur, et complexifient un récit qui n'est pas si dur à comprendre de base. Heureusement il y a quelques scènes d'action qui rattrapent un peu le rythme.

- La fin de l'hiver : Aaaah intéressant. Une équipe de survivant tente de découvrir ce qu'il y a par-delà les murs de leur monde frigorifique. La nouvelle est assez longue et très intéressante, tout d'abord c'est un récit d'actions puis la révélation tombe. L'ambiance et les détails de ce monde polaire sont très chouettes (j'adore ce genre d'univers), et le récit est cette fois très bien construit. Certains éléments me rappelle beaucoup l'univers d'Hypérion de Dan Simmons...en tout cas c'était très chouette.

- Proche-Horizon : Sympatoche, l'histoire d'une espionne de la Compagnie (élément récurrent des nouvelles) qui cherchent à voler des spécimens d'une colonie un peu spéciale. Franchement bien au niveau du rythme et de la description de tout ce monde, après au niveau de l'intrigue ça a déjà un peu été fait et les personnages ne sont pas hyper intéressants, notamment le personnage principal (et je pense que c'est ce qui m'a le plus gêné dans ce recueil...). Après ça se laisse très bien lire et les questions que cela soulève sur le pacifisme sont très intéressantes. Un chouette moment de sf.

- L'homme qui n'existait plus : La meilleure nouvelle du recueil. On est plus sur une novella (+ de 100 pages), d'un homme enfermé par quelqu'un dans une station orbitale...C'est un huis clos assez original, et le rythme du récit est pour le coup mené d'une main de maître. Les défauts que j'ai retrouvé dans certaines nouvelles sont toujours un peu présents : des descriptions un peu trop complexe parfois, des petites incohérences, un manque d'attachement aux personnages et une sexualisation des femmes sous-jacentes (ici plus qu'ailleurs dans le recueil). Après le récit est vraiment cool dans son coté enquête et huis clos (à la sauce "Misery" en sf).

Ma chronique de cette nouvelle est la même que celles que j'ai faites pour le reste du recueil : les univers dépeints, les concepts inventés et la base des intrigues sont des éléments très chouettes et même parfois super originaux, mais tout cela manque de nuances, de subtilités et d'émotions. C'est ce qui m'a empêché d'éprouver plus de sensations durant ma lecture.

PS : La postface est très intéressante à lire, notamment pour comprendre les liens des nouvelles avec le multivers de l'auteur et l'origine de toutes ces histoires. Ça m'intrigue un peu plus sur le reste de ses écrits.
Profile Image for Magali.
Author 15 books19 followers
August 7, 2019
Ce livre a été lu et chroniqué suite à sa réception dans le cadre de l’opération Masse Critique. Merci aux éditions Le Bélial ainsi qu’à Babelio pour leur confiance !

Bien que grande amatrice des genres de l’imaginaire, je lis peu de science-fiction pure et dure, privilégiant davantage les genres fantasy et fantastique. Mais quand je me lance dans la lecture d’un ouvrage SF, je me tourne souvent vers du space opera. Et un même auteur revient régulièrement dans mes rayonnages : Laurent Genefort. Avec Colonies, l’auteur nous propose un recueil de nouvelles, un format différent des romans que j’avais lu de lui jusqu’alors. Colonies s’attache à nous présenter différentes nouvelles appartenant au sous-genre du space opera (ça tombe bien, c’est mon chouchou dans la SF ! ^^). Des nouvelles où sont abordés différents aspects de la colonisation, en l’occurrence spatiale et planétaire.

Fidèle à mes habitudes, je vais vous présenter chaque texte et donner mon avis pour chacun !

Le Lot n°97 démarre tout en fanfare et en poésie. Dans ce texte tout aussi fascinant que révulsant par moments, Laurent Genefort s’attache à nous présenter différentes émanations artistiques au travers d’un collectionneur si passionnée qu’il en frôle la folie. Une jolie réflexion sur le sens de la beauté artistique, transposée aux cultures les plus exotiques qui soient – celles non humaines.

Le Dernier salinkar nous jette dans une toute autre ambiance. Les salinkar sont d’étranges et placides créatures qui se meuvent sur la planète où le personnage principal habite. Tellement placides qu’ils sont facilement tués. Une nouvelle qui évoque la terrible manie de l’Homme à bouleverser les écosystèmes des lieux où il se fixe.

Le Bris est une superbe nouvelle entièrement sise sur une planète très étrange, couverte d’un liquide gélatineux et vivant appelé le sum. Une poignée de gens survivent tant bien que mal sur une bande de terre émergée, essayant de repousser la montée inexorable du sum. À la fois poétique et désespérée, ce texte m’a rappelé Solaris de Stanislas Lem par son décor mais la ressemblance s’arrête là. L’histoire de Laurent Genefort possède son ambiance et ses réflexions propres.

Je me souviens d’Opulence est un texte au format original : un colon, sur une planète nommée Opulence, se rappelle par fragments différents souvenirs de sa vie, de la petite enfance à la grande vieillesse. Autant de fragments qui esquissent, petit à petit, la vie sur cette planète.

Le Jardin aux mélodies se place comme une enquête policière, le narrateur étant un commissaire chargé de retrouver la soeur disparue de Bathilde. L’intrigue se déroule, comme de bien entendu, sur une autre planète. L’autre particularité, c’est la passion qu’entretenait la disparue pour les plantes venues d’autres planètes et qui ont la capacité de générer des sons. Une nouvelle charmante, malgré son contexte issu du roman noir.

Longue vie nous emmène au sein d’un jeu terrible que dispute Idun, une très très vieille dame éternellement jeune grâce aux avancées génétiques. Ce texte froid analyse finement les conséquences de l’isolement comme d’une telle longévité.

T’ien-Keou reste dans le côté glacé de la SF, où la technologie efface l’humanité. On change en revanche de contexte culturel, la station spatiale où se déroule l’histoire étant peuplée des descendants d’un peuple d’origine asiatique. Malgré les siècles, des traditions ont perduré. Mais là aussi, les progrès technologiques ont modifié la donne. La chute est aussi glaçante qu’inattendue !

La Fin de l’hiver propose une très beau quoique très dur texte autour d’un petit groupe issu d’une contrée éternellement sombre et gelée, un groupe persuadé que leur salut est dans les cieux. Mais encore faut-il échapper au filet invisible qui découpe tout être passant contre ses mailles.

Proche-Horizon est, je crois, ma préférée du recueil, même si toutes les nouvelles se valent en qualité. Elle se déroule sur un astéroïde où les colons vivent en symbiose avec des sortes d’insectes intelligents, les osmos. Une jeune femme, Olga, arrive dans l’optique de leur vendre un produit de sa société. Son véritable but diffère quelque peu. La façon de vivre de ces humains, toute étrange qu’elle soit, offre un singulier contraste avec celle présentée dans Le dernier salinkar. Malgré la révulsion qui peut prendre dès lors que l’on parle d’insectes, j’ai trouvé ce texte empreint d’une certaine sérénité.

L’Homme qui n’existait plus clôt le recueil à la manière d’un bon coup de poing asséné dans l’estomac. Il s’agit d’un huis clos. On est très rapidement plongé dans l’ambiance, se sentant tout aussi pris au piège que le personnage principal. Comme la plupart des nouvelles de ce recueil, Laurent Genefort propose en sous-texte de fines analyses des différents comportements humains, mais j’ai encore des frissons rien qu’à me rappeler certains passages de ce texte véritablement angoissant par son côté enfermant, voire même aliénant. La chute est une totale réussite et assomme complètement le lecteur par un bon revers du droit. Un bijou !

Sous une superbe couverture de Manchu, Colonies est un superbe recueil de nouvelles de science-fiction. Chaque texte est bien écrit et nous emmène dans des univers différents. Chaque texte, cependant, provoque son lot d’émotions chez le lecteur. Si la noirceur prédomine souvent, quelques nouvelles, voire même des passages dans certains textes les plus sombres, offrent une poésie bienvenue. Avec ce recueil, Laurent Genefort prouve qu’il est aussi doué pour la forme courte que pour le format long. À lire absolument si vous aimez la science-fiction – a fortiori le space op’ – et les univers froids, mais variés, où évoluent des personnages à la psychologie travaillée.
98 reviews1 follower
October 22, 2019
Les nouvelles ne sont pas toutes aussi réussies mais il en a de tellement belles, d’autres aux concepts si intéressants et intelligents que je recommande vivement le livre.
Displaying 1 - 4 of 4 reviews

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