En 2040 Foogle rend public l'accès au dossier numérique de tous, jusque dans les moindres détails. La notion de vie privée disparaît, c'est la Grande Lumière. Privés d'intimité, les gens s'isolent. Bientôt Foogle met sur le marché les premiers androïdes qui feront office de partenaires et de facilitateurs de vie - des smartphones améliorés, à forme humaine. Les géants du numérique, de la finance, de la pharmaceutique et de l'agroalimentaire fusionnent pour ne former qu'un conglomérat, DEUS, rendant obsolètes les gouvernements. Le réchauffement climatique provoque des mouvements de populations inédits. Pour les plus riches, la santé parfaite devient une fin en soi. Les divertissements sont omniprésents. L'humanité est divisée en trois castes: les Elites, 5% de la population, les Désignés, 25%, et les inutiles, 70%. En 2050, le narrateur, un désigné, écrivain quinquagénaire né dans les années 1990, après des années de dépression et de solitude, tombe fou amoureux de son androïde. Ce roman n'est donc pas de la science-fiction. Il parle simplement d'aujourd'hui, et de demain. L'auteur laisse éclore et s'ouvrir les bourgeons des promesses du moment. Ce roman n'est hélas qu'un pas en avant: il parle de notre présent.
Excellent Post-Apo dans lequel, pour une fois, on ne se retrouve pas projeté dans un monde incompréhensible mais où on comprend chacune des étapes qui aboutissent à la déchéance de celui-ci.
Les GAFA fusionnent et deviennent plus puissantes que les Etats, l’économie (numérique) s’effondre, l’identité et les coordonnées personnelles n’existent plus, l’émergence de maladie comme le Covid-19 (et ses versions futures) achèvent une partie (75%) de la population les obligeant à fuir les villes car elle est reléguée au statut “d’inutile” par la minorité ultra connectée restante par peur d’être contaminée.
Le cloud-computing et la big data ont hacké l’humanité et les androïdes sortants à la chaîne remplacent petit à petit leur seuls maîtres (les privilégiés restants, 25% de la population) devenus trop gras et dépendants à force de gober le moindre service les rendants inaptes à tout.
Bienvenue en 2040 en France où l’isolement, l’épidémie et le tout-numérique régissent le monde! Un écrivain va tout de même prendre conscience de tout ça et… 😏
Je voulais une histoire de robots, d'androïdes, d'intelligence artificielle... Au final ce n'est presque qu'un détail dans le roman.
Il y a des choses intéressantes sur le monde dans lequel on se trouve, qui n'est pas si loin du notre et dont la déchéance pourrait tout à fait avoir lieu de la même façon pour le notre. Mais ce n'était pas ce à quoi je m'attendais, et j'ai été refroidie dès le début par les descriptions physiques de l'androïde "de compagnie" du personnage principal. Le fait qu'elle ait un corps de jeune fille à peine formée est un peu trop appuyé à mon goût.
Je ne comprends pas bien par contre comment un roman paru en mars 2019 peut parler de Covid-19. L'auteur a-t-il revu son texte au moment de la parution en poche en octobre 2020 ?
Antoine Jaquier, tu connais ? Non ? Tu rates vraiment quelque chose ! Perso, je suis total in love et pas simili love de sa plume. 🙂 Je me suis donc, bien évidemment, jetée sur ce petit dernier sans même savoir ce qu'il en était... La décision de Foogle de rendre publiques les données de chacun, provoque une vague dévastatrice. Les états ne sont plus et tout part en cacahuète. L' humanité s'effondre. Elle se retrouve, alors, gérée, classée en trois catégories: les élites, les désignés et les inutiles. Pas besoin de te préciser que les inutiles n'auront pas grand-chose à dire. Le fric, le pouvoir d'achat fera la différence. Ce Nouveau Monde est si proche de la réalité que tu le toucheras du doigt. J'ai eu cette impression de plonger dans quelque chose de la même lignée que "The handmaid's tale" avec un petit goût de "Blade Runner" et "Black mirror". Je jubilais. Et puis cet ultra-réalisme m'a percutée de plein fouet et là, j'avoue, c'était moins drôle... La boule au ventre, la larme à l'œil, j'ai dû faire face à ma plus grande peur: notre futur ainsi qu'à ma plus grande haine: la bêtise humaine. Ce récit m'a bouleversée au point qu'il m'est difficile de t'en parler. On le sait tous que nous allons droit dans le mur. On le sait tous, et pourtant la plupart d'entre nous continuent à suivre le troupeau...bêtement (non ce n'est pas le mot, j'ai toujours trouvé qu'il était insultant pour ces, soit-disant, bêtes). Antoine nous dépeint ce monde nouveau avec brio. Il joue avec l'anticipation de main de maître. Pas juste comme ça à la légère, mais avec une gigantesque réflexion. Avec une observation sans faille de notre monde actuel pour en déduire un futur. Un monde où l'amour et la confiance ne sont plus. Un monde détruit par nos affres sur les réseaux sociaux. Un monde sans vie privée. Un monde où l'androïde se commande sur mesure pour remplacer ses amours perdus. Un monde où il n'est plus question d'amour mais de simili-amour... Magnifique, non ? Pour ma part, j'ai très hâte d'y être….Et toi ? My god ! Quel livre, quel récit engagé, criant de vérité et porteur d'un message. Antoine Jaquier nous offre, cependant, au travers de ce récit, une belle histoire touchante et surtout, peut-être, une SOLUTION… J'aurais pu choisir des centaines d'extraits, je pourrai dire des milliers de choses sur tout ce qui ressort de cette lecture mais je suis sans voix, le caquet bouclé… Je n'ajouterai qu'un seul mot puisque quoi je dise sur les qualités de ce récit, ce ne sera jamais assez et plutôt que de te faire perdre ton temps à lire ma pseudo analyse, mon avis, mes blabla, je te laisse tes précieuses minutes pour tout simplement le lire parce que, oui, c'est:
2040. La Grande Lumière. Foogle rend publiques toutes les données personnelles accumulées. C’est la fin du monde tel que nous le connaissons. Les humains sont divisés en trois castes : les élites, les désignés et les inutiles. Ces derniers sont bannis des villes et voués à mourir à petit feu, eau polluée, infections, gaz nocifs. Max, lui, est un désigné, écrivain de série télé, qui vivote, un peu résigné, dans ce monde bizarre. Un jour, il s’offre une androïde, auquel il s’attache autant qu’à un véritable être humain. Elle sait qu’elle n’est pas éternelle, mais elle parvient à donner à Max un nouveau souffle, une étincelle. Il abandonnera tout pour aller retrouver son fils parmi les inutiles. Un roman qui se lit d’une traite. Des tirades qui font réfléchir sur notre façon d’appréhender le monde, des élans de retour à la nature et à la simplicité qui font envie. J’ai presque cru qu’il allait y avoir un happy end, mais j’avais oublié qui avait écrit ce livre ! Beaucoup de plaisir dans cette lecture.
Il faut lire Antoine Jaquier ! C’est important. Tout d’abord parce qu’il écrit bien, et c’est pas désagréable. Ensuite parce qu’il écrit avec ses tripes, avec la viande et des idées ! C’est rude, souvent trash, merdique, angoissant, violent (parfois très ! ("Avec les chiens" m’avait franchement dérangé)), inspiré, et souvent avec une vision très noire de l’avenir (mais franchement, vous y croyez encore aux lendemains radieux ?).
Un livre en plusieurs parties sur notre abrutissement généralisé et la fin de la société suite à la Grande Lumière (la mise en libre accès de toutes la informations personnelles par Foogle) et la prise en main de l’avenir de la planète par l’intelligence artificielle.
Un livre lumineux, sombre et magnifique ! Un livre qui gratte là où ça démange
Mon avis est mitigé car comme roman de science fiction je ne l'ai pas trouvé génial. Il se passe très peu de choses et même si le monde décrit est assez bien imaginé c'est une anticipation de notre présent, assez proche finalement. En revanche c'est une réflexion intéressante sur l'hyperconnexion, l'IA, le remplacement de l'homme par la machine, le retour à la nature et la place de l"homme dans cette nature.
L'écriture est légère. L'histoire est plutôt bien, à certains moments ça peut mettre mal un peu parce que certains faits sont très proches de la réalité. À certains passages, l'avancée va un peu trop vite et survole seulement des aspects.
Je suis resté sur ma fin. J'aurai aimer plus de profondeur dans le dérouler de l'histoire et peut être plus de détails sur les robots. Sinon c'est bien écrit et l'histoire reste pationnante.
Je suis Antoine depuis son premier roman et à chaque fois c’est un sujet différent mais toujours d’actualité. Celui-ci ce situe dans un futur proche, presque trop proche. Tout est tellement réaliste, on se dit qu’on est en train de plonger dans ce monde à la vitesse grand V. Et je n’en veux pas. Il me fait peur. Je n’en dirai pas plus. Si vous ne connaissez pas Antoine Jaquier, je vous le conseille à 200% !