Deux familles ordinaires à l’heure de la rentrée scolaire. Deux familles où chacun masque et tait les problèmes pour ne pas inquiéter les autres. Chez les Kessler, la mère a retrouvé son premier amour. Chez les Mariani, le père est mis à l’écart dans son entreprise.
Deux familles où règnent les secrets. Où, sans que personne ne s’en aperçoive, un enfant est progressivement démoli par un autre. Harcelé, rabaissé, moqué au quotidien. Détruit dans le silence et l’aveuglement le plus complet.
Deux familles où, en apparence, tout va bien.
Jusqu’à ce que tout déraille…
Pour des raisons obscures.
Un roman sur les non-dits, les faux-semblants,et ce regard que, parfois, l’on ne sait plus toujours porter autour de soi.
Une chronique implacable sur le harcèlement,le silence des victimes, la cécité des proches, servie par une écriture puissante et cinématographique.
Autant le dire tout de suite, ce roman a été un véritable coup de foudre. Avec tout de que ce terme renferme : l’éblouissement et la douleur.
Les Kessler et les Mariani sont deux familles comme des millions d’autres. Avec leurs soucis, leurs joies et leurs non-dits.
Des non-dits comme il en existent tant. De ceux qu’on met en place pour protéger nos proches. Pour nous protéger. De ceux qui précèdent presque toujours l’orage.
Ceux que l’on instaure comme un bouclier et qui finissent par former une chape de plomb. Sous laquelle on entend plus rien, on ne voit plus rien... Et surtout pas les silences assourdissants de ceux qui nous entourent.
Des silences pour sauvegarder les apparences et la tranquillité de nos vies, et qui se transforment en armes, parfois mortelles.
Jusqu’à ce qu’il soit trop tard, et que les non-dits deviennent des regrets et des remords...
Ce roman ne se raconte pas. Il se lit et se vit.
Je n’ai jamais été déçue par la plume d’Amélie Antoine. Elle prend ses thèmes dans la vie de tout un chacun, et ne cherche jamais à leur donner une dimension dramatique forcée. Nul besoin.
Elle sait instaurer une tension palpable, invisible mais tenace, en perpétuelle évolution, grâce à une approche humaine, véridique. Ses histoires ressemblent à des faits divers parce qu’ils pourraient l’être. Parfois, parce qu’ils le sont...
Cette auteure a le don de créer la surprise au moment où l’on ne s’y attend le moins, et par un biais que l’on ne voit pas venir. C’est pour ça que je lis chacun de ses romans sans chercher avant à savoir de quoi il parle.
Raisons Obscures, comme les autres, doit se lire comme une surprise, sans chercher à savoir où l’on va. Laissez l’auteure vous prendre par la main et vous ouvrir la route, regardez sur le paysage, appréciez le voyage, la destination arrivera au moment voulu, et n’en sera que plus surprenante.
Très douloureuse, mais sublime.
Une histoire qui sonne juste et qui fait mal, vraiment mal. Parce que ça pourrait être la famille de n’importe lequel d'entre-nous.
Un livre qui laisse des traces et fait réfléchir. Qui se dévore et qui se referme le souffle coupé et la boule au ventre. Criant de vérité et inoubliable...
Lorsque j’ai débuté ce roman, j’ai eu du mal à savoir où l’auteur souhaitait en venir, et c’est pour ça qu’au fil des pages, ma curiosité grandissait de plus en plus. Je ne savais pas où Amélie Antoine souhaitait nous emmener, en alternant chapitre après chapitre, une immersion dans la vie de deux familles que tout oppose : Les Kessler et les Mariani. Chaque famille a sa propre vie, ses propres problèmes, un couple à gérer, des enfants à élever, un déménagement qui se produit, une carrière professionnelle à mener. Mais jusqu’au milieu du roman, j’ai eu beau me creuser la tête, je ne voyais pas ce qui pouvait lier les deux familles. J’ai émis des hypothèses, m’attendant à un éventuel revirement de situation qui me permettrait d’y voir plus clair et c’est dans la seconde partie du roman que l’on comprend enfin ce qui se joue entre les deux familles.
Trop donner mon avis, serait prendre le risque de dévoiler le thème principal de ce roman, hélas plus d’actualité que jamais. J’aimerais pouvoir en parler, le mentionner, car il est le sujet principal de ce livre et nous donne une claque magistrale à la fin qui est tout simplement bouleversante, mais je conseillerais aux lecteurs de faire confiance à l’auteure et de se plonger eux-mêmes dans ce roman. En effet, c’est ce flottement, ce flou, sur toute la première partie du roman qui permet de donner davantage d’intensité à la deuxième. Un évènement qu’on n’attend pas, une chaîne qui peu à peu se dénoue devant nos yeux, nous faisant ainsi comprendre toutes nos interrogations qui nous trottaient dans la tête depuis les premières pages. Les personnages et les situations se font écho et on comprend enfin la puissance du sujet qu’arbore l’auteur dans ce roman qui est tout simplement terriblement actuel et poignant.
Le roman s'ouvre sur un prologue qui donne tout de suite le ton. Très addictif, angoissant et étouffant. Une plume fluide et efficace. Une curiosité grandissante au fil des pages, on cherche ce qui lit tous ces personnages. On y aborde l'éducation, les problèmes au sein des couples, l'adolescence, les crises, la carrière professionnelle, tant de sous thèmes pour arriver à ce dénouement, et qui nous perdent pour trouver un final tellement inattendu et bouleversant. Un thème principal important, d'actualité, un roman qui porte un message puissant ! Je recommande vivement pour les amateurs du genre ! Ce ne sera certainement pas le dernier roman de cette auteure que je lirai. 😊
Amélie Antoine est née en 1984, ce qui en fait encore d’elle, d’après son éditeur, une « jeune trentenaire ». Elle vit à Lille avec sa famille. Après un récit autobiographique, Combien de temps, publié en 2011, elle se lance dans la fiction et publie en mars 2015 son premier roman Fidèle au poste. Ce texte connaît très vite un vif succès, et parvient à séduire plus de 25.000 lecteurs en autoédition, avant d’être repéré par les éditions Michel Lafon et de sortir en librairie en mars 2016, puis dans les pays anglophones en août 2016. Depuis, ce sont plus de 250.000 lecteurs qui ont été conquis par ce thriller psychologique ! Une adaptation au cinéma est d’ailleurs en cours de réalisation. Pour ma part, après Les secrets, c’est le deuxième roman que je lis de cette auteure et une fois encore, c’est une intrigue brillante, savamment construite, qui vient confirmer le talent d’Amélie Antoine et l’inscrire parmi les meilleurs auteurs de suspense psychologique. Difficile d’en dire davantage sans gâcher le plaisir de la lecture ! Sachez seulement que Raisons obscures est un roman sombre, sans échappatoire mais profondément émouvant et sincère. Méticuleusement tissée et orchestrée de bout en bout, c’est une chronique effroyable autant qu’implacable sur le harcèlement et le silence des victimes, sur les non-dits et les faux- semblants, sur les apparences, sur l’aveuglement des proches et sur tous ces petits détails qui auraient dû alerter et à côté desquels on est passé… Vous en aurez froid dans le dos ! En tant que parent, forcément, l'histoire d'Amélie Antoine interpelle et fait réfléchir : auriez-vous su détecter le mal-être de votre enfant ? Auriez-vous su éviter que, pour des raisons obscures, le pire se produise ? Et d'ailleurs, êtes-vous bien certain de connaitre vraiment votre enfant ? Rien n'est moins sûr... Raisons obscures est un thriller psychologique effrayant vous hantera bien longtemps après que vous aurez tourné la dernière page !
La situation initiale est banale. Deux familles, les parents quadra , trois enfants, avec les problèmes du quotidien, boulot, fatigue, ados, usure du couple, la routine en quelque sorte. Et toute la première partie du roman est construite dans ce décor ordinaire, tandis que surgissent pour chaque couple quelques événements un peu plus dramatiques : adultère, voisin bruyant, rien non plus qui puisse faire la une d’un journal même local. Mais si cette réalité dépeinte avec un souci du détail était l’arbre qui cache la forêt? Si derrière ce tableau familier se tramait un drame redoutable?
C’est la deuxième partie qui le dira. Ecrite sur un ton très différent, laissant parole aux enfants et surtout deux d’entre eux, on découvre ce qui couvait sous la cendre, et même si encore un fois et malheureusement il n’y a rien d’original, on est secoué par ce qui se dessine, et sans espoir, puisque le dernier chapitre de la première partie laisse deviner l’issue.
Tout l’intérêt du roman réside dans l’approche intime des processus psychologiques qui sont en cause dans le harcèlement, que ce soit chez le victime ou chez le bourreau. On comprend très bien toute la souffrance et les mécanismes de défense à l’origine de la relation mortifère, sans pour autant avoir envie de l’excuser, et la descente aux enfers de la victime, avec la dépréciation de soi, la culpabilité, et la volonté de protéger son propre entourage.
On ne peut s’empêcher d’en vouloir un peu aux parents, pris dans leurs propres difficultés, alors que certains détails auraient dû attirer leur attention. Le phénomène est hélas suffisamment fréquent pour que l’on soit vigilant.
Les deux parties sont donc très inégales, la première étant une mise en place du décor. elle prend cependant toute sa valeur lors du récit des deux ados, en révélant ce que l’on devait repérer derrière les faits insignifiants
Un bon état des lieux et une analyse pointue du harcèlement.
Un roman coup de cœur parce qu’en le refermant, je l’ai reçu comme un coup de poing … Il décrypte tous les mécanismes du harcèlement et nous montre comment des situations intolérables peuvent passer inaperçues aux yeux des autres… C’est réaliste et glaçant ! Le roman est construit en 2 parties qui se répondent en nous montrant la face cachée d’un drame annoncé dès la première page… mais lequel ? La première partie dilue les indices et nous perd pour mieux nous cueillir ensuite ! C’est brillant et implacable !
C’est l’histoire de deux familles ordinaires qui s’apprêtent à vivre la rentrée scolaire : - Les Kessler, parents de 3 enfants : Marjorie, Orlane et Ezio. Ils viennent de tout quitter pour s’installer dans la région natale de la mère, Laetitia : les enfants vont devoir faire leur place dans leur nouvel établissement. - Les Mariani, parents de 2 enfants : Sarah et Clément. A leur manière, ils vivent des changements importants car la mère, Claire, vient de se mettre à son compte comme couturière et Sarah s’habitue tout juste à l’idée qu’elle est devenue diabétique. Sans se connaître, ils fonctionnent de la même façon : ils expriment peu leurs difficultés pour ne pas inquiéter les autres, ils cachent des secrets en se persuadant qu’ils vont régler leurs problèmes seuls…Impossible d’aller plus loin sans tout dévoiler.
5/5 ⭐️ Mais quel roman !! Cette lecture m’a laissée la gorge nouée, le cœur serré et les émotions en vrac. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗿é𝗰𝗶𝘁 𝗳𝗼𝗿𝘁, 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝘁… 𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗶𝗻𝗴 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗼𝗻 𝗱𝗶𝘁.
Je découvre Amélie Antoine avec ce roman et j’ai adoré sa plume, fluide et pleine de justesse. Les pages défilent et le récit nous happe. Le roman est scindé en deux parties : d’abord, on rencontre deux familles et l’autrice raconte les banalités du quotidien, le boulot et les petits tracas, la routine ! C’est intelligent… car 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝘂𝘅𝗶è𝗺𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗴𝗶𝗳𝗹𝗲, 𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗺𝗯𝗼𝗯𝗶𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗼𝗻 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗽, 𝗲𝘁 ç𝗮 𝗳𝗿𝗮𝗽𝗽𝗲 𝗳𝗼𝗿𝘁 !
On alterne de famille à chaque chapitre, et la deuxième partie du roman est racontée à la première personne. On se trouve 𝘁𝗮𝗻𝘁ô𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝘁ê𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗯𝗼𝘂𝗿𝗿𝗲𝗮𝘂, 𝘁𝗮𝗻𝘁ô𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝘁ê𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗺𝗮𝗿𝘁𝘆𝗿, et c’est criant de réalisme, ça glace le sang et c’est révoltant.
Et la fin… quelle fin. Ce roman est de ces lectures difficiles mais d’utilité publique; à mettre entre toutes les mains pour éveiller les consciences… 𝗮𝗰𝗰𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀, 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗿𝗶 𝗱𝘂 𝗰œ𝘂𝗿, et malheureusement encore et toujours d’actualité. 🤬
Énorme coup de coeur pour ce roman impossible à lâcher. Ce thriller psychologique débute sur une femme qui reçoit un appel du commissariat lui demandant de s'y rendre immédiatement, elle se doute qu'un drame est survenu. Est ce son mari ? L'un de ses enfants ? Là l'auteure nous présente alors le quotidien de deux familles. D'un côté les Kessler : Laetitia, Yanis (les parents), Marjorie, Orlane et Ezio (les enfants). D'un autre côté la famille Mariami : Claire et Frédéric ( les parents), Sarah et Clément ( les enfants) . Un quotidien qui semble ordinaire, entre les parents qui se sentent "largués" fasse aux enfants devenus ados ... Les problèmes conjugaux, professionnels... Jusqu'au jour où le drame arrive... On ne sait pas pour quelle famille, est-ce un mari ou un enfant ? À ce stade du livre tout est envisageable. Alors commence la seconde partie. Là l'auteure nous raconte l'histoire à travers les yeux des enfants ou du moins de deux ados . Une descente aux enfers quotidienne, que personne ne soupçonnait. L'auteure nous tiens en haleine du début à la fin.
Un roman peut-il changer une vie ? Je ne sais pas pour vous, mais celui-ci a irréversiblement changé la mienne.
Cette chronique sera un peu différente des autres puisque je vais essayer de parler le moins possible du livre. Il y a de nombreux débats sur ce roman avant même sa sortie. Faut-il ou non en dévoiler la thématique ? L’éditeur a pris le choix de le faire, je dis que c’est une erreur, ça n’engage que moi. Même si je comprends la finalité, vendre des livres, je connais maintenant suffisamment Amélie Antoine pour assurer qu’elle excelle dans le twist de milieu de roman, qu’elle parvient ainsi à totalement surprendre ses lecteurs en proposant un twist littéraire qui permet une jubilation totale. Elle ce don, ne le lui enlevons pas.
20 février 2019, je me trouve à l’aéroport de Los Angeles où j’attends mon vol pour la France. Je lis la seconde partie de « Raisons obscures ». Quelque chose de sourd résonne en moi… Un malaise, une oppression, un pressentiment. Je suis mal à l’aise, triste, angoissée quand je devrai être heureuse et excitée à l’idée de rentrer chez moi. Je suis à une cinquantaine de pages de la fin, les larmes me montent aux yeux. Le malaise grandit. Je parviens à la fin et je fonds en larmes. Mon mari m’appelle à ce moment-là, je lui raconte ma lecture et lui parle de ma nausée, de mon appréhension, de ce sentiment pétrifiant qui ne me quitte plus, comme si l’on venait soudainement de me frapper. Il ne connaît Amélie Antoine que de nom, il sait à quel point son écriture me bouleverse à chaque fois, il ajoute simplement qu’une fois encore elle a réussi à me toucher profondément.
Quelque chose va exploser… Quelque chose de sourd, de latent, qui est niché dans mes entrailles, comme une bombe à retardement sur le point d’exploser.
J’écris à Amélie Antoine. Je lui dis mon émotion et me confie à elle sur cette sensation inquiétante qui m’emprisonne l’esprit. Je lui raconte mes craintes de mère, j’ouvre mon cœur sur mes peurs et mes doutes, lui explique à quel point son roman a ouvert les vannes de quelque chose que j’aie sous le nez, que je n’ai pas vu ou refusé de voir, que simplement je devine, sans pouvoir réellement y mettre des mots. Elle me répond. Je garde pour moi la teneur de notre échange. Je cherche à savoir. Je charge mon mari d’enquêter. Et puis, quelques jours plus tard, je reçois un appel téléphonique…
La vérité fracasse mon cœur. Les mots sont dits. Les faits sont révélés. L’atrocité de la situation m’explose au visage. Impossible de l’ignorer. Obligée d’y faire face. Obligée d’accepter. Obligée d’agir. Le temps des pressentiments est passé, la vérité est là, face à moi, en pleine lumière.
J’ai mal. Je pleure. Je souffre. Je ne dors plus. J’ai l’impression de vivre un cauchemar éveillé. Je pense que je vais crever. Je suis anéantie.
La vie ordinaire n’est plus plus. Les silences, les non-dits, les cachotteries n’existent plus. Ma vie va changer de manière irréversible.
Ce roman est l’histoire d’une rencontre. Entre Amélie et moi. Entre moi et moi-même. Entre ma vie réelle et ma vie rêvée. Entre la réalité et la fiction.
Instinctivement, je savais. Objectivement, j’ai ignoré.
Je sais que ce livre a changé ma vie. Il l’a bouleversé sans aucun doute possible. Il m’a ouvert les yeux. Il m’a obligée à faire face. Il a transformé une sensation en réalité.
Je me relève, lentement. Je reste sonnée. Je vis avec la certitude d’avoir eu de la chance. D’avoir vu et su avant qu’il ne soit trop tard. Je voudrais serrer Amélie dans mes bras, lui dire merci d’être entrée dans ma vie, juste à ce moment-là. D’avoir écrit cette histoire pour ouvrir mes yeux d’aveugle, d’avoir simplement ouvert une brèche dans mon intuition.
Certains pensent qu’un roman ne peut pas changer une vie. Je vous dis que si. Je dis qu’il peut tomber dans vos mains au moment précis où vous en avez le plus besoin. Qu’il peut transformer un pressentiment en volonté de savoir, qu’il peut éclairer des zones d’ombres, qu’il peut vous aider à toucher les choses du doigt.
Ce roman restera dans mes tripes et dans mon histoire personnelle comme le déclencheur d’une réalité, d’une chose terrible qui allait frapper, d’une chose irrémédiable sans retour en arrière possible. L’orage grondait, l’océan se déchaînait, le vent se soulevait, j’ai fermé les yeux. Mais j’avais la certitude du tsunami qui allait déferler sur moi…
Ce roman est un cri de détresse silencieux envoyé au monde, un silence assourdissant avant la tempête, une lumière dans la nuit qui s’éteint.
Il y a quelque chose de terriblement fort dans ce texte qui résonne toujours en moi. Comme une urgence de vivre, Un besoin de jouir, Une communion dans les émotions. Une nécessité de dire.
Mon cœur s’est fracassé sur les rochers, je reste exsangue, tétanisée par les incertitudes de l’avenir, mais toujours debout.
Amélie, je voudrais te dire merci pour tout. Et tout, ce n’est pas encore assez. Je te sers fort sur mon cœur, je pense à ton livre tous les jours depuis ce 20 février, jour de mon anniversaire, où il m’a donné le coup de pouce nécessaire, vital, de me réveiller. Je ne pourrai jamais exprimer aussi bien que tu le fais, ma reconnaissance et mon amitié. Je veux que tu saches que tu as sûrement sauvé une vie, peut-être deux…
« Pour des raisons obscures restant à déterminer… »
Merci à Netgalley et à XO d’avoir accepté ma demande de lecture. Vous ne saurez jamais à quel point je vous en suis reconnaissante.
Au début, on ne comprend pas très bien où l'auteur nous emmène, mais l'écriture est tellement fluide et agréable qu'on se laisse guider, qu'on fait confiance. Puis arrivée à la moitié du roman, tout s'éclaire. On comprend ce qui unit ces deux familles, si communes. Un livre bouleversant. Les personnages et leur histoire résonneront longtemps en moi. Un livre à découvrir, à faire découvrir, un roman d'une intensité rare.
Appelle tout d'abord ton médecin histoire d'avoir une ordonnance pour quelques tranquillisants indispensables à la lecture de ce livre. Eventuellement, si tu en en as un sous la main, contacte aussi ton psy pour quelques séances post-traumatiques. Bienvenue dans le vol le plus tourmenté de ton existence. Les consignes de sécurité sont très strictes et se trouvent dans la brochure devant ton siège. Les gilets de sauvetage ne sont malheureusement pas disponibles sur ce vol. Assieds-toi confortablement et accroche ta ceinture, bien serrée. Il en va de ta survie, crois-moi ! Ca commence pépère comme un vol de croisière sans turbulence ou presque. La rentrée scolaire approche et tu feras le tour de deux familles pour le décor: Les Kesller, Laetitia et Yanis, qui ont quitté Toulouse pour s'installer dans le village d'enfance de Madame. Leurs enfants Marjorie, 17ans, Orlane, 13 ans et Ezio, 10 ans doivent se réadapter à ce nouvel environnement quant à eux, ils pensent pouvoir redonner souffle à leur couple en se mettant au vert, mais c'était sans compter sur Matthias... Les Mariani, Claire et Frédéric qui vivent dans ce village depuis toujours avec leurs enfants: Clément, 10 ans et Sarah, 13 ans. Claire a quitté son job pour lancer sa boutique en ligne de vêtements et accessoires cousus main pour enfants mais a bien du mal à rester à la maison avec le chien de son voisin qui ne cesse d'aboyer et de hurler à la mort chaque jour. De quoi lui donner des envies de meurtre. Frédéric, lui, est directeur RH d'un conseil régional. Mis au placard, il n'a d'autres choix que de chasser un nouveau job. Sarah vient tout juste d'être diagnostiquée diabétique et a bien du mal avec l'acceptation de cette dure maladie... Chaque famille avec son lot de soucis, de problèmes à régler. La routine me diras-tu ? Oui celle de milliers de familles ici ou ailleurs. Banal comme livre, ajouteras-tu ? Oui jusque là... tu as sans doute raison... Mais vient la deuxième partie de ce vol avec ses turbulences. Ce n'était pas prévu mais la tempête est là et tu vas devoir prendre le sac à vomi parce que c'est clairement la tempête du siècle… Tout bascule. Le récit devient autre mais je ne te dirai pas comment...Parce que justement, toute la subtilité de ce récit remarquable est là. (Et c'est à ce moment que tu verras la différence si tu n'as pas lu le 4ème de couverture.) Tu crois lire un livre sur un sujet bien précis, t'imagines même comment ça va tourner, voir finir et puis bam le trou d'air, passé cette moitié tout bascule et ton petit doigt te diras que c'est totalement volontaire, que le vrai sujet du livre est ailleurs et que justement tu as été aveuglé, que tu n'as rien vu venir...Que la structure même du livre en est la morale et là je dis chapeau Amélie, c'est tout simplement brillantissime ! Je ne sais pas si ce que je dis est très clair mais je me comprends et je suis sûre qu'une fois que tu l'auras lu , tu comprendras aussi. La suite de ce vol sera étourdissante, semée d'embûches, de cumulus noirs comme l'encre. La tempête fera rage et tu te sentiras impuissant ne pouvant que faire confiance au commandant de bord. Tu auras peur, vraiment peur. Tu n'auras plus rien dans l'estomac et seule la boule dans ta gorge subsistera. Tu sais, dès le début, qu'une des familles reçoit un coup de fil mais tu ne sais pas laquelle et surtout, tu ne sais pas pourquoi… Tu sens le drame, tu sens la chute et tu ne feras confiance à plus personne...même pas au commandant de bord… Tant de douleur qu'elle suinte des pages pour se répandre d'abord sur tes mains pour remonter le long de tes bras et s'enfoncer au plus profond de ton cœur. Ta description du diabète, Amélie, est d'une justesse et d'un réalisme total et je sais ce que je dis. Le descriptif de Sarah sur sa maladie m'a bouleversée et laissée sans voix. Tes mains se glisseront alors sous ton siège et tu te rappelleras qu'il n'y a pas de gilet de sauvetage… Sentant cette phase finale arriver, tu dévoreras chaque mot, chaque ligne comme si jamais tu n'avais lu. L'envie que l'avion tienne le coup pour continuer, pour connaître le fin mot de l'histoire et quelle fin ...mon Dieu...quelle fin...t'es même pas prêt… Tu lèveras la tête, posera ton regard au travers du hublot et tu verras ton avion partir en vrille jusqu'à toucher le sol dans un ultime crash retentissant... Amélie nous fait la démonstration que nous sommes des adultes très occupés…Moi, j'ai rien vu venir, comme eux... Et toi ? Tu n'as plus qu'à monter à bord...
L’avantage de lire un livre à sa sortie, c’est qu’on navigue à vue, sans être influencé par les avis glanés à droite ou à gauche. Et le résumé des « raisons obscures » ne nous dit pas vraiment dans quoi on s’embarque. J’adore découvrir un roman de cette manière. On se laisse porter par l’écriture, on découvre l’histoire au fil des pages, et c’est un grand bonheur.
La première partie est un parcours de santé. Amélie plante le décor, on apprend à connaître nos deux familles, on s’identifie obligatoirement à l’un de ses membres. Le côté psychologique m’a bien plu, avec les parents qui disjonctent chacun à leur niveau. Et les enfants au milieu de tout cela qui essayent de survivre. Histoires classiques de burn out et de crise de la quarantaine. Ajouté à cela le diabète de Sarah, qui le vit très mal. J’ai trouvé cette partie consacrée à sa maladie très intéressante. On ne s’imagine pas ce que peut impacter le diabète au quotidien. Un simple voyage scolaire ou une sortie piscine se transforment en épreuve de Koh Lanta, avec de multiples contraintes où la logistique doit être irréprochable. C’est une gestion journalière lourde.
Le rythme est tranquille, calme, on s’installe confortablement et on se laisse porter. On découvre l’artiste Bansky, je suis même allée voir sur internet qui il est et quelles sont ses œuvres.
Sauf qu’il y a ce premier chapitre qui clignote dans un coin de notre cerveau, comme une alarme. On sait qu’il y a un « truc » sous-jacent. Que le pire est à venir.
Et lorsque cette fracture arrive, on entre dans une autre dimension, un autre r��cit. C’est un second livre qui commence. Sous forme de journaux intimes et là, le lecteur va être passé à la moulinette. C’est juste innommable. Ça prend aux tripes, on a envie de tout effacer, de freiner des quatre fers, on sait très bien comment tout cela va finir, et on ne veut pas. Orlane et Sarah. Sarah et Orlane. Elles sont devenues mon obsession durant ces heures de lecture. J’avais envie de secouer tout le monde pour les réveiller, ouvrir les yeux aux parents, supplier l’une de se battre, gifler l’autre pour qu’elle s’arrête.
Une lecture qui m’a bouleversée, tellement d’actualité, il faut dire que j’ai vécu ce dur sujet de l’intérieur avec ma fille il y a quelques années. Et que cela a réveillé mes sourdes craintes que j’avais enfouies profondément en moi.
La plume d’Amélie est parfaitement maîtrisée, sensible et bourrée de sensibilité. Elle nous retranscrit les joies mais surtout les peines et les doutes de ses personnages à la perfection. Dans ce nouveau roman, elle assoit un peu plus son talent.
Quant à la fin, elle m’a achevée. Je la voyais venir, certes, mais pas comme ça. Le comble de l’ignominie.
Croyez-moi, cette lecture va vous changer, vous terroriser, si vous avez des enfants, vous allez tout disséquer au microscope pour être sûr de ne pas passer à coté de l’horreur. Je vous le conseille plus que chaudement !
Raisons obscures, c’est l’histoire de deux familles. D’un côté les Kessler. Ils sont 5 et viennent de quitter Toulouse, pour emménager plus près de la famille de Laetitia. Yanis s’est sacrifié pour elle, pour lui faire plaisir. Seulement, cette nouvelle vie risque de totalement chambouler leur quotidien jusque là bien tranquille puisque la jeune femme va retomber sur son premier amour par hasard… De l’autre côté, il y a les Mariani. Ils sont 4, le père cache à sa femme le fait qu’il n’a plus autant de responsabilités au boulot et qu’il s’ennuie, tandis que la mère s’est mise à son compte et travaille à la maison, malgré les nuisances sonores dues aux voisins. Chez ces deux familles, les non dits sont nombreux… Et bien souvent ce sont les enfants qui en pâtissent, et notamment deux jeunes filles Oriane Kessler et Sarah Mariani…
Si jusque-là je n’avais jamais lu de romans avec des personnages diabétiques, c’est le deuxième que je lis cette année. Sarah, une jeune fille de 15 ans, est subitement tombée diabétique et doit donc faire face à cette maladie qui lui permettra désormais de vivre « presque » normalement… J’ai été touchée par ses paroles que j’ai trouvées vraiment proches de la réalité. Si bien que je me suis demandée si l’auteure s’était simplement renseignée ou si elle connaissait vraiment cette maladie. Parce que les paroles de Sarah, pour la plupart, une diabétique aurait pu les prononcer.
Et pourtant, si Sarah m’a émue, sur bien des points elle m’a aussi agacée… Je n’arrivais pas à la comprendre. Au collège, c’est elle la leader, la plus populaire… Au détriment d’Oriane, petite nouvelle, qu’elle a choisie pour bouc émissaire… Si dans la première partie, on s’attend à une certaine légèreté malgré les mensonges, on sent que l’on bascule ensuite lorsque les deux jeunes filles prennent la parole… Ce roman m’a fait ressentir des dizaines d’émotion, de la colère, de la tristesse, de la pitié parfois… de la peur aussi.
Quoi qu’il en soit, il est quasiment impossible de rester indifférent. Voila pourquoi j’ai fini ma lecture les larmes aux yeux… pour des raisons obscures ! Je pense vraiment que ce roman peut faire réagir. La plume d’Amélie Antoine me plaît toujours autant. C’est beau, c’est fluide, c’est plein d’émotion… c’est ce qui fait que ce roman est ce qu’il est. Parce que même si l’histoire est sublime (bien que tragique), c’est sa plume qui la porte !
harcelement scolaire, des filles qui vont mal et s'en prennent aux autres, les enfants qui ne communiquent pas avec leurs parents, les parentsempetres par leurs propres problemes. Un livre a lire par les ados et tous les parents
Ce roman est le pendant plus adulte de "Ne vois-tu rien venir ? " de la même autrice, sorti chez Syros début février 2024. Raisons obscures a été écrit bien avant : on retrouve donc la même histoire, la même thématique, les mêmes personnages, la même issue... Bien que je connaissais l'histoire en commençant le roman, il a agi sur moi comme un véritable coup de poing et m'a mise KO. Le roman est constitué de 2 parties : La première partie relate le quotidien assez banal de 2 familles : les Mariani et les Kessler. Cette partie peut sembler totalement inutile et ennuyeuse car il ne s'y passe rien. Honnêtement, le lecteur lambda qui ignore tout de ce roman pourrait être tenté d'abandonner le roman tellement cette partie semble n'avoir aucun intérêt. MAIS elle en a néanmoins un qui se comprend une fois qu'on a lu la seconde partie : elle montre le mal silencieux qu'est le harcèlement auprès de la famille qui ne voit rien et n'entend rien... Honnêtement quand j'ai vu que la seconde partie était chapitrée exactement de la même manière que la version ado, j'ai été un peu déçue en me disant que j'allais relire exactement la même chose. Or, ce n'est pas le cas et heureuseusement. J'ai trouvé cette seconde partie plus COMPLETE, plus DETAILLEE que la version pour ados. Les réflexions de Sarah et d'Orlane sont poussées jusqu'au bout, SANS RETENUE. Après tout, ce roman est ciblé pour les adultes et n'a pas pour vocation de sensibiliser ces derniers comme on le fait avec les ados. Il n'y a pas cette vertu plus pédagogique, un roman plus ouvert à la discussion en classe, comme c'est le cas pour "Ne vois-tu rien venir ?". Ici, pour sensibiliser le lectorat plus adulte, il convient d'être choquant au maximum, plus cru dans les paroles et dans les comportements pour mettre l'accent sur l'issue fatale qui peut arriver en cas de harcèlement scolaire, là où pour la version ado, on va laisser le choix de la fin, en insistant même sur le fait que d'autres issues, plus positives sont possibles pour la personne harcelée. Certains détails ont aussi été modifiées, notamment dans le rôle de la CPE, complètement déconnectée de son travail mais aussi de la réalité que vivent les ados. La fin est toujours aussi choquante, brutale et horrible, mais cette fois sans alternative plus joyeuse proposée. je regrette peut-être que le roman se soit arrêté si vite après les faits, j'aurais aimé suivre les parents et leurs réflexions par rapport à ce qui est arrivées à leurs filles. Par ailleurs, Même si je connaissais la fin, je dois dire que j'ai été très surprise par le rôle de Sarah à la fin du récit, je ne m'attendais pas à cela au vu de la fin de "Ne vois-tu rien venir ?". Un roman CHOC, A LIRE !
"Je songe, sans doute pour la première fois, qu'elle ne méritait pas tout ce qu'on lui a fait" (Sarah, page 400).
Ce roman est le pendant plus adulte de "Ne vois-tu rien venir ? " de la même autrice, sorti chez Syros début février 2024. Raisons obscures a été écrit bien avant : on retrouve donc la même histoire, la même thématique, les mêmes personnages, la même issue... Bien que je connaissais l'histoire en commençant le roman, il a agi sur moi comme un véritable coup de poing et m'a mise KO. Le roman est constitué de 2 parties : La première partie relate le quotidien assez banal de 2 familles : les Mariani et les Kessler. Cette partie peut sembler totalement inutile et ennuyeuse car il ne s'y passe rien. Honnêtement, le lecteur lambda qui ignore tout de ce roman pourrait être tenté d'abandonner le roman tellement cette partie semble n'avoir aucun intérêt. MAIS elle en a néanmoins un qui se comprend une fois qu'on a lu la seconde partie : elle montre le mal silencieux qu'est le harcèlement auprès de la famille qui ne voit rien et n'entend rien... Honnêtement quand j'ai vu que la seconde partie était chapitrée exactement de la même manière que la version ado, j'ai été un peu déçue en me disant que j'allais relire exactement la même chose. Or, ce n'est pas le cas et heureuseusement. J'ai trouvé cette seconde partie plus COMPLETE, plus DETAILLEE que la version pour ados. Les réflexions de Sarah et d'Orlane sont poussées jusqu'au bout, SANS RETENUE. Après tout, ce roman est ciblé pour les adultes et n'a pas pour vocation de sensibiliser ces derniers comme on le fait avec les ados. Il n'y a pas cette vertu plus pédagogique, un roman plus ouvert à la discussion en classe, comme c'est le cas pour "Ne vois-tu rien venir ?". Ici, pour sensibiliser le lectorat plus adulte, il convient d'être choquant au maximum, plus cru dans les paroles et dans les comportements pour mettre l'accent sur l'issue fatale qui peut arriver en cas de harcèlement scolaire, là où pour la version ado, on va laisser le choix de la fin, en insistant même sur le fait que d'autres issues, plus positives sont possibles pour la personne harcelée. Certains détails ont aussi été modifiées, notamment dans le rôle de la CPE, complètement déconnectée de son travail mais aussi de la réalité que vivent les ados. La fin est toujours aussi choquante, brutale et horrible, mais cette fois sans alternative plus joyeuse proposée. je regrette peut-être que le roman se soit arrêté si vite après les faits, j'aurais aimé suivre les parents et leurs réflexions par rapport à ce qui est arrivées à leurs filles. Par ailleurs, Même si je connaissais la fin, je dois dire que j'ai été très surprise par le rôle de Sarah à la fin du récit, je ne m'attendais pas à cela au vu de la fin de "Ne vois-tu rien venir ?". Un roman CHOC, A LIRE !
Ce livre est mon coup de cœur en ce début d’année. Il m’a donné de puissantes émotions et de violents frissons. Amélie Antoine signe avec Raisons obscures, un livre remarquable traitant d’une thématique malheureusement commune mais écrite avec un tel talent que l’on a le sentiment de laisser tomber la fiction pour entrée dans une terrible réalité, celle des faits divers tels qu’on peut les découvrir dans le journal de 20 h. le livre est scindé en deux partie , la première partie nous présente deux familles celle des Kessler et celle des Mariani. On va apprendre à les connaître, leur joie, leur peine, les difficultés qu’ils peuvent rencontrer au travail ou dans leur vie de couple, leurs enfants, leurs caractères… Toute cette première partie m’a paru sinon ennuyeuse, au moins une phase d’observation sociale et familiale, de deux famille en 2016/2017. Rien de particulier à leur propos, des familles comme on peut en croiser tous les jours. Pourtant dès le premier chapitre on sait que quelque chose de grave est arrivé. L’alchimie particulière de ce livre commence vraiment à la seconde partie et là, je suis restée scotchée dès les premières lignes. Il faut dire que j’ai suivi le conseil de mon amie Séverine de ne pas lire la quatrième de couverture et oh combien j’ai eu raison. Le choc, la claque que dis-je la déflagration aurait-été réduite à néant. Ce livre est bouleversant, il vous emporte sans qu’on ait rien demandé dans les méandres de ce que l’être humain peut avoir de pire. Sur le fond l’histoire est terrifiante. Pourtant c’est dans la forme, la construction narrative que j’ai pris le plus de plaisir. J’ai aimé pouvoir vivre les situations en parallèle grâce aux marqueurs de temporalité. Vivre les situations du point de vue des adultes et aussi du point de vue des enfants, c’était vraiment un plus. Ce que vivent les uns, ce que ressentent les autres, un livre à lire vous l’aurez compris SANS la quatrième de couverture sous peine de le gâcher ce qui serait dommage car la surprise est un élément déterminant. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
Entre mensonges et non dits, ou quand le silence peut devenir fatal....
Un livre divisé en 2 parties avec la même chronologie, mais bien distinctes : l'une nous permet de découvrir les familles et le point de vue des parents, et l'autre celui des enfants.
Un livre très bien écrit, avec au détour de quelques phrases une originalité dans la narration : mêler les dialogues au récit sans les scinder, heureusement la compréhension n'en est pas pour autant lésée.
Nous suivons 2 familles, 2 histoires parallèles avec leur lot de soucis, propres à chaque routine maritale, familiale... une routine qui peut s'avérer corrosive... Le lecteur, lové bien au chaud dans son fauteuil, devient alors spectateur, presque voyeur, de ces vies et de l'envers du décor, l'envers des apparences.
La 2e partie, celle du point de vue des enfants est extrêmement troublante et dure à lire. Ils deviennent, malgré eux, témoins silencieux de la vie de leurs parents et victimes silencieuses de leur propre quotidien. Et l'on se rend compte à quel point, enlisés dans leurs problèmes respectifs, chacun des protagonistes "aveugles" en oublie de lever la tête pour donner un regard alentour. Il est question de l'égoïsme qui étouffe, de la colère qui asphyxie : quand le mensonge, la douleur, la peine, le mal affluent à la surface, comme fertilisant du malheur, et viennent faire voler en éclats le train-train quotidien.
Et moi, cramponnée à mon livre, cramponnée à chaque mot de chaque page, j'ai espéré car trop mal à l'aise pour accepter. Ce livre parfaitement maîtrisé est le plus frustrant que j'ai lu, le plus mal aisant à lire et à finir car criant de vérité....
Je ne souhaite rien spoiler sur le thème mais il est terriblement d'actualité et il est important de lire ce récit pour en approcher les rouages machiavéliques, avec des personnages bien calibrés et hyper réalistes.
Pas d'appel à l'aide. Pas de main tendue. Juste un dialogue de sourds dangereux...
Je viens de me faire ramasser la tronche et je vais devoir récupérer un à un les morceaux de mon cœur qui jonchent l’appartement. Car il a éclaté. Littéralement pulvérisé par ce roman que je n’attendais pas.
Je pensais lire un thriller, un polar, un truc qui s’oublie vite mais qui fait son petit effet.
Je me suis retrouvé fracassé, le livre refermé, un nœud au ventre et quelques insomnies à venir.
Ne lisez pas ce livre, il va vous faire mal.
Lisez ce livre, il est va vous rappeler à l’ordre.
Il va vous rappeler toutes ces choses auxquelles on ne prend pas garde, sous prétexte de nos vies si compliquées. Il va vous rappeler de prendre garde à ceux que vous aimez.
J’y suis allé à l’aveugle, sans rien connaître du sujet. Je me demandais où Amélie Antoine voulait en venir. Je me demandais ce que j’étais en train de lire. Je me pose encore la question.
De cette histoire, de ces deux familles si banales, si proches de ce que nous sommes, il me reste un trou béant dans la cage thoracique.
Rarement, j’ai pu lire un livre comme celui-ci. A la psychologie fouillée, au rythme entêtant, comme une course atroce vers l’inéluctable. Un livre comme on se retrouve face à une certaine vérité, de celles qu’on ne veut jamais regarder en face.
Un livre sur ces raisons obscures qui font de nous des monstres d’indifférence.
Depuis, c’est le bordel. Dans ma tête, dans mon cœur, dans mon ventre. Depuis, j’ai encore un peu ouvert les yeux sur le mal qu’on peut faire sans le savoir.
J'ai surtout aimé la manière dont est amenée l'intrigue. On découvre tour à tour et au gré des chapitres de la première moitié du roman, le quotidien de deux familles, les Kessler et les Mariani. Les Kessler viennent de quitter Toulouse pour rejoindre la région natale de Laetitia qui s'en ennuie. Son mari Yanis, très amoureux, est prêt à toutes les concessions. Leurs trois enfants, Marjorie, Orlane et Ezio suivent tant bien que mal. Chez les Mariani, Frédéric, le père vient d'être rétrogradé professionnellement tandis que sa femme, Claire, vient de créer sa propre entreprise de couture à domicile. Leurs enfants, Sarah à qui on vient de diagnostiquer un diabète et qui veut à tout prix, cacher son état et sa pompe à insuline de crainte de perdre sa notoriété et Clément, son petit frère féru d'origami, fréquentent la même école que les enfants Kessler. Les premiers chapitres couvrent donc 9 mois du quotidien des parents qui s'échelonne sur fond d'adultère, de burn out, de problèmes de voisinage et de communication, et surtout de non-dits, de mensonges. La deuxième partie du roman revient sur ces 9 mois mais du point de vue des deux filles de chaque famille. C'est assez cruel à lire. On se rend compte que pendant que les parents sont centrés sur leurs petites misères, un drame autrement plus sordide se joue, tandis que tour à tour, Sarah puis Orlane prennent la parole, l'une harcelant l'autre sans répit.
😰 Glaçant En trois mots : familles - drame - secrets
« Elle se délecte du calme comme on se délecte d’un mets rare, déjà consciente que le retour à la réalité ne pourra être que violent et brutal. »
➡️ Connaître le thème principal avant de démarrer ma lecture en a peut-être diminué l’impact, je conseille donc de se lancer dans ce roman sans chercher à en savoir trop. Simplement se plonger dans cet engrenage infernal…
➡️ Les personnages vont énerver, comment personne n’a pu voir ce qu’il se passait, obnibulé par ses propres problèmes ? Oui, la première partie reste assez lente mais s’avère nécessaire pour comprendre la situation globale et la psychologie des personnages. Celle-ci est d’ailleurs travaillée et sans tomber dans le cliché.
➡️ Les sujets abordés sont habilement traités, c’est émouvant mais on sent que cela n’a pas été écrit pour faire pleurer mais bien pour dénoncer. Je m’attendais à autre chose pour la fin mais ça ne m’a pas gênée.
Deux familles vivent dans une même ville, se croisent parfois sans vraiment se connaître. Jusqu'à cet appel qui vient annoncer le drame. Un événement qui va les lier irréversiblement.
Deux parties distinctes. Dans la première, le cadre s'installe, on fait connaissance avec les membres de ces deux familles. Tracas du quotidien, moments heureux et mensonges que l'on découvre du point de vue des parents.
Dans la seconde, ce sont les enfants qui prennent la parole. Deux voix en alternance pour exprimer la difficulté d'être différent, l'envie d'être au centre de l'attention. Mais il y a aussi les mots et les gestes qui détruisent un peu plus chaque jour, les non-dits dévastateurs et cette souffrance qui reste profondément enfouie.
Une lecture extrêmement difficile, poignante mais nécessaire.
Coup de cœur ! Ce roman est un vrai page-turner qui, dès les premiers chapitres, m'a rappelé les thrillers de Barbara Abel. Le style d'Amélie Antoine est d'ailleurs similaire. Le roman s'ouvre sur un appel téléphonique de la police à une femme, dont on comprend que la vie vient de basculer, pour une raison encore obscure. Le chapitre suivant est un retour en arrière un an plus tôt, puis le récit alterne les points de vue des différents personnages, attachants... ou détestables. La première partie est centrée sur les 4 parents, tandis que la seconde monte en puissance dramatique et s'attache à 2 de leurs enfants. En tant que parent et enseignante, ce roman m'a bouleversée...
Le style pourrait etre mieux mais le rythme etait vraiment haletant et l'intrigue prenante.
Ceci étant dit... je me demande vachement le pourquoi du bouquin. Ça dit que le harcèlement scolaire existe ? Je crois qu'on savait pas mal déjà. Ça dit que les gens qui harcèlent ont eux-mêmes de la souffrance ? Oui, ok, mais là encore on savait. Les parents qui ne voient rien sont très innocentés de cette attitude par le fait que même la victime tente de le leur cacher le plus possible. Les profs, eux, voient mais ne font rien. Mais si le but du livre c'est de dire "les profs qui ne reagissent pas au harcèlement scolaire c'est vraiment nul", il fallait ecrire l'histoire autrement.
Donc au final on a un exercice de style intéressant, mais je ne suis pas convaincue qu'il y ait beaucoup plus. Le harcèlement scolaire existe. Voilà. Sachons-le bien tous.
I’m going to give this book a 5 star read because it covers an extremely serious topic and it’s well written. The first half of the story was almost boring, I was not really into the story, I felt all of the characters were selfish people. Obviously after reading the second half the whole story made sense and it made up for the first half immediately. I knew what will happen in the end but it’s was still extremely unexpected that shook me immediately! Stories like this should be given for educational purposes in schools for sure.
Very good description of the ins and outs of what a person can go through and the disconnect that parents can have with whatever their children are living outside of home. I hope this book makes us all realize that there is so much injustice and that communication, attention, kindness and love are so important to give to one another.
Pfiou, pfiou, pfiou… On ne sort pas indemne de cette lecture. Comme toujours Amélie fournit un travail de dingue sur la psychologie des personnages. Chacun d’entre eux a un intérêt dans le développement de l’histoire. Et en tant que mère, j’ai terminé ce roman avec le bide en vrac.
Bien sûr que ce livre mérite largement les 5 étoiles mais par la même occasion j’aimerais que des livres comme ça n’existe pas, car j’aimerais que des histoires comme celles là n’existent pas. Ça me prend aux tripes de savoir que ce sont des événements récurrents et j’aimerais juste que ça cesse.
Lu très vite, un coup de poing. Deux fois deux narrations simultanée, quatre angles sur les mêmes vies, et surtout un récit implacable, douloureux. Et un dernier chapitre vertigineux. Ou plutôt abyssal. Je ne le conseillerai pas à tout le monde, mais je suis pas prêt de l'oublier.