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« Pourquoi j’écris ce livre ? Parce que je partage l’angoisse de Gramsci : “le vieux monde se meurt. Le nouveau est long à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres”. Le monstre fasciste, né des entrailles de la modernité occidentale. D’où ma question : qu’offrir aux Blancs en échange de leur déclin et des guerres qu’il annonce ? Une seule réponse : la paix. Un seul moyen : l’amour révolutionnaire. »
Dans ce texte fulgurant, Houria Bouteldja brosse l’histoire à rebrousse-poil. C’est du point de vue de l’indigène qu’elle évoque le pacte républicain, la Shoah, la création d’Israël, le féminisme et le destin de l’immigration postcoloniale en Occident. Balayant les certitudes et la bonne conscience de gauche, c’est chez Baldwin, Malcolm X ou Genet qu’elle puise les mots pour repenser nos rapports politiques. Aux grands récits racistes des Soral et Finkielkraut, elle fournit un puissant antidote : une politique de paix qui dessine les contours d’un « nous » décolonial, « le Nous de l’amour révolutionnaire ».
115 pages, Kindle Edition
First published March 14, 2016
‘In France, it is typical for minorities trying to organize and fight for their group’s interests to be branded communitauriste [sic], a word that translates roughly as “divisive.” People (or organizations) that are labeled [communautariste] are often portrayed as insufficiently French or poorly assimilated. For example, some of the activist groups that emerged in the 2000s to address the discrimination faced by black and brown people in France have been accused of communitarianism—a charge that aims to undermine the legitimacy of antiracist movements in the eyes of the dominant group.’
La dignité, c’est se savoir responsable pour un, pour dix, pour mille. C’est notre capacité à nous aimer et à aimer cet Autre, cet irresponsable, à l’empêcher de déployer sa folie plus encore et avec lui sauver ce qui reste à sauver de ce pauvre monde.