A l'initiative de l'association "Décoloniser les arts", Leïla Cukierman, Gery Dambury et Françoise Vergès analysent, avec quinze artistes, la colonialité à l'oeuvre dans le monde des arts et de la culture en France et élaborent des voies pour une décolonisation des formations, des institutions et des contenus.
Chaleureusement conseillé pour les artistes comme pour les spectateurs; pour les racisés comme pour la majorité dominante; pour les passionnés comme pour les curieux; pour ceux que l'avenir touche; pour ceux prêts à se battre, y compris contre eux-mêmes, pour des lendemains plus justes, parce que le temps de l'hypocrisie a suffisamment duré.
Je suis danseuse, spécialisée dans les danses traditionnelles. C'est ainsi que j'ai entendu parler pour la première fois d'appropriation culturelle. Puis cette question s'est élargie, jusqu'à envahir ma sphère privée. J'ai reçu des mandales monumentales, moi qui croyais être libre de tous préjugés. J'ai été mise face à mes erreurs et face à ma blanchité, pour le meilleur, jamais pour le pire. Moi aussi, moi d'abord, je dois passer par le processus de décolonisation. Ce n'est pas une étape facile, mais c'est une étape évidente.
De tout coeur, merci, et bonne continuation! Pour ma part, je continuerai à donner le meilleur de moi-même pour apporter ma modeste contribution à ce combat.
Savant recueil de textes d'artistes et théoriciens qui s'évertue sans doute plus à montrer et affirmer des inégalités que proposer des solutions pour les faire disparaître. La conclusion de François Vergès est vraiment une des contributions majeures du livre qui reste un indispensable tant ce sujet est actuel est commence à peine à être traité.