“What Doth the Lord Require of Thee?” Blackmail and black magic — and one unforgettable tour of London — come to life in full color!
"My all-time favorite graphic novel … an immense, majestic work about the Jack the Ripper murders, the dark Victorian world they happened in, and the birth of the 20th century." — Warren Ellis, Entertainment Weekly
Experience FROM HELL as never before: fully restored and in color for the first time!
Five unsolved murders. Two of the greatest creators in the history of comics. One sprawling conspiracy, one metropolis on the brink of the twentieth century, and one bloody-minded Ripper ushering London into the modern age of terror. The award-winning bestseller FROM HELL, often ranked among the greatest graphic novels of all time, takes on haunting new dimensions in FROM HELL: The Master Edition, enhanced with impressionistic hues by Eddie Campbell himself. -- a 72-page, full-color, prestige-format comic book (6 5/8” x 10 1/8”), $7.99 (US)
This volume contains Chapters 3 and 4, as well as all the original annotations.
Alan Moore is an English writer most famous for his influential work in comics, including the acclaimed graphic novels Watchmen, V for Vendetta and From Hell. He has also written a novel, Voice of the Fire, and performs "workings" (one-off performance art/spoken word pieces) with The Moon and Serpent Grand Egyptian Theatre of Marvels, some of which have been released on CD.
As a comics writer, Moore is notable for being one of the first writers to apply literary and formalist sensibilities to the mainstream of the medium. As well as including challenging subject matter and adult themes, he brings a wide range of influences to his work, from the literary–authors such as William S. Burroughs, Thomas Pynchon, Robert Anton Wilson and Iain Sinclair; New Wave science fiction writers such as Michael Moorcock; horror writers such as Clive Barker; to the cinematic–filmmakers such as Nicolas Roeg. Influences within comics include Will Eisner, Harvey Kurtzman, Jack Kirby and Bryan Talbot.
Cette deuxième livraison introduit enfin la figure de Sir Gull et les arguments essentiels de Moore à ses actions. C'est toujours aussi laid - la scène de la tourte aux rognons est sans aucun doute un summum à cet égard, "l'aliment" prétendu s'apparentant bien davantage à une crotte gribouillée dans une palette de bruns et de verts - c'est dire si c'est appétissant. Les réclames omniprésentes, sur les cabs londoniens, les boutiques, donnent une impression de collage grossier, et qui infuse une impression quelque peu ridicule, là où les auteurs voudraient bien évidemment susciter l'effroi. La colorisation, mais aussi le retravail graphique de cette édition, montrent à nouveau à quel point il ne s'agissait pas d'un rajout de détail mais d'une nécessité de lecture : le trait des personnages est si peu maîtrisé que même ceux, centraux des prostituées ou du tandem macabre, ne sont jamais reconnaissables, sinon difficilement et dans le seul contexte du récit.
Le lettrage, lui aussi hésitant et irrégulier, est souvent très difficile à lire. Si l'on y ajoute l'argot anglais, voire les déformations phonétiques importantes d'un Merrick, les phylactères deviennent une torture à déchiffrer.
La thèse de Moore est, je le comprends peu à peu, une reprise pour l'essentiel de celle de Knight. De ce point de vue, l'appareil critique reste absolument remarquable, même s'il est ici tellement dense qu'il m'a fallu des jours pour en venir à bout. (Note pour moi-même : ne pas en reporter la lecture à la fin du récit, où l'effet en devient encore plus indigeste qu'une kidney pie, mais me l'approprier à mesure de la lecture du corps du texte.) La deuxième partie notamment (chapitre 4), où Gull quadrille Londres de part en part et assène à son cocher tout son argumentaire ésotérique, est à ce point dense et indigeste qu'elle suscite chez le lecteur le même écœurement que chez son personnage !
Une grappe de raisin sur un fond entièrement blanc sépare les chapitres, allusion à la dimension dionysiaque de "l'oeuvre" revendiquée par Gull. Si La Naissance de la Tragédie est effectivement sortie en 1888, je me demande bien tout de même si elle peut faire partie des lectures de Sir William... Sauf à ce que la thématique de l'apollinien et du dionysiaque ait précédé son incarnation par Nietzsche ?!... Cela étant dit, un léger anachronisme, que rien n'assure d'ailleurs, cède évidemment à l'organisation du récit.
Me reviennent par vagues des images de la version britannique avec Caine en Abberline, visionnée il y a plus de trente ans, qui m'a laissé une trace indélébile, et qui puise vraisemblablement à la même source séminale (Knight), au point que je peine à savoir, des historiens et des scénaristes, et alors même que le travail d'exégèse de Moore est absolument irréprochable, qui doit à quoi.