Bien qu’il me manque plusieurs critiques a faire pour cet auteur, je reste un grand fan de Naoki Urasawa. J’ai toutes ses oeuvres publié traduite en français ou en anglais, il ne me reste que Master Keaton a lire (les autres ça fait un bout, faudra faire une relecture). Donc quand il a été annoncé qu’une oeuvre spéciale serait fait en l’honneur de la création du 9ième art (les bandes dessinées) qui sera maintenant honoré au Louvre, j’ai tout de suite été intrigué. Quand j’ai su que la production de cette oeuvre serait d’une grande qualité et surtout onéreuse (40$ par volumes et il y en a 2) j’ai été un peu effrayé. Finalement, étant vraiment un fan de Urasawa j’ai finalement flanché et je me suis procuré ce manga sur-produit. Voici ce que j’en ai pensé.
L’histoire est celle d’un père de famille qui s’est mis dans une situation invivable par de très mauvaises décision et par naïveté. Prêt à se suicidé pour s’en sortir ce père de famille voit un signe d’espoire (ou de rêve) et décide de suivre ce signe. Il est donc conduit à un individu louche qui lui donne une mission, voler/emprunter un tableau de grande valeur pour permettre à l’individu de vendre un faux qui permettra à l’homme et au père de pouvoir vivre riche le reste de leur jouer. Seul problème, le fameux tableau est au Louvre, le musée le mieux gardé de l’histoire.
Étant un oeuvre prévu pour ne faire q’un grand volume relié (même s’ils l’ont produit sur 2) cette histoire est bâtie pour être courte développé en tant que telle. Les personnages sont rapidement présenté, les situation de vie sont gardées au plus simple et après un volume on a l’impression qu’on a juste vécu la présentation des personnages. C’est donc en 1 volume que tout se règle et que l’intrigue se passe alors très rapidement. Pas de frou frou, pas de longueurs, du droit au but. On se croirait dans un greatest hit de l’auteur qui nous fait goûter a son style sous forme de dégustation sans nous donner la pleine mesure. Par contre, cette oeuvre donne le ton sur le style de Naoki Urazawa et sa reste une histoire humaine plaisante a découvrir.
Toute personnes connaissant l’auteur reconnaitront son style graphique qui reste passablement le même d’une histoire à l’autre. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit car l’auteur se tien quand même loin du réchauffé. Les dessins sont clair, et s’il y a une scène d’action elle sera toujours épuré et facile a suivre. On voit ici un maître qui a atteint sa propre perfection et qui sait comment présenter ses mangas. L’auteur reprend même un icon de la culture manga japonaise et il le met a sa saveur. Même si je ne connaissais pas le personnage, le fait de le découvrir dans sa vieille et nouvelle version ajoute pour ma part un bel hommage que l’on ne voit pas souvent dans ce genre d’oeuvre.
Le point qui me dérange un peu c’est que cette oeuvre, bien qu’a la hauteur de la réputation des on auteur, est fichtrement dispendieux pour ce qu’il contient. J’ai payer 80$ pour une histoire de type one shot. Je sais, on devrait pas juger une oeuvre par son prix mais sa qualité. Mais ça reste que pour ce prix je peux acheter une série courte de 5 volumes qui contiendra pas mal plus de contenu. Bon ça ne sera pas du Urasawa, mais quand même c’est cher. Ok oui la couverture est rigide, le papier de première qualité, il y a des pages en couleur et l’édition/traduction est parfaite. Mais pour ce prix, accessibilité 0 et c’est là que je suis déçu. Ce manga aurait pu être l’entrée parfaite pour toute personnes voulant découvrir l’auteur a moindre prix. Un one-shot de 15$ aurait vraiment fait la job, en fait ça aurait été parfait. À 80$ c’est pour les fan seulement malheureusement.
Donc, c’est là que le bas blesse. On a la parfaite oeuvre d’intro a un prix exorbitant pour une manga. Il m’est difficile de recommander ce manga à qui que ce soit quand tu peux avoir 10 fois plus de contenu pour 2 fois le prix ( la série Monster du même auteur). Ou sensiblement au même prix Pluto donne 8 volumes de bonheur (a peine 30 $ de plus) et plus de contenu avec là aussi un hommage à la culture japonnaise en manga (astro le petit robo) encore plus populaire. Alors, comment recommandé un oeuvre d’intro quand on est divisé entre contenu, qualité et prix. C’est vraiment difficile. Un manga s’achete pour beaucoup de contenu a faible prix (si on compare aux comic book américain c’est moitié prix et bande dessinées européennes c’est le quart facilement en moyenne). Donc dans la comparaison il est difficile d’en avoir pour son argent et c’est là que je formule une grande critique de ce livre. Parfait pour les néophites mais accessible seulement aux fan.
Alors, pour conclure, je vais donner 4 étoiles a ce manga. Pas à cause du prix, pas à cause des points problématiques, mais tout simplement parce qu’on est loin du meilleur de l’auteur. Je vais comparé les pommes avec les pommes. Billy Bat, 20th century boys, Happy, Monster et Pluto sont de loin supérieurs à cette oeuvre. Je les recommande plus que chaudement, ce sont des chef d’oeuvre. Le Signe des Rêves est une excellent manga mais ce n’est pas un chef d’oeuvre, c’est une mise en bouche parfaite pour savoir comment l’auteur travail en général et pour ça il se mérite un solide 4 étoiles. En fait, parfait pour être introduit comme échantillon de manga au Louvre de Paris. Mais, je me dois d’être honnête. C’est une bonne histoire, seulement ce n’est pas la meilleur de l’auteur. Donc je recommande chaudement cette oeuvre a tout fan prêt a payer le prix, c’est tout de même du Urasawa, mais sinon je ne peux le recommander a personne d’autre car même si je me répète, 80$ pour un échantillon c’est cher.