Une révolution philosophique et éthique est en cours: la frontière entre humain et animal disparaît. Darwin avait déjà révolutionné l'idée que nous nous faisions de notre place dans la nature. La science découvre aujourd'hui que les animaux pensent, peuvent apprendre, transmettre et qu'ils sont des êtres sensibles. Dans cet ouvrage, Louis Schweitzer, président de la fondation "Droit animal, éthique et science" et Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, militant pour le respect des animaux, tentent de répondre aux questions essentielles que pose notre rapport aux animaux: quelle est la nature de l'intelligence animale? qu'est-ce que l'anti-spécisme? peut-on se passer des produits animaux? comment adapter nos modes de vie? quel serait un droit des animaux? Pourquoi s'occuper des animaux alors que tant d'hommes souffrent sur la Terre?
Aurélien Barrau est un astrophysicien français spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie. Il travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble au sein du polygone scientifique. Il est également professeur à l'université Grenoble-Alpes.
Ce livre pose les bases du droit animal et de l'éthique animale en répondant plus ou moins clairement aux premières questions évidentes sur ces sujets. Il est abordable et court. Enfin, il est particulièrement intéressant car j'ai trouvé qu'il se montrait plus critique vis-à-vis de l'animalisme et de l'antispécisme que la tonne d'autres ouvrages du genre qui présentent ces courants. En général, je les trouve tous sans reliefs, ce sont juste des exposés de la pensée antispéciste. Ici, on se détache de ça, très certainement car il s'agit d'un dialogue entre deux personnes qui n'ont pas les mêmes avis sur la question du droit animal.
Premier livre d'Aurelien Barrau que je lis. Je ne m'étais pas vraiment renseignée sur ce titre et ne m'attendais pas à ce qu'il s'agisse d'une discussion. De très bons arguments autant factuels et scientifiques qu'ethiques sont avancés. Je dois avouer avoir surligné de nombreux passages.
Je trouve cependant que Louis Schweitzer manque parfois son point, qu'il se répète sans apporter d'avancées à son point de vue et que la discussion part régulièrement sur de la philosophie théorique idéaliste plutôt que sur du concret, selon nous avons besoin actuellement vu la catastrophe à laquelle nous courrons.