Philippe est à l’étroit dans son rôle d’homme. Marion a trois enfants, avec Élise. Camille veut changer le monde, Ashanta sait qu’on ne peut pas. Isabelle aime à en mourir. Maya est travailleuse du sexe, Jo est flic et n’aime pas ça. Sept vies se font poreuses les unes aux autres, sept personnages découvrent ce qu’on peut s’apporter dans la différence. Une physiologie d’un monde contemporain qui se questionne sur l’amour, le désir et la filiation. Un roman d’une vérité troublante sur les stéréotypes, les passions, les sexualités, les parentalités et le couple.
Un roman dévoré en 12h, me laissant à peine le temps de respirer. J’y ai retrouvé une langue précise et pourtant si fluide, des personnages aux vulnérabilités touchantes, et le jeu plaisant d’essayer de relier les points avant que tout se dénoue. Après avoir entendu son autrice parler de ce roman au festival Dangereuses Lectrices, j’étais si curieuse ! Je partais conquise après avoir adoré Viendra le temps du feu, je confirme que j’aime tout, depuis la queerness jusqu’à la tendresse, dans ce que fait Wendy Delorme.
Le storie di tante persone molto diverse tra loro ma inaspettatamente intrecciate. Un racconto di corpi che provano piacere, paura, odio, amore, che vengono violentati, si ingravidano, sono malati, sono stretti nella loro pelle. Davvero molto bello.
J'ai beaucoup aimé ce roman, en particulier pour sa structure. Par contre, il parle de violences domestiques et sexuelles et de sexisme d'état, ce qui a fait que j'ai du le lire assez lentement pour pouvoir faire redescendre la pression.
J’ai tout aimé de ce livre il m’a chamboulé et profondément diverti à la fois c’était juste une incroyable découverte.
Ça m’a bouleversé, ému.e aux larmes, surpris.e, et même parfois fait sourire en dépit des thèmes sous jacent hyper durs.
En fait y a tout ce que j’aime dans son écriture. Une structure narrative polyphonique, qui permet de se mettre dans la peau de plusieurs personnages et de voir leurs multi facettes à travers les yeux d’autres personnages. Ca les rend tous profondément humains et c’est fascinant et ça fait se mettre à la place de personnes dont on a pas pour habitude de considérer la perspective (car un âge, une situation différente de la notre) c’est trop bien écrit et trop intéressant.
Mais aussi ce livre c’est juste une énorme leçon de vie dans des phrases et des chapitres pourtant très courts. J’ai appris plus de choses en très peu de pages de cette histoire que j’en aurais appris dans un essai féministe adressant les nombreuses choses auxquelles font face ces personnages.
Wendy Delorme utilise la fiction de la manière la plus efficace pour tout ce qu’elle a de mieux à nous offrir et nous apprendre, sans que ça fasse superflu, ou forcé ou que ses personnages semblent être juste des pantins de stéréotypes. C’est tellement naturel et bien dosé. Et ça m’a rappelé à quel point on peut souvent apprendre plus d’une bonne fiction que d’un essai académique. Y a un tel pouvoir dans cet usage là des mots qui est sous estimé. J’ai envie de dire merci profondément pour ce livre.
J’ai trop aimé cette façon accessible d’écrire aussi. Elle te peint tout un décor avec 3 mots simples qui font leur effet. Y a rien d’alambiqué qui te fracasse la tête, ça se lit comme on se laisserait bercer par un fleuve. Et après avoir lu trop de livres de suite qui étaient bourrés de vocabulaire très pointu, c’était presque comme respirer à nouveau cette écriture là. Elle permet que rien ne barre le chemin entre les mots et l’empathie qu’on pourrait ressentir pour les personnages, et ce qu’on peut retirer de leurs histoires. J’ai ressenti chacune de leurs émotions comme si c’était les miennes, j’ai pleuré, crié, injurié à voix haute tellement j’étais profondément investi dans leur vécu. C’est brillant. C’est sublime. Ça m’a redonné goût à la lecture d’un coup d’un seul. Le genre de livres que t’as pas envie de finir et que tu refermes en pleurant toutes les larmes de ton corps à plus savoir quoi faire de toi même.
Quelle claque. On ne ressort pas de ce livre indemne. C’est l’histoire de Camille altruiste envers et contre tout, mais aussi de Patrice à l’étroit dans son corps d’homme, d’Isabelle, en lutte contre le temps, de Maya, travaillant avec son corps, de Jo un flic utopiste, de Marion et sa compagne Elise et de bien d’autres encore. Tous distincts mais tous liés. De toutes ces scènes de la vie quotidienne qui nous marquent, que l’on n’oublient pas.
Ce livre c’est aussi cette mère de famille, qui aime ses enfants, mais qui se demandent si elle est vraiment faite pour être mère, de cette femme, mariée et mère car il fallait, de cet homme éperdument amoureux de cette femme qui a prévu de la quitter quand leur fille sera grande, de cette femme qui regarde son corps et le temps qui passe. Mais c’est encore plus que tout ça. Il s’agit d’injustice, de violence, de deuil, et de comment on traverse les étapes de la vie, d’entraide, de soutient. On y ressent la nostalgie d’une vie, d’une histoire.
Les chapitres sont courts. Intense. Les phrases sont frappantes. Vraies. Poignantes.
L’enchevêtrement des histoires est très prenant. C’est réussi pour la structure, qui provoque une lecture haletante. Les différentes relations, notamment familiales, sont finement décrites et assemblées, les illusions qui lient les personnages les un•e•s aux autres et à leur destin aussi. Et puis il y a des pointes d’espoir et de revanche qui font écarquiller les yeux.
Cependant je n’arrive pas à accrocher avec le phrasé, et certaines images me paraissent bien moins subtiles que la structure générale. J’avoue avoir éprouvée assez peu d’empathie pour les personnages en les lisant, alors même que j’avais envie d’en aimer la plupart.
Des histoires très touchantes, que j’ai dévorées en un week-end en laissant quelques larmes s’échapper de mes yeux à plusieurs reprises. Ça fait du bien de lire des histoires avec des personnages queer, imparfaits, avec un tire qui résonne vraiment avec le roman. Mais ça fait aussi tellement de mal de faire face à la réalité de notre société : la violence d’état, le sexisme, le racisme français… Ce roman reste difficile à lire tant il nous expose à la grande violence de ce monde, même s’il n’oublie pas de nous rappeler notre besoin de solidarité et de justice sociale.
Des histoires qui se croissent et des personnages complexes comme toujours, dont les émotions sont dépeintes avec une justesse impressionnante. On ressent pour chaque personne comme le corps peut mettre à l’étroit, comme il influence la façon d’être au monde. Un livre féministe, un livre sur la justice, un livre qui montre aussi, sans cynisme mais avec réalisme froid, les violents mécanismes cishétéro-patriarcaux.
Molto carino, si fa leggere bene e sul finale si riprende decisamente, ci sono peró parecchi punti morti (ma non so se sia un mio problema di attenzione visto che leggo recensioni che dicono esattamente l’opposto). Commento tecnico: non sono fan della traduzione in italiano, molto macchinosa in parecchi punti
«Il corpo è una chimera. Una bolla di sapone, un involucro di carne. Quando è la carne a essere straziata, la ferita può guarire, ma un'anima sofferente può rimanerlo per sempre».
j'aime beaucoup lire des relations d'amour et d'amitié queer, qui sortent de l'heteronormativite, de lire des points de vue politiques sur la police, la justice, etc. ça fait du bien
mais j'ai pas du tout accroché avec l'écriture / le langage, je suis restée hors du roman en suivant le récit
Une claque et une lecture dont je ne ressors pas indemne. J'ai serré les dents parfois et il a fallu que je le termine vite pour pouvoir reprendre ma respiration après avoir eu l'impression de lire en apnée. L'écriture efficace et fluide m'a très vite embarquée dans ces histoires qui s'entremêlent. Les personnages m'ont touchée dans leur vulnérabilité et leurs imperfections.
Entendu du bien de son dernier roman et puis son nom m’est resté en tete, et puis j’ai écouté le podcast de La Poudre dans lequel elle est invitée. On m’a prêté ce livre (plutôt que le dernier) et j’ai adoré. Je ne m’attendais pas à un style aussi précis, évocateur en si peu de mots. J’ai d’abord été effrayée par la multitude de personnages mais les chapitres sont courts, on passe du temps avec chacun d’entre elles et eux, donc on se familiarise rapidement. Les histoires s’entremêlent de plus en plus vers la fin. Super lecture, 5/5 ⭐️