Bienvenue dans le monde de Thomas Raphaël, où les récits d'asiles psychiatriques remplacent les histoires du soir, où les mononucléoses se transmettent de père en fils et où les histoires d'amour naissent au crématorium. Quand il se perd au fond d'un sex-club ou à l'anniversaire de Mick Jagger, c'est toujours par l'humour qu'il retrouve son chemin.Rigoureusement honnête, jamais aussi cruel avec les autres qu'envers lui-même, Thomas Raphaël pose un regard candide sur un monde qu'il ne comprend pas mais dans lequel il garde espoir de trouver une place.Après le succès de La vie commence à 20 h 10, Le bonheur commence maintenant et Pour un soir seulement, Thomas Raphaël s'impose comme l'une des voix les plus drôles de sa génération.
J'ai découvert la plume de Thomas Raphaël avec la sortie de son premier roman, La vie commence à 20h10, qui m'avait enchantée. Puis j'ai lu ses deux autres romans à leur sortie également : Le bonheur commence maintenant (suite de La vie commence à 20h10) et Pour un soir seulement. J'ai beaucoup aimé ces trois romans. J'aime le sexe mais je préfère la pizza est donc le dernier né de l'auteur, mais aussi son premier texte qui ne soit pas de la fiction. Sorte d'autobiographie écrite à la manière d'une comédie, ce livre retrace des passages de la vie de Thomas Raphaël depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte. Le texte n'est pas construit de manière chronologique, au contraire l'auteur effectue des allers-retours entre les différentes périodes de son existence. Sur un ton à la fois candide et cynique, Thomas Raphaël nous parle de ses amours, de son côté "anti-héros", de ses cours de hip-hop, de sa famille... Anecdotes et événements importants se côtoient dans un style résolument léger et empreint d'auto-dérision. C'est bien écrit et l'on retrouve dans cette autobiographie le talent de l'auteur. Cela dit, je me suis parfois ennuyée au cours de cette lecture et j'ai trouvé que son contenu n'était pas forcément passionnant. Certains passages sont drôles ou bien émouvants, certes, mais au final je ne peux pas dire que ce soit une lecture fondamentalement intéressante. C'est donc pour moi une légère déception que cette lecture, je préfère largement Thomas Raphaël dans la fiction.
J'ajoute, au sujet de la version audio, que je n'ai pas apprécié la lecture, pourtant réalisée par l'auteur lui-même. J'avais déjà fait ce constat pour Nue de Jean-Philippe Toussaint, et je le fais de nouveau aujourd'hui avec ce roman : contrairement à ce que je pensais, l'auteur n'est pas nécessairement la personne la mieux placée pour lire son texte. Malheureusement, Thomas Raphaël, bien qu'ayant une voix agréable, lit l'intégralité de son livre avec les mêmes intonations et le même ton monocorde, et franchement, ça m'a assez rapidement tapé sur le système.
J’aime le sexe mais je préfère la pizza est ce que j’appelle une autobiographie thématique. Il s’agit d’une autobiographie dont le récit n’est pas chronologique. Chaque chapitre est une tranche de vie, une aventure ou un regroupement d’aventures autour d’une idée, d’un thème. J’ai cru comprendre qu’il en sortait pas mal, en ce moment. Et j’aime assez cette idée. Ce que l’on est au moment de l’écriture de sa vie est bel et bien la compilation de toutes nos aventures passées, digérées de façon aléatoire, plus ou moins lentement, plus ou moins positivement. Et ça aide à se faire une idée de la personne qui écrit, la façon dont elle se voit, visualise son évolution et perçoit le monde l’environnant.
Et mine de rien, je trouve que cela permet au lecteur de profiter d’une expérience autre que la sienne, et ainsi, d’appréhender sous un angle différent le monde, sa propre vie, ses propres expériences.
Car Thomas Raphael écrit avec une sensibilité rarement égalée. La bienveillance qu’il témoigne envers toutes les personnes qui ont peuplé sa vie, le regard critique posé sur lui-même, et cette délicate pointe d’humour teintant chaque chapitre nous laisse à la fin de chaque histoire avec une larme à l’œil. J’avoue avoir eu la naïveté, au cours du dernier chapitre, de croire que je ne le terminerai pas avec la gorge nouée. Raté.
Le couverture nous avait plu et nous l’avions acheté un peu au hasard. En même temps, les meilleures rencontres sont souvent le fruit du hasard, non ? En rentrant à la maison, j’avais commencé à lire les quelques premières lignes. Je me suis vite vu contraint de le lire à haute voix à Teatime et c’est devenu l’une de nos lectures communes, supplantant Harry Potter et l’Ordre du Phénix. C’était comme entendre quelqu’un nous raconter sa vie (chose que j’adore). Ensemble, nous avons évoqué la vie, son apprentissage, la découverte de l’amour, les ruptures, l’acceptation de la mort, les joies, les tristesses, les succès et les échecs qui constituent la vie.
Et à la fin du livre, c’est comme si nous avions quitté un ami.
Teatime et moi-même avons passé un excellent moment à lire ensemble ce livre et nous vous le conseillons chaleureusement. Par ailleurs, le découpage des chapitres en fait une lecture commune idéale. Avec tout ceci, vous reprendrez bien une part de pizza ?
Annoncé comme livre drôle et comédie, j'accueillais cette lecture avec joie. Effectivement le narrateur a un petit côté drôle dans sa façon de raconter les choses tel un Gaston lagaffe social. Et puis une ou deux anecdotes m'ont donné envie de pleurer. Comment arriver à garder cette légèreté face aux événements (je ne spoile pas) ? J'avais envie de hurler pour l'auteur : non ce qu'on te fait n'est pas drôle !!
Bref, en soit, c'est une chouette lecture quand même mais à ne pas vendre comme quelque chose de léger, au contraire...
Un livre qui va vite, décousu, avec un auteur qui manie parfaitement humour et sarcasme, tristesse et rire ! Comme nos pensées, tout arrive, parfois sans queue ni tête pour le lecteur, mais c'est aussi et surtout ce qui fait le charme du livre !