L’ordinateur est la plus puissante machine de l’humanité. Son histoire, c’est celle de Turing, de Babbage, de Byron, d’Einstein, de Pascal et d’Orwell. C’est aussi celle des automates, des métiers à tisser, de la machine à écrire et de l’ampoule électrique. Pour Gabriel Rivages, c’est d’abord l’histoire de Steve Jobs, enfant adopté, ancien hippie, employé chez Atari, père de Lisa, créateur du Macintosh et storyteller. Prométhée est puni. Des enfants naissent. Al-Kharezmi invente l’algèbre. On se tire le Yi King. On peint des chefs-d’œuvre. On fait la guerre. Bugs Bunny imite Tarzan à Hawaï. C’est la finale du Super Bowl : 1984 ne sera pas comme 1984. Brautigan écrit Tous veillés par des machines de grâce aimante et un père admire son fils.
Pomme S conclut la trilogie 1984 et le périple américain de Gabriel Rivages, entamé dans Hongrie-Hollywood Express, qui met en scène Johnny Weissmuller, nageur olympique plusieurs fois médaillé d’or et premier Tarzan du cinéma parlant. Mayonnaise, le deuxième volume, mêle le destin de Rivages à celui de l’écrivain culte Richard Brautigan, le dernier des beatniks.
Éric Plamondon est né à Québec en 1969. Il a été pompiste à Donnacona, bibliothécaire à Thetford Mines, barman sur la Grande Allée et a enseigné le français à l’université de Toronto. Il vit aujourd’hui à Bordeaux. Chargé de communication et Media Designer pendant plus de dix ans, il travaille actuellement au dernier opus de sa trilogie 1984, où l’on suit les destins de Johnny Weissmuller (Hongrie-Hollywood Express, 2011), Richard Brautigan (Mayonnaise, 2012) et Steve Jobs (Pomme S, 2013).
J'ai finalement passé à travers de la trilogie de Plamondon. Quelle aventure! C'est une écriture qui a beaucoup informé la mienne et qui continuerait de le faire si j'écrivais toujours.
Pour moi, la trilogie 1984, c'est une traversée extrêmement habile de la culture populaire et de l'histoire du XXe siècle. C'est des vies entremêlés où "toute est dans toute" quand on se concentre sur les hasards. C'est surtout une oeuvre qui nous rappelle que le monde qui nous entoure est le meilleur des romanciers.
Un peu lourd par moments, à cause de toutes les informations sur la technologie, mais j'ai beaucoup aimé les liens que l'auteur tisse entre toutes ces histoires qui apparaissent disparates à première vue.
J'ai moins apprécié ce troisième tome, mais j'ai de la difficulté à dire pourquoi. Peut-être parce que je connais trop la vie de Steve Jobs, ayant déjà lu sa biographie. L'effet "découverte" était donc moins là, alors la magie n'a pas opérée autant que les deux premiers tomes.
2,5/5. Un énorme exercice de style mené à la perfection. Malheuresement, en tant que lecteur je recherche avant tout ne bonne histoire et non pas la maitrise de différents styles, j'ai donc eu un plaisir de lecture quasi inexistant. Par contre, les talents de l'auteur pour manier documentaires, biographies, fiction, autofiction, etc. sont indéniables. Pour ma part, lorsqu'on mélange fiction et faits véridiques, je ne sais jamais trop si les faits sont vraiment des faits, je me retrouve a avoir énormément d emal à accorder de la crédibilité et je me demande toujours où est la limite entre ficion et réalité, ce qui m'indispose un peu. Pour finir, je trouve ce livre un peu trop factuelle, dans un style similaire, j'ai préféré Ma vie rouge Kubrick de Simon Roy, qui mélangeait également plusieurs styles, mais dans une apporche plus personnel par l'auteur. Pour terminer, une excellente maitrise, un exercice de style réussit, mais un livre qui ne m'a pas vraiment plus. Tout simplement pas pour moi!
Steve Jobs is a motivator, a guru, a preacher without dogma: each individual is responsible for his own happiness, it’s all but a question of will. It’s as beautiful, as grand, as formidable, and probably as true as the creation of the world in seven days. But it works. Steve promised us happiness that doesn’t call for anything other than ourselves. He liberates us from society. The computer is the perfect tool for this emancipation.
Janis Joplin said somewhere that being an intellectual creates a lot of questions, but not many answers. You can have a headful of theory and still go home and sleep alone. The only thing that really counts is your feelings.
A closed computing system limits the possibilities of the user, but it is more stable and more predictable. An open system is a lot more fragile and less reliable, that’s the price of liberty.
Un excellent livre. La forme est très intrigante. L'auteur nous fait passer du roman biographique à l'auto-fiction, en passant par la poésie. Et heureusement, le fond est aussi intéressant que la forme. Sous le prétexte d'un livre sur Steve Jobs, l'auteur s'interroge sur la réussite et sur le sens à donner à sa vie. La fin m'est toutefois apparue un peu précipitée. Sinon, un livre à lire.
Belle finale pour une trilogie qui vaut absolument le détour! Merci à Bruno Marcil pour la narration et à Radio-Canada pour les livres audio! Ça m'a permis d'expérimenter différemment la lecture d'Éric Plamondon!
Troisième volet de la trilogie 1984, amorcée avec Hongrie-Hollywood Express, qui portait sur le nageur et acteur Johnny Weissmuller, puis poursuivie avec Mayonnaise, qui portait sur l’auteur Richard Brautigan. Dans Pomme S, Éric Plamondon raconte l’histoire de Steve Jobs et de la création d’Apple, mais en traçant toutes sortes de parallèles historiques avec d’autres inventions ou d’autres éléments qui se rattacheront d’une façon ou d’une autre au tronc qu’est l’histoire de Jobs et de sa compagnie.
Comme il l’avait fait dans les précédents volumes, Pomme S est un recueil de microhistoires qui font des parallèles entre la vie de Steve Jobs et la sienne. Le mécanisme est connu, puisqu’utilisé tout au long des trois romans de la trilogie, mais je l’aime toujours autant!
Il y a beaucoup moins d’humour que dans les deux tomes précédents, moins de poésie dans le language aussi. Il y a toujours des chapitres de «faits divers»: certains sont intéressants, d’autres non.
Ma note de deux étoiles est assez sévère mais malheureusement, ce livre est beaucoup moins intéressant que les deux tomes précédents. On dirait qu’Éric Plamondon a trouvé Steve Jobs beaucoup moins inspirant que Weissmuller et Brautigan.
C’était la deuxième fois que je lisais la trilogie, et ça valait vraiment la peine.
La première fois, c’est le style qui m’a marquée et j’avais l’impression que les trois livres pouvaient être lus de manière indépendante.
Cette fois-ci, c’est vraiment le fond que j’ai lu, le contenu. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai vieilli de plus de 10 ans, mais le texte est venu me chercher d’une nouvelle manière. Il a trouvé par moments un écho en moi.
L'histoire de l'informatique, racontée de façon déconstruite sous l'angle récursif de la mise en récit. Clef de voûte de la série, c'est mon préféré des trois tomes— peut-être parce je me suis habitué au rythme saccadé, ou parce qu'il contient le liant des deux autres.
j’ai de la misère à comprendre les termes informatiques et pour un livre qui parle de la vie de Steve Jobs c’était un peu moins compréhensible que les livres précédents.
Style particulier, c'est un roman par fragments sans trame narrative, ce qui peut rendre le livre difficile à suivre, il y a beaucoup de culture générale dans le livre. Les 30 dernières pages sont excellentes
Éric Plamondon fait un parallèle fascinant entre le mythe de Prométhée et le cancer du foie qui a emporté Steve Jobs. Le lien entre les deux fondateurs d'Apple, Steve Wosniack et Steve Jobs, le génie de l'informatique et le génie de la communication, est largement analysé. On y parle de l'invention du système binaire, d'Alan Turing, ce mathématicien qui a décrypté le code Enigma permettant la victoire des alliés durant la Seconde Guerre Mondiale, du métier à tisser (l'ancêtre de l'ordinateur ! Si si !) et beaucoup plus encore.
Surtout, on retrouve un Gabriel Rivages apaisé. Après avoir exploré ses relations avec ses parents, il est maintenant père et complètement gaga devant son fils. Les chapitres sur la paternité sont particulièrement touchants.
Je dois avouée que je suis sous le charme. Je trouve le style de l'auteur divertissant, agréable et drôle. Je trouve que c'est un beau terme a la trilogie, mais je ne serais pas contre une série entière de livres constitués de la même façon. J'adore le style, les faits divers au milieu d'une histoire décousue. J'avoue que j'ai détestée Mayonnaise parce que le style était nouveau et ne me plaisais pas, en fait je ne le comprenais pas. Après avoir dévorée Hollywood Hongrie Express, j'étais impatiente pour la sortie du Pomme S. Acheté depuis des mois, j'ai profité de ma mi session pour m'enfiler ça, délicieux.
Au départ, j'étais beaucoup moins emballée par le dernier tôme de la trilogie que les deux autres, simplement à cause du choix du personnage : Steve Jobs. Je n'ai jamais été fascinée par l'empire de Jobs, je trouve qu'Apple est l'emblème de la société de consommation. Pour ma part, je n'ai connu son identité seulement après sa mort, et je déteste les hommages qu'on fait à quelqu'un simplement parce qu'il est mort. Finalement, je crois qu'il s'agit de mon tôme préféré de la trilogie. Le roman de Plamondon sert à expliquer ce qu'est l'Histoire américaine, le mythe du génie solitaire. On voit que Jobs n'est pas un personnage rose-rose non plus, ce qui m'a beaucoup plu.
This really brought the whole trilogy together (which was its job, but still). And even though I'd already read the Steve Jobs biography and worried this would feel repetitive or divergent, I really liked the angle. I really just love everything about this trilogy: The way it was written, the snapshots of these great men, the way technology and culture impacted us and them, and how it all comes together.
Une excellente proposition qui conclut la trilogie 1984 de Plamondon. Honnêtement, les trois sujets choisis ne m'interpellaient pas du tout (Johnny Weissmuller dans Hongris-Hollywood Express, Richard Brautigan dans Mayonnaise et Steve Jobs dans Pomme S). Mais. Il y a quelque chose dans le style d'écriture et la forme des romans qui fascine. Je l'ai lu vite, incapable d'arrêter ma lecture.
Excellent ! Pomme S clôt en fanfare cette trilogie que je ne peux que recommander. Éric Plamondon a tenu les promesses des deux premiers romans et dépassé les attentes. Parfait.