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Jean Gilles, Schoolboy

Excerpt from Jean Gilles Schoolboy

This year no such negative course could be countenanced, under pain of drawing ridicule upon the newly instituted prize.

Grave and exhaustive were the deliberations of the judges - poignant the suspense of the aspirants. The condition that candidates should not present themselves, but that the Academie should select the competitors for its favour, left a field as wide as France itself, and greatly enhanced the excitement.

Writers there were in plenty whose feet were already placed on the ladder of fame. The Academie was fully alive to their claims, but its desire was rather to distinguish some new author, to discover some hitherto unrecognised talent.

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250 pages, Paperback

First published January 1, 1912

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About the author

André Lafon

25 books
Issu d’une vieille famille blayaise, il effectue ses études à Bordeaux, avant que de rejoindre ses parents à l’âge de 17 ans dans la petite sous-préfecture girondine. La calme et lumineuse atmosphère de la cité nichée tout au bord de l’estuaire suscite ses premiers émois de poésie. Surveillant au collège de Blaye, il consacre ses moindres heures de liberté et une partie de ses nuits à l’étude et achève brillamment ses humanités.
En 1908, il publie son premier recueil de vers, les Poèmes provinciaux (éd. du Beffroi, Paris), puis en 1911, alors qu’il a gagné Paris, une deuxième série, La Maison pauvre (éd. du Temps présent, Paris). L’année suivante, paraît son premier roman, L’Élève Gilles (Perrin), réédité en 1956 avec une préface de François Mauriac, par le Club français du Livre, délicate et mélancolique autobiographie de sa vie de collège. André Lafon obtient, le 3 mars 1912, le Grand prix de littérature de l'Académie française. En 1914, il publie un autre roman, La Maison sur la rive.

Il est fiancé un temps avec une amie des Mauriac, la femme de lettres Jeanne Alleman, en littérature Jean Balde. Peu de temps avant la guerre, il rompt les fiançailles. Quoique de santé délicate, André Lafon est reconnu apte au service lorsque la guerre éclate. Affecté comme gestionnaire ambulancier, il contracte la scarlatine et succombe à l’hôpital Saint-Nicolas de Bordeaux. Pour le personnage de Nicolas Plassac dans Galigaï, François Mauriac s’est inspiré de son grand ami André Lafon, auquel il consacre un essai, Vie et Mort d’un poète. Dans sa préface à L’Élève Gilles, il écrit : « L’univers tel qu’André Lafon le contemplait à mes côtés, mais qui l’avait en quelque sorte pénétré dès son enfance, il en avait été envahi, possédé, au point que, depuis Maurice de Guérin, nous chercherions en vain dans les lettres françaises un jeune être identifié à la nature comme le fut André Lafon. »

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